Anthropic, la société californienne derrière Claude, préparerait une introduction en Bourse visant à lever plus de 100 milliards de dollars US, pour une valorisation avoisinant les 2 000 milliards. Un montant qui dépasserait le record établi en juin dernier par SpaceX, qui avait levé 85,7 milliards pour une valorisation de 1 770 milliards.
Le bond est vertigineux : lors de son dernier tour de financement privé en mai, l’entreprise avait été évaluée à « seulement » 965 milliards de dollars. Son chiffre d’affaires a lui aussi explosé, dépassant 11,5 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, contre 787 millions un an plus tôt à peine. Une croissance largement attribuable au succès de Claude Code, son outil de programmation assistée par IA, devenu un favori chez les entreprises.
Le portrait n’est toutefois pas parfait. Anthropic doit composer avec une concurrence féroce et une guerre des prix qui s’intensifie (OpenAI vient d’annoncer une baisse de 20 % du tarif de son modèle le plus puissant) ainsi que des tensions avec l’administration américaine, qui a exigé en juin que l’entreprise coupe l’accès à certains de ses modèles les plus avancés pour les utilisateurs étrangers, invoquant des raisons de sécurité nationale.
Le dossier public pourrait être déposé dès la fin du mois d’août, avec une entrée en Bourse envisagée à l’automne, potentiellement avant même celle d’OpenAI, désormais visée pour 2027.
Pourquoi ça vous concerne : que vous utilisiez Claude, ChatGPT ou aucun des deux, cette course boursière donne une idée assez précise de l’ampleur des sommes que l’industrie de l’IA parie sur son propre avenir et de la pression financière énorme qui pèse maintenant sur ces entreprises pour livrer des résultats à la hauteur de ces valorisations.



