Le gouvernement du Canada a annoncé mardi la mise en place de mesures frontalières temporaires en réponse à l’éclosion de la maladie Ebola en République démocratique du Congo et à l’augmentation des risques en Ouganda et au Soudan du Sud.
Ces dispositions, prises par l’Agence de la santé publique du Canada en coordination avec plusieurs ministères fédéraux, visent à réduire le risque d’introduction du virus sur le territoire canadien.
Ottawa prévoit notamment de suspendre pendant 90 jours les documents d’immigration pour les ressortissants des pays considérés à haut risque, incluant les visas de résidence temporaire et permanente ainsi que certaines autorisations de voyage déjà approuvées.
Les demandes d’immigration provenant de ces pays seront également mises en attente pour la durée de la suspension, qui doit entrer en vigueur le 27 mai à 23 h 59 (HAE).
Le gouvernement impose aussi des mesures de quarantaine de 21 jours pour les voyageurs ayant séjourné récemment dans les régions touchées, même en l’absence de symptômes. Les personnes symptomatiques seront quant à elles isolées pour évaluation médicale.
« La santé et la sécurité de la population canadienne sont notre priorité absolue », a déclaré la ministre de la Santé, Marjorie Michel, affirmant que les mesures reposent sur une approche « fondée sur des données scientifiques ».
De son côté, la ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab, a souligné que ces décisions visent à « protéger la population canadienne et renforcer l’intégrité de la frontière ».
Le gouvernement précise que le risque pour la population demeure faible, mais invoque une approche de précaution face à la gravité de la maladie et au contexte international, notamment en prévision de grands rassemblements internationaux à venir.
Ottawa affirme enfin suivre l’évolution de la situation « de près » et adaptera ses mesures en fonction des données épidémiologiques au Canada et à l’étranger.



