La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante exhorte le gouvernement fédéral à réduire rapidement l’impôt des petites et moyennes entreprises, estimant qu’Ottawa accuse désormais un retard par rapport à plusieurs provinces canadiennes.
Dans un mémoire publié mercredi, la FCEI demande au fédéral d’abaisser le taux d’imposition des PME de 9 % à 6 %, tout en augmentant le seuil de revenu admissible au taux réduit de 500 000 $ à plus de 700 000 $, avec indexation annuelle à l’inflation.
L’organisation patronale souligne que Ontario, Québec et Terre-Neuve-et-Labrador ont récemment annoncé des baisses d’impôts pour les PME, tandis que d’autres provinces ont déjà réduit leurs taux au cours des dernières années.
« Depuis la dernière baisse du taux fédéral d’imposition des PME, cinq provinces ont réduit leur taux », a affirmé Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales à la FCEI.
Selon la fédération, le climat fiscal actuel décourage l’entrepreneuriat au Canada. Elle affirme que 55 % des propriétaires de PME ne recommanderaient plus aujourd’hui de démarrer une entreprise.
La FCEI défend également la déduction pour petite entreprise, régulièrement critiquée pour son effet présumé sur la croissance des sociétés. Une analyse de l’organisation conclut que seulement 0,4 % des entreprises bénéficiant de cette mesure ralentiraient volontairement leur expansion afin de conserver leur avantage fiscal.
« La DPE est une force du régime fiscal canadien, et non une faiblesse », a soutenu l’économiste en chef de la FCEI, Simon Gaudreault.
L’organisation estime qu’Ottawa devrait privilégier des réductions fiscales généralisées plutôt que des programmes de subventions ciblées afin de stimuler l’investissement et la création d’entreprises dans un contexte de ralentissement économique et de hausse des coûts d’exploitation.



