Pendant des années, ChatGPT attendait sagement qu’on lui pose une question. Cette époque est officiellement terminée.
OpenAI a dévoilé mardi, lors de son DevDay 2026 à San Francisco, les « dots » (avec un petit « d », sans majuscule) : une toute nouvelle génération d’agents IA personnels conçus pour rester actifs en continu, en arrière-plan, sans que vous ayez à leur parler sans arrêt. Propulsés par le nouveau modèle GPT-6 Astra, ces agents disposent de leur propre ordinateur dans le nuage et de leur propre navigateur, ce qui leur permet de continuer à travailler sur un objectif que vous leur avez donné, même quand vous fermez l’application. Vous pouvez leur écrire depuis ChatGPT, mais aussi depuis Slack ou Microsoft Teams, et un dot garde le fil d’une conversation peu importe par où vous lui parlez.
L’annonce s’accompagne d’un chiffre qui donne le vertige : OpenAI affirme maintenant compter 1,2 milliard d’utilisateurs actifs chaque semaine, faisant de ChatGPT l’un des sites les plus visités de la planète. Autres nouveautés dévoilées la même journée : GPT-6.1 Sol, un modèle presque aussi performant que son grand frère Astra mais cinq fois moins cher, ainsi qu’un nouvel espace de travail baptisé « ChatGPT Space » pour que des équipes entières collaborent avec leurs dots partagés.
Fait à noter, révélé plus discrètement en marge de l’événement : les protections encadrant ce que ces agents peuvent faire sans supervision restent un enjeu bien réel — OpenAI précise que chaque utilisateur détermine lui-même quelles actions un dot peut exécuter automatiquement, lesquelles exigent une confirmation, et lesquelles sont carrément interdites.
Pourquoi ça vous concerne : si vous utilisez déjà ChatGPT pour le travail ou à la maison, cette mise à jour marque un vrai changement de nature de l’outil : de l’assistant qu’on interroge ponctuellement à l’employé numérique permanent, qui continue d’avancer sur vos tâches même quand vous n’y pensez plus. Une commodité réelle, qui rouvre aussi, une fois de plus, la question de la supervision de ces agents de plus en plus autonomes qu’on a suivie tout l’été dans cette chronique.


