Ottawa sanctionne de nouveaux responsables russes pour la déportation d’enfants ukrainiens
Le Canada a annoncé lundi de nouvelles sanctions contre des responsables et organisations russes accusés d’être impliqués dans la déportation et le transfert forcé d’enfants ukrainiens depuis le début de la guerre en Ukraine.
Lors d’une réunion de la Coalition internationale pour le rapatriement des enfants ukrainiens à Bruxelles, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a indiqué que 23 personnes et cinq entités supplémentaires étaient visées par ces mesures.
Selon Affaires mondiales Canada, les sanctions ciblent notamment des responsables liés à la déportation illégale, au transfert forcé, à l’endoctrinement et à la militarisation d’enfants ukrainiens en Russie et dans des territoires ukrainiens occupés.
Parmi les personnalités déjà sanctionnées par Ottawa figure Maria Lvova-Belova, accusée par la Cour pénale internationale d’avoir participé à ces transferts d’enfants.
Le gouvernement canadien affirme que des milliers d’enfants ukrainiens ont été déplacés depuis l’invasion russe de 2014. Selon Ottawa, environ 2 100 enfants ont jusqu’à présent pu être rapatriés.
Le Canada, coprésident de la coalition internationale sur ce dossier, appelle Moscou à permettre le retour immédiat des enfants auprès de leurs familles et communautés.
Depuis 2014, Ottawa a imposé des sanctions à plus de 3 400 personnes et entités liées à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.



