Réunis en congrès les 3 et 4 juin au Sheraton Laval, les membres de l’Association des Ressources Intermédiaires d’hébergement du Québec (ARIHQ) tirent la sonnette d’alarme sur l’état du réseau qui accueille plus de 20 000 personnes vulnérables à travers la province. L’événement se déroule dans un contexte de fortes pressions sur les ressources intermédiaires, alors que les besoins augmentent rapidement et que les négociations avec le gouvernement du Québec demeurent en cours.
Sous le thème « Essence », le congrès invite les acteurs du milieu à réfléchir à leur mission première : offrir des milieux de vie humains, sécuritaires et adaptés aux personnes en perte d’autonomie, vivant avec une déficience ou aux prises avec des problèmes de santé mentale ou de dépendance.
Lors de l’assemblée générale annuelle tenue en marge de l’événement, les membres de l’ARIHQ ont adopté à l’unanimité une résolution dénonçant la lenteur des négociations entourant le renouvellement de l’Entente nationale. L’organisation demande au gouvernement de mettre en place des solutions structurantes afin de soutenir le développement du réseau et d’assurer la pérennité des ressources existantes.
Les chiffres présentés lors du congrès illustrent l’ampleur du défi. Près de 5 500 personnes attendent actuellement une place en ressource intermédiaire au Québec, tandis que la demande en soutien à l’autonomie pourrait croître de près de 70 % d’ici 2040. À cette pression démographique s’ajoutent la complexification des besoins des usagers et l’augmentation constante des coûts d’exploitation.
Pour la directrice générale de l’ARIHQ, Manon Charpentier, le réseau des ressources intermédiaires joue un rôle indispensable dans l’équilibre du système de santé québécois. Le congrès se veut ainsi un moment de mobilisation afin d’identifier des solutions concrètes et de sensibiliser les décideurs à l’urgence d’agir pour garantir l’avenir de ces milieux de vie essentiels.



