Après neuf séances de négociation sans accord, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais (STT-AFIO-CSN) a déposé mercredi une demande de conciliation auprès du ministère du Travail, dans le cadre des discussions sur une première convention collective.
Plusieurs points demeurent en suspens, notamment les salaires, la rétroactivité, la reconnaissance de l’expérience, l’encadrement du télétravail et l’application d’une nouvelle structure salariale à l’ensemble du personnel.
Le syndicat conteste également la création de deux postes de cadre depuis son accréditation, portant à quatre le nombre de gestionnaires pour une équipe de 16 employés. Il affirme avoir déposé plusieurs plaintes en vertu de l’article 59 du Code du travail, qui encadre les modifications aux conditions de travail pendant une négociation collective.
Les représentants syndicaux estiment par ailleurs que les relations de travail se sont dégradées depuis l’accréditation. Ils évoquent notamment des inquiétudes concernant le climat de travail et la possibilité pour les employées de faire valoir leurs droits.
La direction de l’Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais (AFIO) n’est pas citée dans le communiqué syndical et sa position sur les différends n’y est pas détaillée.
La conciliation vise désormais à permettre une reprise des discussions sous l’intervention d’un conciliateur du ministère du Travail. Le syndicat dit privilégier un règlement à la table de négociation après neuf rencontres infructueuses.



