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Montréal annonce un plan de 100 jours pour accélérer la construction de logements

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a présenté vendredi une série de mesures visant à accélérer la construction de logements, dans un contexte de pénurie persistante et de hausse des coûts de l’habitation.

La Ville prévoit d’abord de modifier le Règlement pour une métropole mixte (RMM), qui impose des quotas de logements sociaux et abordables dans certains projets immobiliers. À court terme, les exigences actuelles seront fusionnées en une obligation unique de 20 % de logements hors marché. Le règlement ne s’appliquera désormais qu’aux projets de plus de 18 000 m², et les contributions financières exigées seront gelées aux niveaux de 2025.

Dans un second temps, la Ville mettra sur pied un groupe de travail réunissant des représentants du secteur privé et du milieu communautaire afin de proposer un nouveau cadre réglementaire et des incitatifs, notamment fiscaux et administratifs, pour stimuler la construction.

Parallèlement, la municipalité prévoit utiliser davantage ses propres terrains pour des projets résidentiels. Un inventaire a identifié 80 sites disponibles, dont environ 40 prêts à être développés. Ces terrains seront principalement destinés à des projets portés par des organismes sans but lucratif.

Pour soutenir ces initiatives, la Ville annonce une enveloppe de 30 millions de dollars pour faciliter l’accès aux terrains, 3 millions en prêts de prédéveloppement en partenariat avec le fonds Plancher, ainsi que 50 millions pour la préparation des sites, incluant études et démolition.

La cartographie des terrains municipaux disponibles doit être rendue publique d’ici le 1er mars. La Ville n’a pas précisé le nombre exact d’unités qui pourraient être construites à court terme.

Les professionnels de la STM approuvent l’entente de principe avec 91 % des voix

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Les professionnels de la Société de transport de Montréal (STM), représentés par le SEPB-610, ont voté à 91 % en faveur de l’entente de principe négociée avec la direction le 31 décembre 2025. Le taux de participation a atteint 86 %.

Cette entente, issue de plus d’un an de négociations et d’un mouvement de grève du temps supplémentaire de 16 jours, prévoit notamment :

  • une sécurité d’emploi garantie pour la durée de la convention collective,
  • un encadrement accru de la sous-traitance,
  • des augmentations salariales totalisant 16,5 % sur 4,5 ans,
  • des dispositions monétaires et normatives supplémentaires.

Le SEPB-610 représente environ 800 employé·e·s professionnels œuvrant dans divers secteurs de la STM, dont la planification, l’ingénierie, le droit, l’urbanisme et la comptabilité.

Des compressions fédérales touchent des secteurs clés de la science et de la sécurité publique

L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) affirme que les compressions budgétaires annoncées cette semaine dans plusieurs ministères fédéraux à vocation scientifique risquent d’affecter des services liés à la sécurité publique et à la protection de l’environnement.

Selon le syndicat, les réductions concernent notamment Environnement et Changement climatique Canada, Transports Canada, Pêches et Océans Canada, ainsi qu’Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Les postes touchés incluraient des scientifiques, des ingénieurs et des spécialistes en politiques publiques impliqués dans la surveillance des marchandises dangereuses, la sécurité ferroviaire, les prévisions météorologiques, la conservation marine et les interventions en cas d’urgence environnementale.

Le 16 janvier, des membres de l’IPFPC ont manifesté sur la Colline du Parlement pour dénoncer ces mesures. L’organisation rappelle qu’un rapport publié en octobre 2025 signalait déjà une diminution des capacités scientifiques au sein de la fonction publique fédérale, attribuée à une baisse du financement et à une réduction des effectifs.

L’IPFPC soutient que ces compressions pourraient limiter la capacité de prévention, de surveillance et d’intervention des organismes concernés. De son côté, le gouvernement n’a pas encore détaillé l’ampleur exacte des postes supprimés ni les services qui pourraient être affectés.

L’Institut représente plus de 85 000 professionnels du secteur public au Canada, principalement employés par le gouvernement fédéral.

Québec retire la couronne britannique de ses armoiries officielles

Le gouvernement du Québec a annoncé le retrait de la couronne britannique des armoiries officielles de la province. La mesure, prévue par décret, fait suite à une recommandation du Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la fédération canadienne.

Les armoiries représentent le régime français par des fleurs de lys, le régime britannique par un léopard et la période canadienne par des feuilles d’érable. La couronne britannique, ajoutée en 1939, sera désormais retirée, tandis que la devise « Je me souviens » est conservée.

Cette modification affectera les correspondances officielles, la bannière et les médailles décernées par le lieutenant-gouverneur. Aucun changement n’est prévu pour les bâtiments ou meubles de l’État.

Selon les ministres Simon Jolin-Barrette et Jean-François Roberge, cette décision vise à adapter les symboles officiels à l’identité actuelle du Québec et à moderniser les emblèmes, près de 90 ans après la dernière révision.

Le Centre des congrès de Québec célèbre 30 ans de retombées et d’innovation

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Le Centre des congrès de Québec fête en 2026 ses 30 ans d’ouverture, marquant trois décennies de rencontres d’affaires, d’innovations et de retombées majeures pour la région de la Capitale-Nationale. Pour souligner l’événement, l’institution déploiera une programmation spéciale sous le thème « 30 ans, 30 activités », qui s’échelonnera tout au long de l’année avec des initiatives, collaborations et publications inédites.

Depuis son inauguration le 29 août 1996, le Centre s’est imposé comme un pilier du tourisme d’affaires au Québec. En près de 30 ans, il a généré plus de 2,69 milliards de dollars en retombées économiques, accueilli plus de 4 297 événements, dont 345 congrès internationaux, et reçu plus de 6 millions de visiteurs. Plus de 4 000 emplois ont été créés ou maintenus grâce à ses activités, tandis que plus de 4,7 millions de nuitées hôtelières ont été enregistrées dans la région. L’exercice 2024-2025 a d’ailleurs établi un record avec 193,9 millions de dollars en retombées économiques.

Au-delà des chiffres, le Centre se présente comme un lieu de convergence des idées, de la recherche et des industries stratégiques. Sa présidente-directrice générale, Caroline Lepage, souligne une vision tournée vers l’avenir, axée sur l’excellence, l’avant-gardisme et l’impact durable. Appuyé par le gouvernement du Québec, qui fait du tourisme d’affaires une priorité, le Centre entend poursuivre son rôle de moteur économique, social et scientifique, tout en positionnant Québec comme une destination incontournable pour les grands événements internationaux.

Mila et Inovia lancent un fonds pour transformer la recherche canadienne en champions mondiaux de l’IA

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Mila – Institut québécois d’intelligence artificielle – et Inovia Capital ont annoncé, le 21 janvier 2026 à Montréal, le lancement du Fonds Venture Scientist, un fonds de capital de risque destiné à transformer la recherche de pointe en intelligence artificielle en entreprises technologiques durables et compétitives à l’échelle mondiale.

Alors que le Canada regroupe près de 10 % des meilleurs talents mondiaux en IA mais capte moins de 2 % des investissements mondiaux en capital de risque dans ce secteur, cette initiative vise à combler le fossé entre recherche académique et entrepreneuriat. Le fonds, qui cible 100 millions de dollars américains, prévoit d’investir dans plus de 55 start-ups issues d’universités et d’instituts majeurs, dont McGill, l’Université de Montréal, Toronto, Waterloo, UBC et l’Université de l’Alberta.

Intégré directement aux écosystèmes de recherche de Mila, Amii et de l’Institut Vecteur, le Fonds Venture Scientist interviendra très tôt dans le cycle de création, parfois avant même la constitution formelle d’une start-up. Il ciblera notamment l’IA fondamentale, les infrastructures de calcul et les technologies de nouvelle génération.

Pour Valérie Pisano, PDG de Mila, l’objectif est de « propulser des idées percutantes au-delà du laboratoire ». De son côté, Chris Arsenault, PDG d’Inovia, souligne la volonté de transformer l’excellence scientifique canadienne en un flux continu d’entreprises à fort impact. Cette alliance marque une étape stratégique pour ancrer la propriété intellectuelle au Canada et renforcer son leadership mondial en IA.

À Davos, UnionPay mise sur la connectabilité et l’IA pour moderniser les paiements transfrontières

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La stratégie d’UnionPay privilégie la coopération multilatérale plutôt que l’imposition de standards uniques. Objectif : soutenir les PME, fluidifier les échanges régionaux et bâtir une infrastructure de paiements plus durable dans un monde économique en recomposition.

Réunie à Davos dans le cadre du Forum économique mondial 2026, UnionPay International a présenté sa vision d’un écosystème de paiements transfrontières plus ouvert, interopérable et inclusif, à l’heure où la croissance mondiale ralentit et où les frictions commerciales persistent. Dans ce contexte, l’entreprise mise sur la connectabilité des réseaux et l’intelligence artificielle pour renforcer la résilience des échanges.

Présente dans 84 pays pour l’émission de cartes et acceptée dans 183 territoires, UnionPay s’appuie sur plus de 2 600 partenaires financiers pour proposer des solutions adaptées aux réalités locales. L’entreprise déploie notamment un « nouveau modèle quadripartite » combinant coopération réseau à réseau et gouvernement à gouvernement, intégrant portefeuilles numériques, prestataires de paiement et plateformes SaaS, afin de réduire les coûts et accélérer l’interopérabilité, notamment via les paiements par QR code dans les marchés émergents.

Sur le plan technologique, UnionPay défend une approche responsable de l’IA, utilisée pour le contrôle intelligent des risques, la détection de fraude et les paiements conversationnels. Ses systèmes atteindraient un taux de précision de 85 % dans l’évaluation des règles de risque, tandis que de nouveaux services, comme l’application « Nihao China », facilitent l’accueil des voyageurs internationaux grâce à la traduction et aux conseils de paiement automatisés.

Parahockey sur glace : le Canada dévoile son équipe pour les Jeux paralympiques de 2026

Hockey Canada et le Comité paralympique canadien ont annoncé la composition de l’équipe nationale de parahockey sur glace qui représentera le pays aux Jeux paralympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, prévus du 6 au 15 mars en Italie. La formation compte 17 joueurs, dont dix médaillés d’argent aux Jeux de Beijing en 2022.

L’équipe canadienne est composée de deux gardiens de but, cinq défenseurs et dix avants. Cinq athlètes — Vincent Boily, Shawn Burnett, Auren Halbert, Micah Kovacevich et Mathieu Lelièvre — feront leurs débuts paralympiques. Le groupe allie expérience et relève, avec notamment Greg Westlake et Adam Dixon, qui disputeront respectivement leurs sixièmes et cinquièmes Jeux paralympiques.

Dirigée par l’entraîneur-chef Boris Rybalka, la sélection résulte d’un processus rigoureux axé sur la performance, la cohésion et la préparation à long terme. L’objectif est clair : permettre au Canada de retrouver la plus haute marche du podium, une première depuis 2006.

Placée dans le groupe B, l’équipe canadienne affrontera la Slovaquie, le Japon et la Tchéquie en ronde préliminaire. Les demi-finales auront lieu le 13 mars, avant les matchs pour les médailles le 15 mars.

Le Canada demeure l’une des puissances du parahockey mondial, avec un palmarès récent marqué par l’argent en 2018 et 2022 et le bronze en 2014.

Le MAC dévoile une équipe commissariale élargie pour son exposition inaugurale de 2028

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À deux ans de la réouverture de son bâtiment au cœur du Quartier des spectacles, le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) a annoncé la composition de l’équipe commissariale chargée de concevoir son exposition inaugurale, prévue en 2028. Pour la première fois, le musée adopte une approche collective réunissant conservateurs internes et commissaires invités.

Placée sous la direction d’Audrey Genois, directrice de la conservation et de la programmation artistique, l’équipe regroupe six commissaires : Mojeanne Behzadi, Mark Lanctôt et François LeTourneux pour le MAC, auxquels s’ajoutent Katsitsanoron Dumoulin-Bush, Joséphine Denis et Valentine Umansky à titre de commissaires invités.

Cette initiative s’inscrit dans une phase charnière pour l’institution, alors qu’elle prépare la réintégration de ses équipes et de sa collection dans le nouveau bâtiment. L’exposition inaugurale entend proposer un panorama des pratiques artistiques contemporaines au Québec, en mettant en dialogue des œuvres majeures de la collection avec des créations récentes, dans une perspective multigénérationnelle.

Selon la direction du MAC, la constitution de cette équipe vise à multiplier les regards et à refléter la diversité des pratiques artistiques actuelles. Les commissaires auront notamment pour mandat de définir le thème de l’exposition, de rencontrer les artistes à travers le Québec et d’accompagner la production des œuvres.

Pour le MAC, cette démarche marque une volonté affirmée de renouveler son cadre commissarial et de réaffirmer son rôle de musée national, à l’occasion de sa réouverture attendue.

Englobe consolide son expertise minière et énergétique avec l’acquisition de BESTECH

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Englobe Corporation a annoncé avoir complété l’acquisition de BESTECH, une firme d’ingénierie multidisciplinaire établie à Sudbury, en Ontario. Cette transaction stratégique permet au groupe québécois de renforcer ses capacités en ingénierie minière et énergétique, dans un contexte marqué par la hausse de la demande mondiale en minéraux critiques.

Fondée en 1995, BESTECH regroupe plus d’une centaine de professionnels spécialisés dans les services d’ingénierie destinés aux secteurs minier et énergétique, couvrant l’ensemble du cycle de vie des projets. Son expertise comprend notamment la conception d’infrastructures minières, les systèmes électriques et de contrôle, les solutions de levage minier ainsi que la fermeture et la réhabilitation de sites. L’entreprise possède également une solide expérience dans la conception de réseaux électriques et de transport d’énergie à haute tension.

L’intégration de BESTECH vient élargir l’offre d’Englobe en matière de solutions techniques intégrées pour les mines, usines, fonderies et raffineries, en complément de ses services environnementaux, géotechniques et multidisciplinaires. L’opération renforce aussi la présence d’Englobe à Sudbury, un pôle stratégique de l’industrie minière canadienne.

Selon Englobe, ce rapprochement vise à mieux accompagner les projets miniers complexes et à soutenir le développement responsable des ressources, tout en maintenant les équipes et les relations clients de BESTECH au sein de la nouvelle structure.