L’essor de l’intelligence artificielle (IA) pousse les opérateurs de télécommunications à revoir leurs infrastructures, leurs offres commerciales et la gestion de leurs réseaux, a estimé jeudi Bob Chen, responsable des produits optiques de Huawei, lors du Broadband Development Congress organisé à Vienne dans le cadre de Network X 2026.
Dans une intervention consacrée à l’évolution des réseaux à l’ère de l’IA, il a défendu une stratégie reposant sur trois axes : adapter l’architecture des infrastructures aux centres de données, diversifier les services proposés aux entreprises et automatiser davantage la maintenance grâce à l’intelligence artificielle.
Selon les chiffres avancés par Huawei, les grands modèles d’IA approchent désormais les 10.000 milliards de paramètres, tandis que la consommation de jetons informatiques aurait été multipliée par près de 50 en un an. Cette progression augmente les besoins en capacité de calcul, en débit et en rapidité des connexions.
Huawei préconise ainsi de privilégier des réseaux organisés autour des centres de données plutôt que des seuls territoires administratifs. L’entreprise estime que cette évolution permettrait de mieux répondre aux échanges croissants entre infrastructures de calcul.
Sur le plan commercial, les opérateurs pourraient compléter la vente de bande passante par des garanties de latence et de fiabilité, ainsi que par des services associant réseau, puissance informatique et applications. Pour les particuliers, l’objectif serait d’étendre les offres au Wi-Fi domestique et aux équipements connectés.
Le groupe met également en avant les possibilités d’automatisation de la maintenance. Il affirme que des réglages Wi-Fi assistés par IA peuvent améliorer les débits d’environ 20 % dans certains environnements perturbés. Des ajustements intelligents de la consommation électrique permettraient aussi, selon ses estimations, de réduire de plus de 20 % l’énergie consommée par certains équipements.



