: Jusqu’à 50 points bonus pour immigrer plus vite
Le gouvernement du Canada affirme intensifier sa stratégie pour attirer des travailleurs qualifiés francophones afin de répondre à la pénurie de main-d’œuvre et renforcer les communautés francophones hors Québec.
Par l’entremise du programme Entrée express, Ottawa offre désormais des avantages majeurs aux candidats maîtrisant le français, avec jusqu’à 50 points supplémentaires accordés dans le système de sélection pour la résidence permanente.
Le dispositif, entièrement numérique, permet de créer un profil dans un bassin de candidats qualifiés. Les postulants sont ensuite classés selon plusieurs critères, notamment l’expérience professionnelle, le niveau d’études et les compétences linguistiques. Les candidats ayant les meilleurs scores reçoivent une invitation à présenter une demande de résidence permanente.
Les autorités canadiennes misent particulièrement sur les francophones pour soutenir la croissance économique et démographique du pays. La maîtrise du français figure d’ailleurs parmi les catégories prioritaires des rondes d’invitation ciblées prévues en 2025.
Les candidats pouvant atteindre le niveau 7 des Niveaux de compétence linguistique canadiens (NCLC) en français peuvent obtenir des points bonis importants, même si le français est leur deuxième langue. Ceux qui combinent de solides compétences en français et en anglais bénéficient d’un avantage accru dans le processus.
Ottawa met également en avant les possibilités d’emploi, l’accès aux services en français, ainsi que la qualité du système éducatif canadien pour convaincre les travailleurs étrangers et leurs familles.
Le programme s’inscrit dans une politique plus large visant à accroître l’immigration francophone hors Québec, notamment dans quatorze communautés désignées comme « francophones accueillantes ».
Les personnes non sélectionnées immédiatement sont encouragées à améliorer leur dossier, notamment grâce au permis de travail Mobilité francophone, qui facilite l’embauche par des employeurs canadiens.
Avec cette offensive migratoire, le Canada espère attirer davantage de talents francophones dans un contexte mondial de concurrence accrue pour la main-d’œuvre qualifiée.



