Le Parti québécois accuse le gouvernement de la CAQ de nuire au rayonnement international du Québec après la décision de mettre fin au financement de l’Association internationale des études québécoises (AIEQ), une mesure jugée symbolique mais lourde de conséquences pour la diplomatie culturelle.
L’annonce a été vivement dénoncée par le député de Jean-Talon et porte-parole en Relations internationales et Francophonie, Pascal Paradis, qui y voit une « vision réductrice » de la place du Québec dans la Francophonie.
Selon lui, cette décision revient à affaiblir un réseau académique international qui contribue depuis des décennies à la diffusion de la culture québécoise dans le monde.
L’AIEQ, un organisme qui regroupe des chercheurs et universitaires spécialisés en études québécoises, perd ainsi un financement annuel d’environ 285 000 dollars. Le Parti québécois estime que cette somme modeste générait pourtant des retombées importantes en matière de diplomatie d’influence.
Présente lors de la sortie publique, la vice-présidente aux affaires académiques de l’AIEQ, Association internationale des études québécoises, a déploré une décision qui, selon elle, fragilise un réseau international autonome et reconnu dans les milieux universitaires.
Le gouvernement de la CAQ, par l’entremise du ministère des Relations internationales et de la Francophonie, défend pour sa part une révision des priorités budgétaires, sans détailler davantage les raisons de cette coupure.
Le débat s’inscrit dans un contexte plus large de tensions sur le rôle du Québec à l’international, alors que plusieurs organismes de coopération et de rayonnement culturel ont vu leurs budgets réduits ces dernières années.
Pour le Parti québécois, cette orientation traduit une incohérence avec les engagements affichés par le gouvernement en matière de promotion de la langue française et de présence du Québec dans la Francophonie mondiale.
« Nous refusons de voir le Québec se replier sur lui-même », a insisté Pascal Paradis, appelant à rétablir le financement et à adopter une stratégie plus ambitieuse en matière de relations internationales.
Le gouvernement n’a pas indiqué s’il comptait revenir sur sa décision.



