Hydro-Québec affirme ne pas vendre son électricité à un prix inférieur à celui payé par les consommateurs québécois, en réaction à un article publié mercredi par le Journal de Montréal.
La société d’État soutient que l’article s’appuie sur des données incomplètes de la Régie de l’énergie du Canada et qu’il confond le prix de vente en gros de l’électricité exportée avec le tarif payé par les consommateurs américains.
Selon Hydro-Québec, ses exportations d’électricité ont généré un prix moyen d’environ 13 cents le kilowattheure (kWh) au premier trimestre de 2026. Les livraisons réalisées dans le cadre du projet New England Clean Energy Connect (NECEC) auraient, pour leur part, été vendues à un prix moyen d’environ 9 cents le kWh.
La société rappelle que l’électricité exportée est vendue à des distributeurs américains, qui assument ensuite les coûts de transport, de distribution et de commercialisation avant de la revendre à leurs clients. Au Québec, les tarifs résidentiels incluent l’ensemble des coûts liés à la production, au transport, à la distribution, à l’entretien du réseau et au service à la clientèle.
Hydro-Québec souligne par ailleurs que les ménages québécois continuent de bénéficier de l’un des tarifs résidentiels les plus bas en Amérique du Nord. Selon ses données, un client résidentiel à Montréal payait en moyenne 8,29 cents le kWh en 2025, contre 48,90 cents à Boston et 52,48 cents à New York.
La société d’État affirme ainsi que les prix des exportations et les tarifs facturés aux consommateurs répondent à des réalités commerciales différentes et ne peuvent être comparés directement.



