Face à l’explosion des hypertrucages et des fraudes à l’identité, Interac Corp. annonce un renforcement majeur de ses outils de vérification numérique grâce à une collaboration stratégique avec Incode Technologies.
Le géant canadien des paiements a dévoilé lundi une série d’améliorations à sa plateforme Interac Vérifié, destinée aux entreprises qui souhaitent confirmer l’identité de leurs clients lors d’ouvertures de comptes, de demandes de crédit ou d’autres transactions jugées sensibles.
La nouvelle technologie intégrée promet de détecter les hypertrucages, les vidéos falsifiées et les tentatives d’usurpation d’identité générées par intelligence artificielle. Interac affirme également que son système sera capable d’identifier les attaques dites « par injection », où des fraudeurs tentent de contourner les contrôles de sécurité à l’aide de contenus numériques manipulés.
Selon l’entreprise, ces nouvelles protections reposent sur la technologie d’Incode, spécialisée en sécurité biométrique et en prévention de la fraude. Interac obtient par ailleurs les droits exclusifs au Canada pour offrir certaines capacités de vérification de documents développées par son partenaire américain.
« L’objectif est simple : instaurer la confiance dans les interactions numériques au Canada », a déclaré Fatema Pirone, responsable de la vérification chez Interac. Elle soutient que ces outils permettront d’approuver plus rapidement les utilisateurs légitimes tout en bloquant les acteurs malveillants plus tôt dans le processus.
Parmi les nouveautés annoncées figure un système de « détection passive de l’activité » validé par le laboratoire indépendant iBeta, ainsi qu’un outil baptisé Deepsight, conçu pour repérer les contenus générés par IA et les manipulations d’appareils.
Cette offensive technologique intervient alors que les institutions financières et les plateformes numériques font face à une hausse des fraudes sophistiquées alimentées par l’intelligence artificielle générative.
Le déploiement des nouvelles capacités d’Interac doit se faire progressivement à partir du troisième trimestre de 2026.



