Les responsables de l’encadrement du lobbyisme au Canada ont consacré une partie de leur réunion d’automne aux effets croissants de l’intelligence artificielle sur la transparence de la représentation d’intérêts.
Réuni à Edmonton du 23 au 25 septembre, le Réseau des directeurs et commissaires des lobbyistes (RDCL) a notamment échangé sur les risques et les possibilités liés à l’IA dans la réglementation, les registres de lobbyistes et la gestion administrative.
Les participants ont également discuté des moyens de mesurer l’efficacité des mécanismes de transparence. Le Bureau du registraire des lobbyistes de la Colombie-Britannique a proposé d’examiner la création d’indicateurs communs permettant de comparer les résultats entre les différentes administrations canadiennes.
Les membres du réseau ont par ailleurs échangé sur l’application et l’évolution de leurs législations respectives. Les discussions ont porté sur la nécessité d’examens législatifs destinés à renforcer la transparence et les normes éthiques entourant les activités de lobbyisme.
Salvator Cusimano, de Transparency International Canada, a participé aux échanges consacrés à la transparence de la représentation d’intérêts et à la responsabilité dans les milieux politique et économique.
La rencontre s’est tenue quelques jours avant la Journée internationale du droit à l’information, le 28 septembre. Les registres de lobbyistes permettent notamment au public de connaître les communications entre lobbyistes et titulaires de charges publiques ainsi que les sujets abordés.
Le RDCL doit se réunir de nouveau en ligne en février 2027. Sa prochaine rencontre en personne est prévue en Colombie-Britannique en décembre 2027.



