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IA dans la fonction publique : 76 % des fonctionnaires privilégient les technologies canadiennes

Alors que les administrations publiques canadiennes accélèrent l’adoption de l’intelligence artificielle (IA), 76 % des fonctionnaires interrogés affirment que les politiques d’approvisionnement de leur organisation privilégient les produits d’IA d’entreprises canadiennes lorsque cela est possible, selon une étude publiée mardi par KPMG Canada.

Réalisée auprès de 519 fonctionnaires fédéraux, provinciaux et municipaux entre le 29 juillet et le 26 août 2026, l’enquête met en évidence des préoccupations croissantes concernant la souveraineté des données, la protection des renseignements personnels et les compétences nécessaires au déploiement de ces technologies.

Ainsi, 94 % des répondants jugent urgent de protéger les données et la propriété intellectuelle du pays, tandis que 88 % estiment que le Canada devrait investir dans des infrastructures nationales de stockage des données. Par ailleurs, 89 % souhaitent une politique globale de gouvernance de l’IA applicable aux secteurs public et privé.

L’utilisation de cette technologie progresse : 66 % des fonctionnaires interrogés déclarent y recourir et 69 % pensent qu’elle permettra d’offrir des services publics plus rapides et plus réactifs.

Toutefois, la formation demeure un obstacle majeur. Quelque 84 % des répondants jugent faible le niveau de connaissances de leurs collègues en matière d’IA, et 86 % réclament davantage d’investissements dans l’apprentissage. En outre, 72 % indiquent que leur organisation manque de personnel qualifié en données et en technologies.

Les inquiétudes portent également sur la confiance du public. Près de neuf répondants sur dix se préoccupent de la protection des renseignements personnels lors de l’utilisation d’outils d’IA. De plus, 86 % craignent une érosion de la confiance envers les gouvernements si les données des citoyens sont stockées à l’étranger.

Enfin, 92 % estiment que l’IA doit soutenir le jugement des fonctionnaires plutôt que le remplacer, tandis que 73 % redoutent une diminution de certains emplois à mesure que son utilisation se généralise.

Pour KPMG, le passage des projets expérimentaux à un déploiement à grande échelle dépendra notamment de règles de gouvernance claires, de la formation du personnel et de mécanismes transparents de protection des données. Ces résultats reflètent les perceptions des répondants et ne constituent pas une mesure directe de l’ensemble de la fonction publique canadienne.

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