À moins d’un mois des élections générales québécoises, élus, représentants économiques et citoyens de Vaudreuil-Soulanges demandent au prochain gouvernement d’inscrire au Plan québécois des infrastructures (PQI) l’optimisation du tronçon de sept kilomètres de l’autoroute 20 entre Vaudreuil-Dorion et l’île Perrot.
Le secteur accueille plus de 21,5 millions de véhicules par an, soit environ 64 000 passages par jour, avec des pointes à 90 000. Les camions de marchandises comptent pour environ 10 % de la circulation. Sur cette portion, l’autoroute cède la place à un boulevard urbain comportant dix feux de circulation, sur un axe reliant notamment Montréal et Toronto.
Selon une étude de Raymond Chabot Grant Thornton citée par les promoteurs de la campagne « L’inachevée », le maintien de la situation actuelle pourrait entraîner 1,1 milliard de dollars de pertes sur 20 ans, notamment en raison de la congestion et des occasions économiques perdues.
La revendication bénéficie d’un appui régional présenté comme unanime. La MRC de Vaudreuil-Soulanges et ses 23 municipalités soutiennent le projet, qui fait également l’objet d’une étude d’opportunité du ministère des Transports et de la Mobilité durable, dont les conclusions, rendues en mai 2025, sont invoquées à l’appui de la démarche.
Le dossier remonte toutefois à plusieurs décennies. Des expropriations ont été réalisées dès 1964 en prévision du prolongement de l’autoroute. Plus de 60 ans plus tard, le corridor demeure inachevé.
La mobilisation dépasse désormais les instances politiques et économiques. Une pétition du comité citoyen « Pour une vraie 20 » a recueilli 16 222 signatures. Ses promoteurs souhaitent que la question demeure à l’ordre du jour après le scrutin du 5 octobre, quel que soit le parti appelé à former le prochain gouvernement.



