La pression sur les aidants au Canada atteint un niveau critique sous l’effet conjugué de la hausse du coût de la vie et d’un soutien jugé insuffisant, selon un rapport publié mercredi par le Centre canadien d’excellence pour les aidants, un programme de la Fondation Azrieli.
Intitulé « Être aidant au Canada 2026 », le document s’appuie sur les réponses de plus de 2 600 personnes et dresse un constat préoccupant : près de la moitié des aidants font face à des difficultés financières, tandis que 77 % déclarent un impact négatif sur leur santé mentale et physique.
Au total, plus de huit millions de Canadiens assurent un rôle d’aidant, souvent en parallèle d’un emploi. Selon l’étude, 58 % d’entre eux cumulent travail et responsabilités de soins, avec des conséquences directes sur leur productivité et leurs revenus. En moyenne, les dépenses liées aux soins atteignent environ 1 000 dollars par mois.
Le rapport souligne également que ce travail non rémunéré représente l’équivalent de 97 milliards de dollars par an pour l’économie canadienne, mettant en lumière son rôle central mais peu reconnu.
La situation est aggravée par une pénurie de personnel dans le secteur des soins, où plus des trois quarts des עובדים envisagent de quitter la profession, invoquant de faibles salaires et des conditions difficiles.
Face à ces constats, les auteurs appellent à une intervention rapide des pouvoirs publics, notamment par un meilleur accès aux services de soutien, des mesures de conciliation travail-soins et un renforcement des aides financières.
Sans action, préviennent-ils, la crise pourrait peser durablement sur le marché du travail et fragiliser davantage le système de santé canadien.


