La CSQ presse François Legault de soumettre ses réformes au verdict populaire
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) hausse le ton contre le gouvernement Legault, qu’elle accuse de multiplier, en fin de mandat, des projets de loi affaiblissant les contre-pouvoirs et l’État de droit. Selon son président, Éric Gingras, ces transformations majeures n’ont jamais fait l’objet d’un mandat clair et ne figuraient pas dans la plateforme électorale de la CAQ.
La Centrale dénonce une « hyperactivité législative » menée à marche forcée, dans un contexte de baisse de popularité du gouvernement. Elle s’inquiète d’un élargissement des pouvoirs de l’État au détriment de la société civile, des syndicats et de la capacité des citoyens à faire entendre leur voix. Des préoccupations également exprimées, rappelle la CSQ, par le Barreau du Québec et par des professeurs de droit, qui évoquent une érosion progressive de l’État de droit.
Estimant que ces orientations divisent inutilement la société, la CSQ appelle François Legault à « s’assumer » politiquement et à soumettre ses choix à l’épreuve des urnes. À défaut, elle y voit une stratégie électoraliste visant à imposer des changements structurants sans débat public réel.
Sur le plan budgétaire, la Centrale réclame une prévisibilité accrue du financement des réseaux publics, notamment en éducation et en santé, jugée essentielle à la qualité et à la continuité des services. Elle relance enfin l’idée d’une vaste réflexion collective sur l’avenir du système d’éducation, au cœur des enjeux électoraux de 2026.
