Le 36e Festival international Présence autochtone (FIPA) réunit samedi à Montréal les poétesses Joséphine Bacon et Flora Aurima Devatine pour une rencontre consacrée aux langues, aux territoires et à la transmission culturelle.
Prévue à 14 h à l’Espace ONF, cette rencontre mettra en dialogue deux parcours issus de territoires éloignés, mais réunis par une même volonté de faire vivre les langues ancestrales et les traditions qui leur sont associées.
Figure majeure de la littérature autochtone contemporaine au Québec et au Canada, Joséphine Bacon est notamment poète, conteuse, parolière et enseignante. Son œuvre puise dans le territoire innu, le Nutshimit, et accorde une place centrale à la mémoire, à la transmission et à la relation entre les peuples.
Flora Aurima Devatine, poétesse et penseuse de Polynésie, porte pour sa part une réflexion ancrée dans la langue, les récits et les savoirs de son territoire. Son parcours relie notamment le Fenua ‘Aihere, Tautira et Papara à une démarche de transmission de la culture polynésienne.
Selon le FIPA, la rencontre abordera le rôle de la poésie comme outil de mémoire, de résistance et de renaissance culturelle. Les deux autrices partageront leur rapport au territoire et leur vision de la transmission des savoirs.
L’événement entend ainsi mettre en lumière la vitalité de deux traditions littéraires autochtones et le rôle des langues dans la préservation comme dans le renouvellement des identités culturelles.



