Après des années à être perçu comme le retardataire de la course à l’intelligence artificielle générative, Mark Zuckerberg vient peut-être de renverser la vapeur d’un seul coup — et son compte en banque personnel en témoigne de façon spectaculaire.
L’action de Meta a bondi de plus de 34 % au cours du dernier mois, propulsée par l’engouement autour de Muse, son nouvel assistant IA autonome capable de répondre à vos courriels, réserver un voyage ou magasiner à votre place. L’application a grimpé au sommet de l’App Store américain quelques jours à peine après son lancement. Résultat concret pour Zuckerberg : sa fortune personnelle a dépassé celle de Sergey Brin, cofondateur de Google, faisant de lui le cinquième homme le plus riche du monde.
Ce qui distingue Muse des assistants concurrents, c’est son intégration directe au magasinage en ligne : l’outil se connecte déjà à PayPal, Walmart, Best Buy, Sephora et Expedia, permettant de décrire ce qu’on cherche et de laisser l’IA comparer et finaliser l’achat, sans ouvrir la moindre application. Zuckerberg mise gros sur le matériel physique pour ancrer cette stratégie : de nouvelles lunettes de réalité virtuelle à 1 299 $ US, prévues pour le printemps 2027, ainsi qu’un petit gadget porte-clés baptisé « Muse Charm » annoncé pour les Fêtes.
Amazon, de son côté, a déjà restreint l’accès de Muse à sa plateforme, invoquant ses propres règles — un premier accroc qui montre que tous les géants ne sont pas prêts à laisser un concurrent magasiner en leur nom sur leur propre terrain.
Pourquoi ça vous concerne : que vous utilisiez Instagram, Facebook ou WhatsApp au quotidien, cette poussée pourrait bientôt transformer ces applications familières en véritables assistants personnels capables d’agir à votre place. Un changement qui redéfinira autant vos habitudes de magasinage en ligne que la protection de vos données personnelles.


