Postes Canada a enregistré une perte avant impôt de 205 millions de dollars au premier trimestre de 2026, soit cinq fois plus qu’à la même période l’an dernier, illustrant les difficultés financières croissantes de la société d’État.
Les revenus ont chuté de 14,3 % sur un an, alors que les volumes ont diminué dans l’ensemble des activités, notamment les colis, le courrier traditionnel et le marketing direct.
Le secteur des colis, longtemps considéré comme le moteur de croissance de l’entreprise, a vu ses revenus reculer de 17,1 %. Postes Canada attribue en partie cette baisse à l’incertitude entourant les négociations avec le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, qui aurait poussé plusieurs clients vers des concurrents.
Le courrier transactionnel a également poursuivi son déclin structurel, avec une baisse de près de 16 % des volumes expédiés. L’entreprise souligne que les particuliers et les entreprises se tournent de plus en plus vers les communications numériques.
Face à ces résultats, la direction affirme vouloir accélérer une transformation « essentielle » afin d’assurer la viabilité financière de l’organisation. Depuis 2025, la société reçoit des avances remboursables du gouvernement fédéral pour éviter l’insolvabilité.
Pendant que Postes Canada accumule les pertes, sa filiale Purolator demeure rentable avec un bénéfice avant impôt de 23 millions de dollars au premier trimestre.



