Plusieurs organisations québécoises ont appelé vendredi les partis politiques à faire de la lutte contre la pauvreté une priorité de la prochaine campagne électorale provinciale.
Réunis à Québec, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, le FRAPRU, le Regroupement des cuisines collectives du Québec et l’Union des consommateurs ont demandé aux candidats de s’engager sur plusieurs mesures sociales et économiques.
Les groupes réclament notamment une hausse des protections publiques jusqu’au seuil de la Mesure du panier de consommation, une augmentation du salaire minimum, davantage de logements sociaux, une loi-cadre sur le droit à l’alimentation ainsi qu’un accès élargi aux soins de santé et à la gratuité scolaire.
Selon le Collectif, plus de 626 000 personnes au Québec ne disposeraient pas de revenus suffisants pour couvrir leurs besoins essentiels. Les organisations estiment que le statu quo devient « intenable » dans un contexte de hausse du coût de la vie et de crise du logement.
Les revendications s’inscrivent dans le cadre de la tournée « Le discours doit changer, parlons de pauvreté ! », amorcée à l’automne dernier et conclue cette semaine par une Agora réunissant des centaines de participants venus de différentes régions du Québec.
Les organisations soutiennent également qu’une réforme fiscale plus progressive permettrait de financer ces mesures sociales sans recourir uniquement à des compressions budgétaires.



