Les gouvernements du Canada et des Territoires du Nord-Ouest ont accepté la candidature du fleuve Mackenzie, également appelé Dehcho, Deho, Kuukpak ou Nagwichoonjik par les peuples autochtones, au Réseau des rivières du patrimoine canadien, ont-ils annoncé le 8 octobre.
La candidature porte sur près de 1 800 kilomètres du cours principal du fleuve, depuis l’ouest du Grand lac des Esclaves jusqu’à son embouchure dans l’océan Arctique. Avec ses affluents, le réseau hydrographique dépasse 4 200 kilomètres et draine les eaux d’une superficie représentant près d’un cinquième du territoire canadien.
Le fleuve traverse plusieurs régions habitées par les Dénés, les Métis, les Gwich’in et les Inuvialuits. Il joue depuis des générations un rôle central dans leurs déplacements, leurs activités de chasse et de pêche, leurs échanges commerciaux et leurs traditions culturelles.
Son bassin abrite également des écosystèmes diversifiés et constitue un habitat important pour les poissons, les mammifères et les oiseaux migrateurs. Le delta du Mackenzie figure parmi les caractéristiques géologiques remarquables de cette région arctique.
L’acceptation de la candidature ne constitue toutefois pas une désignation définitive. La prochaine étape prévoit l’élaboration, dans un délai de trois ans, d’un plan de gestion destiné à préserver les valeurs naturelles, culturelles et récréatives du fleuve.
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest dirigera ce travail en collaboration avec les communautés et les organisations autochtones concernées. Le plan devra ensuite être examiné par les instances du Réseau des rivières du patrimoine canadien avant qu’une désignation officielle puisse être accordée.
Créé en 1984, ce réseau national compte actuellement 42 rivières ou tronçons de rivières désignés, totalisant près de 11 000 kilomètres. Le programme vise à reconnaître les cours d’eau présentant un intérêt patrimonial exceptionnel et à favoriser leur conservation à long terme.



