Le Canada et la France ont signé vendredi une déclaration commune visant à renforcer leur coopération en sciences et technologies quantiques, dans un contexte de compétition internationale croissante autour des technologies stratégiques liées à l’intelligence artificielle, à la cybersécurité et à l’informatique avancée.
L’entente a été conclue en marge de la réunion des ministres du Numérique du G7 tenue en France, par Evan Solomon, ministre canadien de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, et Anne Le Hénanff, ministre déléguée française chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique.
Les deux pays disent vouloir intensifier leurs collaborations en recherche et développement, faciliter le partage de données scientifiques et soutenir la formation d’une main-d’œuvre spécialisée dans le domaine quantique.
L’accord prévoit également une coopération sur les chaînes d’approvisionnement et les technologies dites « à double usage », pouvant avoir des applications civiles et sécuritaires.
Les technologies quantiques sont considérées par plusieurs gouvernements comme un secteur stratégique capable de transformer des domaines comme la médecine, l’énergie, la cryptographie et le calcul informatique. Plusieurs puissances, dont les États-Unis, la Chine et les pays européens, multiplient actuellement les investissements dans ce secteur.
Le Canada tente depuis plusieurs années de consolider sa position dans cette industrie émergente grâce à sa Stratégie quantique nationale lancée en 2023, qui prévoit des investissements en recherche, en commercialisation et en développement de talents spécialisés.



