À la veille du traditionnel déménagement du 1er juillet, Québec solidaire a vivement critiqué mercredi le bilan du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière de logement, estimant que la province est passée d’une crise du logement à une « crise de l’abordabilité » après huit années de pouvoir caquiste.
Le député de Taschereau, Étienne Grandmont, affirme que des centaines de ménages cherchent encore un logement dans la région de Québec, malgré une hausse du nombre de logements vacants. Selon lui, les logements disponibles demeurent hors de portée pour une part croissante de la population en raison de la flambée des loyers.
L’élu solidaire soutient que les étudiants, les familles et les personnes vulnérables sont particulièrement touchés par cette pression financière, évoquant des situations où certains doivent multiplier les emplois, partager leur logement ou craindre l’itinérance.
Québec solidaire reproche au gouvernement de miser essentiellement sur l’augmentation des mises en chantier sans s’attaquer, selon lui, aux problèmes de spéculation immobilière, de location de courte durée et de disparition des logements abordables. Le parti estime que le marché locatif est désormais dominé par des intérêts spéculatifs, entraînant une hausse continue des loyers.
À l’approche du 1er juillet, journée marquée par des milliers de déménagements au Québec, la formation de gauche appelle le prochain gouvernement à faire du logement une priorité et à adopter des mesures plus ambitieuses pour améliorer l’accès à des logements abordables. La CAQ n’avait pas réagi à ces déclarations au moment de leur diffusion.


