À l’approche des élections québécoises, l’Association des firmes de génie-conseil du Québec (AFG) propose de revoir les conditions de réalisation des projets d’infrastructures publiques, en misant davantage sur la planification, la préparation et la prévisibilité des investissements.
Dans une plateforme publiée lundi, l’AFG ne propose pas de liste de projets, mais cinq priorités destinées, selon elle, à améliorer leur réalisation. L’association demande notamment que le Plan québécois des infrastructures (PQI) devienne un véritable outil de planification, présentant les projets à court, moyen et long terme ainsi que leur financement et leur échéancier.
Elle préconise également de donner la priorité au maintien et à la modernisation des infrastructures existantes et de mettre en place des mécanismes de financement plus stables. La préparation des projets devrait, selon l’AFG, être renforcée, notamment pour l’évaluation des besoins, des coûts, des délais et des impacts environnementaux, sociaux et autochtones.
L’association souhaite par ailleurs faire évoluer les méthodes de réalisation en favorisant davantage les compétences, la collaboration et l’innovation. Elle réclame enfin une modernisation du cadre réglementaire et une réduction de la lourdeur administrative afin d’accélérer les chantiers.
La démarche intervient quelques jours après la publication, le 17 août, d’une analyse de la Vérificatrice générale du Québec sur le rapport préélectoral 2026. Celle-ci souligne notamment les contraintes financières auxquelles l’État sera confronté dans les prochaines années.
L’AFG affirme représenter une industrie comptant près de 28 000 professionnels et générant plus de quatre milliards de dollars de retombées économiques directes au Québec.




