Le Canada renforce son offensive contre l’insécurité alimentaire en milieu scolaire en misant désormais sur la recherche. Le gouvernement fédéral a annoncé le financement de huit équipes scientifiques sélectionnées dans le cadre des subventions catalyseur « S’unir pour réussir 2025-2026 », pour un total de plus d’un million de dollars.
L’annonce a été faite par la secrétaire d’État à l’Enfance et à la Jeunesse, Anna Gainey, dans le cadre d’un partenariat entre Emploi et Développement social Canada et les Instituts de recherche en santé du Canada.
Ces projets visent à analyser, mesurer et optimiser le Programme national d’alimentation scolaire, déjà déployé à grande échelle dans les provinces et territoires. Objectif affiché : transformer les repas servis à l’école en levier de santé publique, mais aussi en outil de réduction des inégalités sociales.
Les recherches couvriront des enjeux variés : gouvernance des programmes, efficacité des modèles communautaires, équité nutritionnelle ou encore impact économique dans les communautés autochtones et rurales. Ottawa insiste sur une approche « fondée sur les données probantes » pour corriger les failles et améliorer la livraison des services.
Pour la ministre de la Santé, Marjorie Michel, il s’agit d’un investissement stratégique : « transformer les données en actions concrètes ».
Lancé récemment, le programme d’alimentation scolaire touche déjà environ 400 000 enfants et pourrait permettre aux familles d’économiser jusqu’à 800 dollars par an. Pérennisé par une loi adoptée en 2026, il représente désormais un pilier de la politique sociale canadienne.
Derrière les chiffres, Ottawa cherche aussi à stabiliser un système encore disparate entre provinces. Et mise sur la science pour faire ce que la politique seule n’a pas encore réussi à uniformiser : garantir qu’aucun enfant ne soit laissé de côté à l’heure du repas scolaire.



