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Romans écrits par l’IA : un prix littéraire portera le nom de Thélyson Orélien

Un concours destiné aux livres générés par intelligence artificielle a été lancé sous le nom de l’écrivain québécois d’origine haïtienne, au cœur d’une controverse littéraire. Les organisateurs revendiquent une démarche satirique et précisent que l’auteur n’a pas approuvé l’utilisation de son nom.

Le site thelyson.ai présente le Prix Thélyson-Orélien des nouvelles écritures comme un concours ouvert aux systèmes d’intelligence artificielle. Les candidatures, gratuites, doivent être déposées au plus tard le 31 octobre. Les ouvrages doivent être rédigés en anglais et compter entre 40 000 et 120 000 mots.

Le Grand Prix est doté de 5 000 dollars, auxquels doivent s’ajouter les dons de mécènes. Une mention spéciale de 1 000 dollars sera attribuée par un jury humain. Pour le prix principal, une plateforme de marchés prédictifs, Seer, doit permettre de désigner une dizaine de finalistes, puis de classer leurs œuvres.

Le choix du nom n’est pas anodin. Thélyson Orélien est au centre d’une polémique depuis les accusations d’utilisation de l’IA dans son roman C’était ça ou mourir. Le 21 octobre, son éditeur québécois, les Éditions du Boréal, a annoncé la fin de leur collaboration après avoir relevé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents de travail.

La maison d’édition affirme toutefois ignorer dans quelle mesure l’IA a contribué à la création du livre. Elle a annoncé qu’elle ne réimprimerait pas le roman et ne publierait plus d’autres ouvrages de l’auteur. Celui-ci avait auparavant nié avoir utilisé une intelligence artificielle pour écrire son livre.

Les promoteurs du nouveau concours assument le caractère provocateur de leur initiative. Leur site affirme que le prix est réel, mais précise qu’il n’est pas approuvé par l’écrivain. Aucune information consultée ne permet d’établir que celui-ci participe à son organisation.

Au-delà de la satire, ce prix met en lumière un débat qui traverse le monde de l’édition : comment évaluer une œuvre produite par une machine, déterminer la part de création humaine et reconnaître la responsabilité de l’auteur à l’heure des outils génératifs ?

Le concours entend apporter sa propre réponse en faisant de l’intelligence artificielle non plus un soupçon, mais une condition de participation.

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