L’Union européenne a proposé mercredi une nouvelle étape dans ses relations avec le Canada, Ursula von der Leyen suggérant que le pays devienne le premier « membre associé » de l’UE. La présidente de la Commission européenne a formulé cette proposition lors de son discours annuel sur l’état de l’Union, en présence du Premier ministre canadien Mark Carney, invité pour la première fois à assister à cette intervention.
« Nous voulons porter les relations avec le Canada au plus haut niveau possible », a déclaré Mme von der Leyen, en évoquant la nécessité pour l’Europe de « réinventer ses partenariats » dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la guerre en Ukraine et les rivalités commerciales. Elle a cité parmi les domaines de coopération possibles la défense, l’énergie, les technologies, le climat et les chaînes d’approvisionnement.
Le projet reste toutefois à définir. Le statut de « membre associé » n’existe pas actuellement dans les traités européens et devrait faire l’objet de discussions entre le Canada et les 27 Etats membres. Des diplomates européens ont également souligné les incertitudes juridiques entourant cette formule.
Ottawa cherche parallèlement à renforcer ses échanges avec l’Europe. Mark Carney avait évoqué ces derniers jours une « alliance unique » avec l’UE, tout en excluant une adhésion pleine et entière au bloc. Son gouvernement souhaite notamment diversifier les échanges commerciaux du Canada au-delà des Etats-Unis.
Les deux parties disposent déjà d’importants mécanismes de coopération, notamment l’accord commercial CETA et la participation canadienne au deuxième pilier du programme européen de recherche Horizon Europe. Un sommet Canada-UE est prévu les 29 et 30 octobre à Montréal, où cette nouvelle architecture de partenariat pourrait être précisée.



