Derrière l’assurance de l’un des humoristes les plus célèbres des Etats-Unis, Chris Rock dit composer depuis plusieurs années avec ses propres insécurités. A 61 ans, l’acteur, humoriste et réalisateur évoque aujourd’hui ouvertement son recours à la thérapie, alors qu’il effectue un retour remarqué derrière la caméra avec Misty Green.
Dans un entretien accordé au New York Times, Rock explique suivre une thérapie depuis plusieurs années, particulièrement depuis la pandémie de Covid-19. Le travail porte notamment sur son sentiment de ne pas être « assez », malgré une carrière jalonnée de succès. Il assure toutefois ne pas douter de son statut professionnel, mais reconnaît se comparer parfois à des personnalités comme l’acteur Adam Sandler ou le producteur Rick Rubin, dont la productivité peut raviver ses propres interrogations.
Ces confidences accompagnent la sortie de Misty Green, présenté au Festival international du film de Toronto en septembre. Rock y cumule les fonctions de scénariste, réalisateur et acteur. Le film raconte le retour d’une actrice primée dont la carrière s’est essoufflée et qui tente de retrouver une place à Hollywood. Le cinéaste y explore notamment le vieillissement, les échéances imposées aux artistes et les inégalités de Los Angeles.
Misty Green marque surtout le retour de Rock à la réalisation d’un long métrage après Top Five, sorti en 2014. Il explique que le divorce, la pandémie et des difficultés professionnelles ont contribué à cette longue interruption.
Parallèlement à cette introspection, Rock reste fidèle à son goût de la provocation. Il a récemment critiqué certains excès de la « cancel culture » et appelé à davantage de pardon, estimant que la défense des groupes marginalisés perd de sa portée lorsqu’elle devient punitive.



