La suspension des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, conjuguée à l’entrée en vigueur de nouveaux tarifs de 50 % sur certains produits canadiens, inquiète le milieu des affaires québécois.
Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) estime que ce nouveau contexte réduit la prévisibilité des échanges avec le principal partenaire commercial du Canada et risque d’avoir des répercussions au-delà des secteurs directement visés.
L’organisation demande aux gouvernements fédéral et québécois de mettre rapidement en place des mesures de soutien pour les entreprises exposées aux tarifs. Elle juge également que les éventuelles contre-mesures canadiennes devront éviter de pénaliser les entreprises dépendantes d’importations nécessaires à leur production.
Au-delà des mesures immédiates, le CPQ appelle Québec à s’attaquer à plusieurs faiblesses structurelles de l’économie, notamment la productivité, les investissements et le poids de la réglementation. L’objectif serait de renforcer la capacité des entreprises à absorber les chocs commerciaux.
La suspension des discussions soulève par ailleurs des interrogations sur l’avenir de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), qui encadre une grande partie des échanges nord-américains.
Le gouvernement de Mark Carney devra désormais conjuguer les mesures de riposte commerciale avec la nécessité de préserver les chaînes d’approvisionnement canadiennes et de maintenir les conditions permettant aux entreprises de demeurer compétitives.
Pour le patronat québécois, la priorité est à la fois de limiter les effets immédiats des tarifs et de renforcer la résilience de l’économie avant la reprise éventuelle des négociations.



