Restreindre les voies de migration légales n’empêche pas les déplacements, mais les rend plus dangereux, avertit l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans son Rapport sur la migration dans le monde 2026.
Présenté lors du Forum d’examen de la migration internationale, le document souligne que la réduction des options sûres pousse les migrants vers des itinéraires irréguliers, augmentant les risques humains et les coûts pour les États.
Selon l’OIM, environ 304 millions de migrants internationaux étaient recensés à la mi-2024, soit 3,7 % de la population mondiale. Le nombre de travailleurs migrants a fortement progressé ces dernières années, confirmant le rôle central de la migration dans l’économie globale.
« Les migrants contribuent comme travailleurs, entrepreneurs et consommateurs », a indiqué la porte-parole Zoe Brennan, tandis que la directrice générale Amy Pope a insisté sur leur impact positif sur la croissance et la cohésion sociale.
Les transferts de fonds restent un pilier économique majeur, avec un volume estimé à 905 milliards de dollars en 2024, dont une large part destinée aux pays à revenu faible ou intermédiaire.
Mais ces bénéfices sont menacés. Le rapport note que l’accès aux voies migratoires demeure inégal, souvent plus restreint dans les pays les plus pauvres. Dans le même temps, les déplacements forcés atteignent des niveaux records, avec plus de 120 millions de personnes concernées fin 2024.
Face à ces défis, l’OIM plaide pour l’élargissement des voies légales, la coopération internationale et des politiques fondées sur des données, afin de mieux gérer des flux migratoires appelés à rester élevés.



