Réunis à Montréal autour du nouveau ministre du Travail, Mathieu Lebrun, quelque 150 représentants des milieux économiques, gouvernementaux et de la formation ont débattu des défis qui menacent la croissance des entreprises québécoises.
Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a réuni lundi, à Montréal, près de 150 représentants des milieux patronal, gouvernemental, de l’emploi, de l’éducation et de la formation pour son Sommet sur la main-d’œuvre 2026. La rencontre s’est déroulée en présence de Mathieu Lebrun, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, dont il s’agissait de la première intervention publique dans ses nouvelles fonctions, selon le CPQ.
Au cœur des discussions : la formation et la requalification des travailleurs, l’immigration économique, l’intégration des jeunes et des travailleurs expérimentés, l’innovation technologique et le dialogue social.
Pour les employeurs, la disponibilité de la main-d’œuvre constitue l’un des principaux obstacles à la croissance. Elle freine les investissements, limite la réalisation de projets et complique, dans certains secteurs, le maintien des activités. Le vieillissement de la population et les départs à la retraite devraient accentuer ces difficultés au cours des prochaines années.
Le ministre Mathieu Lebrun a insisté sur la nécessité de renforcer les compétences des travailleurs et de mieux intégrer les nouvelles technologies dans les entreprises. Il a également appelé à une mobilisation des partenaires économiques pour soutenir la croissance et la résilience du Québec.
L’intelligence artificielle au cœur des transformations
Le CPQ estime que la réponse ne peut se limiter à une augmentation du nombre de travailleurs disponibles. L’intelligence artificielle, l’automatisation et la transformation numérique modifient déjà les besoins des entreprises et les compétences recherchées.
Ces changements exigent, selon l’organisation patronale, des investissements soutenus dans la formation continue et la requalification professionnelle, afin que les travailleurs puissent s’adapter aux nouvelles réalités du marché.
Sa présidente et cheffe de la direction, Michelle LLambías Meunier, a appelé à passer des discussions aux mesures concrètes. Elle souhaite notamment une stratégie coordonnée permettant de mobiliser davantage de bassins de main-d’œuvre et d’éviter que les entreprises aient à affronter seules ces difficultés.


