L’Agence de la santé publique du Canada a confirmé dimanche un premier cas de hantavirus Andes au pays, lié à l’éclosion observée à bord du navire de croisière MV Hondius.
Le cas confirmé concerne un passager ayant séjourné en Colombie-Britannique, ont indiqué les autorités sanitaires fédérales. Des analyses effectuées par le Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg ont permis de confirmer l’infection le 16 mai.
Une deuxième personne ayant voyagé avec le patient a obtenu un résultat négatif, tandis qu’aucun autre cas n’avait été identifié dimanche matin, selon l’agence fédérale.
Les autorités de santé publique précisent que tous les contacts considérés à haut risque sont actuellement isolés et suivis de près.
Le hantavirus Andes, rare mais potentiellement mortel, peut provoquer une grave infection respiratoire. Il est principalement transmis par contact avec des rongeurs infectés ou leurs excréments. Ce variant, observé surtout en Amérique du Sud, suscite une attention particulière en raison de possibles transmissions entre humains dans certaines circonstances.
L’ASPC affirme toutefois que le risque pour la population canadienne demeure « faible » à ce stade.
L’agence fédérale travaille avec les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique et a transmis les informations relatives au cas à l’Organisation mondiale de la Santé dans le cadre du Règlement sanitaire international.
« Compte tenu de la gravité de ce virus, nous adoptons une approche prudente afin d’assurer la protection des Canadiennes et des Canadiens », a déclaré la Dre Joss Reimer.
L’enquête internationale sur l’éclosion liée au MV Hondius se poursuit.


