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France : les lycées bloqués, la colère change d’échelle

Le mouvement lycéen qui agite la France depuis la mi-septembre a franchi un nouveau cap vendredi, avec 564 établissements perturbés à la mi-journée, selon un décompte communiqué par le ministère de l’Éducation nationale. Quelque 400 lycées avaient par ailleurs été fermés par les autorités, contraignant certains établissements à organiser des cours à distance.

Né le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, le mouvement s’est rapidement étendu à plusieurs régions. Les lycéens dénoncent notamment le manque d’enseignants et de personnels, les classes surchargées, l’état de certains bâtiments et les conditions d’études. Les critiques portent également sur les emplois du temps et Parcoursup, qui organise l’accès à l’enseignement supérieur.

Après une journée de jeudi marquée par des heurts et des dégradations dans plusieurs villes, la mobilisation s’est poursuivie vendredi sous forte surveillance policière. Plusieurs préfectures ont pris des arrêtés visant notamment les rassemblements aux abords de certains lycées. Des incidents ont encore été signalés, tandis que les organisations lycéennes et syndicales appellent à maintenir la pression.

Une délégation de syndicats et d’associations lycéennes a été reçue vendredi par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. À l’issue de la rencontre, les organisations ont estimé qu’aucune « mesure concrète » ne permettait de répondre à leurs revendications et ont appelé à poursuivre la mobilisation.

Le gouvernement, qui reconnaît les difficultés exprimées sur les conditions de scolarité, condamne en revanche les violences et les dégradations. Après les affrontements de jeudi, l’exécutif a évoqué un changement de nature du mouvement. La journée de vendredi devait permettre de mesurer si la mobilisation pouvait se poursuivre sans nouvelle escalade.

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