Les salles de cinéma québécoises ont connu une nouvelle baisse marquée de leur fréquentation en 2025, selon les données publiées par l’Institut de la statistique du Québec. Au total, 11,5 millions d’entrées ont été enregistrées, soit une diminution de 15 % par rapport à 2024 et de 39 % comparativement à 2019, dernière année de référence avant la pandémie.
Cette tendance s’accompagne également d’un recul du nombre de projections, en baisse de 19 % sur un an. Malgré un léger regain observé en 2024, l’activité en salle demeure nettement inférieure aux niveaux prépandémiques, confirmant une fragilité persistante du secteur de l’exploitation cinématographique.
L’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec souligne que la part des films québécois dans les entrées en salle a également chuté, passant à 9 % en 2025, contre 15 % l’année précédente. Ce recul s’explique notamment par un nombre plus limité de succès commerciaux locaux.
Seuls deux films québécois, Menteuse et Ma belle-mère est une sorcière, ont dépassé le seuil du million de dollars de recettes. Ensemble, ils ont généré 3,3 millions de dollars, représentant plus du tiers des revenus totaux des productions québécoises en salle pour l’année.
L’année 2024 avait pourtant été jugée exceptionnelle pour le cinéma local, avec cinq productions franchissant ce même seuil symbolique. Le contraste met en lumière la forte variabilité des performances du box-office québécois d’une année à l’autre.
Pour l’Institut de la statistique du Québec, ces données proviennent de l’Enquête sur les projections cinématographiques, un outil annuel permettant de suivre l’évolution de la fréquentation et de mesurer les tendances structurelles du secteur culturel.
Dans un contexte marqué par la concurrence des plateformes numériques et la transformation des habitudes de consommation, les acteurs du cinéma en salle devront composer avec des défis croissants pour reconquérir le public.



