L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) réclame des mesures pour améliorer le recrutement et la rétention du personnel dans les régions éloignées du Québec, estimant que les pénuries persistantes compromettent l’accès aux soins et aux services.
Dans le cadre de sa campagne Un réseau fort : et si on osait pour vrai?, le syndicat affirme que le manque de logements, la rareté des places en services de garde, les coûts plus élevés liés à la vie en région et l’insuffisance du transport collectif freinent l’installation durable des professionnels de la santé.
Selon l’APTS, ces difficultés contribuent à maintenir des postes vacants, à accroître le recours à la main-d’œuvre indépendante et à allonger les délais d’accès aux soins.
Le syndicat souligne que les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord et de l’Abitibi-Témiscamingue concentrent 25 % du déficit de places en services de garde, alors qu’elles représentent 12,4 % de la population des régions touchées par cette pénurie.
Pour améliorer la situation, l’APTS propose notamment la construction de logements temporaires réservés au personnel de la santé, la création de centres de la petite enfance intégrés aux établissements de santé et une bonification des primes d’éloignement et d’isolement.
L’organisation, qui représente plus de 68 000 professionnels et techniciens du réseau québécois de la santé et des services sociaux, estime que ces mesures permettraient de réduire la dépendance à la main-d’œuvre indépendante et de renforcer durablement l’offre de soins dans les communautés éloignées.



