Home Blog

Les Bourses terminent une semaine agitée, plombées par les tensions économiques et géopolitiques

Les marchés boursiers ont terminé la semaine du 19 au 23 octobre sur une note contrastée, les investisseurs devant composer avec la hausse des prix du pétrole, les inquiétudes liées à l’inflation et les résultats des grandes entreprises.

À Wall Street, le Dow Jones a fait exception en affichant une progression hebdomadaire d’environ 0,4 %, tandis que le S&P 500 a reculé de 0,47 % et le Nasdaq Composite de 0,71 %. Le marché canadien a également terminé dans le rouge, l’indice composé S&P/TSX ayant perdu 0,66 % sur la semaine.

En Europe, les principaux indices ont subi des replis plus marqués. Le CAC 40 parisien a cédé 2,19 %, le DAX de Francfort a reculé de 1,72 % et le FTSE 100 de Londres a abandonné 1,76 %. En Asie, le Nikkei 225 de Tokyo a chuté de 4,03 %, tandis que le Hang Seng de Hong Kong a perdu 4,52 %.

La progression des cours du pétrole a contribué à la nervosité des investisseurs. Le baril de Brent a dépassé les 116 $ US vendredi, ravivant les craintes d’une accélération de l’inflation et d’un maintien des taux d’intérêt à des niveaux élevés.

Les préoccupations entourant les dépenses massives consacrées à l’intelligence artificielle et leur rentabilité ont également pesé sur le secteur technologique. En Europe, les tensions liées à la dette française ont accentué la pression sur les marchés obligataires.

Certaines entreprises ont toutefois tiré leur épingle du jeu. À Paris, EssilorLuxottica a enregistré une forte progression hebdomadaire, soutenue par ses résultats commerciaux. Eurofins Scientific a également figuré parmi les titres en hausse. Aux États-Unis, Hasbro a profité de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, tandis que Lockheed Martin a bénéficié d’une annonce concernant un accord-cadre pour la fourniture d’avions de combat F-35.

Les investisseurs devraient continuer à surveiller l’évolution des prix de l’énergie, les perspectives d’inflation et les résultats des entreprises afin d’évaluer les prochaines orientations des marchés.

Segway Powersports présente ses véhicules hors route au salon de Toronto

0

Segway Powersports présente ses véhicules tout-terrain et ses modèles côte à côte au Toronto International Snowmobile, ATV & Powersports Show, qui se déroule du 23 au 25 octobre à l’International Centre, près de Toronto.

Le fabricant y expose notamment la Super Villain, l’UT6 HV et l’AT6, représentant ses gammes de véhicules sportifs, utilitaires et de véhicules tout-terrain (VTT). Des démonstrations supervisées permettent également aux visiteurs admissibles de prendre le volant de certains modèles, sous réserve des conditions d’inscription et des exigences applicables aux conducteurs.

Le kiosque de l’entreprise propose aux visiteurs de comparer les caractéristiques techniques, les configurations de sièges et les équipements des différents véhicules, destinés aussi bien aux activités récréatives qu’aux travaux utilitaires.

Segway Powersports prépare par ailleurs le lancement au Canada de l’UTX, un modèle doté d’une cabine entièrement fermée, de la climatisation et de technologies intelligentes. L’entreprise n’a toutefois pas encore précisé les caractéristiques détaillées ni la date de commercialisation de ce véhicule.

La participation au salon doit aussi permettre au fabricant de recueillir les commentaires des conducteurs canadiens sur leurs habitudes, leurs attentes et leurs besoins en matière de véhicules hors route.

Segway entend renforcer sa présence sur le marché canadien en collaboration avec Demon Powersports. Les deux entreprises misent notamment sur une visibilité accrue des produits et des activités de démonstration pour développer leurs relations avec la communauté des sports motorisés.

Le Canada représente un marché important pour ce secteur, porté notamment par la pratique des activités de plein air et les besoins en véhicules utilitaires.

Segway Powersports est spécialisée dans la conception et la fabrication de véhicules tout-terrain et de véhicules côte à côte destinés aux usages sportifs et utilitaires. La société s’inscrit dans l’écosystème du groupe Segway, également présent dans la micromobilité et la robotique grand public.

Sans Suzuki, Evans prend le relais : le Canadien gagne 4-1 à Chicago et file vers la Classique héritage

0

Le Canadien avait un grand trou à combler dans son alignement, et il s’est bien débrouillé. Vendredi soir, au United Center, le Tricolore a battu les Blackhawks de Chicago 4-1, sans son capitaine Nick Suzuki, absent pour deux à quatre semaines en raison d’une blessure au haut du corps. Jake Evans en a profité pour marquer deux fois et ajouter une passe.

Une soirée de trois points pour Evans

Chicago a ouvert la marque tôt, quand Connor Bedard a battu Jacob Fowler d’un tir des poignets à 4 min 23 s de la première période, après une passe de Patrick Kane. Mais le Canadien a ensuite pris le contrôle du jeu. Evans a égalisé à 17 min 29 s, son premier but de la saison, sur une passe de Kirby Dach le long de la ligne des buts. Owen Beck a obtenu la mention d’aide secondaire.

En deuxième période, Evans a marqué en infériorité numérique à 7 min 45 s, sur une passe de Kaiden Guhle, pour donner l’avance 2-1 au Canadien. Il a ensuite servi Guhle, qui a inscrit son premier but de la saison à 18 min 26 s, d’un tir du point sur lequel Josh Anderson faisait écran. Alexandre Carrier a aussi été crédité d’une aide. Mike Matheson, de retour au jeu après quatre matchs d’absence, a scellé l’issue du match en marquant dans un filet désert à 17 min 22 s de la troisième période, son premier but de la saison.

Evans signe ainsi son premier doublé depuis janvier 2022.

Fowler, solide

Jacob Fowler a repoussé 20 des 21 tirs dirigés vers lui et a signé une quatrième victoire de suite. Les Blackhawks ont terminé la soirée sans but en cinq avantages numériques. Spencer Knight a de son côté fait 24 arrêts pour Chicago (3-7-0), battu pour un deuxième match de suite. Le Canadien n’a pas non plus marqué en avantage numérique, 0 en 3.

Avec cette victoire, le Canadien affiche une fiche de 5-3-2. Il présente une fiche de 4-1-1 à ses six derniers matchs et savoure sa première victoire à l’étranger depuis le match d’ouverture.

Un premier match sans le capitaine

C’était le premier match du Canadien sans son capitaine depuis ses débuts dans la LNH. La soirée d’Evans montre que la profondeur de l’équipe peut absorber un premier coup, du moins sur un match.

Dimanche, la Classique héritage

Le Canadien file maintenant vers Winnipeg, où il affrontera les Jets dimanche, à 19 h (HE), au Princess Auto Stadium, dans le cadre de la Classique héritage 2026, un match extérieur. Matheson, qui en est à sa 11e saison dans la LNH, n’a jamais disputé de match en plein air dans la ligue, seulement un à l’université, et il a dit avoir très hâte d’y participer.

Immigration : près de 200 professionnels réunis à Granby pour renforcer l’intégration en région

0

Près de 200 professionnels ont participé jeudi et vendredi à la quatrième édition du Forum sur la régionalisation de l’immigration au Québec, organisée au Zoo de Granby pour renforcer la concertation entre les acteurs engagés dans l’accueil et l’intégration des immigrants en région.

Organisé par Emplois en régions, un projet porté par les organismes PROMIS, le Collectif des femmes immigrantes du Québec et INICI, l’événement a réuni des participants de différentes régions autour de conférences, de tables rondes et d’activités de travail collaboratif.

Les échanges ont porté sur la nécessité de coordonner les efforts des organismes communautaires, des institutions publiques, des municipalités et du secteur privé pour favoriser l’établissement durable des personnes immigrantes à l’extérieur de la région métropolitaine de Montréal.

« La régionalisation de l’immigration est l’un des enjeux les plus importants des prochaines années pour notre société », a déclaré Vincent Lecorne, président-directeur général de l’Association des professionnels en développement économique du Québec, qui assurait la présidence d’honneur du forum.

Selon Delfino Campanile, directeur général de PROMIS et initiateur du projet, cette rencontre, organisée tous les deux ans, vise à approfondir la coopération entre les partenaires et à répondre aux défis liés à l’installation des immigrants dans les régions.

Un rapport présentant les réflexions et les pistes d’action issues des discussions doit être publié en 2027.

Emplois en régions accompagne les personnes immigrantes souhaitant s’établir dans l’une des 15 régions administratives du Québec situées à l’extérieur de la Communauté métropolitaine de Montréal, grâce à une équipe de conseillers et à un réseau de partenaires locaux.

La Cour d’appel du Québec tient des audiences à Roberval devant plus de 200 personnes

0

Plus de 200 personnes ont assisté vendredi à des audiences exceptionnelles de la Cour d’appel du Québec au palais de justice de Roberval, une initiative visant à rapprocher l’institution judiciaire des citoyens des régions éloignées de ses sièges habituels.

Trois juges, Guy Gagnon, Suzanne Gagné et Myriam Lachance, ont entendu deux affaires criminelles devant un public composé notamment d’étudiants, de représentants des milieux municipal, autochtone et juridique, ainsi que de journalistes.

Les audiences ont été suivies d’une discussion au cours de laquelle les participants ont pu interroger les magistrats sur le rôle de la Cour d’appel et le déroulement des procédures judiciaires.

La Cour souhaite ainsi favoriser une meilleure compréhension du système de justice et renforcer la transparence de ses activités. Elle avait déjà tenu des audiences en région à Trois-Rivières, en 2017, puis à Rivière-du-Loup, en 2018.

La juge en chef du Québec, Geneviève Cotnam, s’est réjouie de la participation du public, estimant que ces rencontres contribuent à consolider la confiance entre les tribunaux et la population.

La Cour d’appel du Québec est le plus haut tribunal de la province. Elle examine les recours contre des décisions rendues en première instance et contribue à l’interprétation et à l’évolution du droit québécois.

L’institution envisage de renouveler l’expérience dans d’autres régions au cours des prochaines années.

Clayton Seams nommé journaliste automobile canadien de l’année 2026

0

Le journaliste automobile Clayton Seams a été désigné journaliste automobile canadien de l’année 2026 par l’Association des journalistes automobiles du Canada (AJAC), lors d’une cérémonie organisée jeudi à l’hôtel Hockley Valley, à Mono, en Ontario.

Cette distinction a été remise à l’occasion de la 43e édition des Prix annuels du journalisme automobile de l’AJAC, qui récompensent les travaux de journalistes, photographes et vidéastes dans 11 catégories.

Le jury a notamment salué la passion de Clayton Seams pour l’automobile, ses connaissances techniques et la qualité de ses reportages. Le journaliste, associé à Driving.ca, a notamment été reconnu pour ses sujets consacrés au Chevrolet Equinox électrique lors d’un voyage aux îles de la Madeleine et à la Bricklin SV-1, une voiture de sport canadienne emblématique.

Elle Alder a terminé deuxième dans la course au titre de journaliste automobile de l’année.

Plusieurs autres professionnels ont été récompensés. Stephanie Wallcraft s’est distinguée dans trois catégories : le journalisme technique, les reportages d’aventure et de tourisme, ainsi que le journalisme environnemental. Elle a également été finaliste dans la catégorie diversité, équité et inclusion.

Peter Bleakney a remporté le prix des essais routiers pour son travail sur l’Audi RS5 2027, tandis qu’Elle Alder a été récompensée pour un article de fond consacré à l’univers automobile Ruf et à ses activités en Estonie.

Matthew Guy a obtenu le prix du journalisme en sécurité routière et David Chao celui du vidéojournalisme. Nadine Filion a remporté le prix du journalisme automobile d’affaires.

Le prix du journalisme pour la diversité, l’équité et l’inclusion a été attribué à Dale Edward Johnson. En photographie, Clayton Seams a été récompensé dans la catégorie des images publiées, tandis que Russell Purcell a remporté le prix des photographies non publiées.

Les prix Tony Sloga, qui soulignent le soutien au journalisme automobile canadien, ont été décernés à Garry Sowerby et Lisa Calvi. Michel Crépault et Richard Russell ont, pour leur part, reçu un prix pour l’ensemble de leur carrière.

L’AJAC regroupe des journalistes, chroniqueurs, photographes et vidéastes spécialisés dans l’automobile. L’association affirme vouloir promouvoir un journalisme professionnel, factuel et éthique sur les véhicules et l’industrie automobile au Canada.

Les prix annuels visent à reconnaître la diversité des formats et des sujets couverts par la presse automobile, des essais routiers aux questions environnementales, en passant par les technologies et la sécurité.

Bourse : ces actions qui ont flambé jeudi alors que Wall Street a vacillé

Malgré une forte correction des valeurs technologiques jeudi, plusieurs titres canadiens et américains ont enregistré des progressions spectaculaires. Biohaven a bondi de 25,11 %, tandis que BSR Real Estate Investment Trust a gagné près de 40 % à Toronto.

La séance du jeudi 22 octobre a été marquée par un net repli des marchés nord-américains, sans empêcher certaines valeurs de s’envoler. À Wall Street, les inquiétudes liées aux investissements dans l’intelligence artificielle ont pesé sur les grandes capitalisations technologiques. À Toronto, le recul des cours de l’or et du cuivre a pénalisé les sociétés minières.

Dix valeurs parmi les gagnants de la séance

Au Canada, BSR Real Estate Investment Trust a bondi de 39,34 %, Tucows a progressé de 24,53 % et Saltire Capital a gagné 19,05 %, selon un relevé des principales hausses du marché torontois. Ces performances individuelles contrastent avec le recul général de la Bourse canadienne.

Aux États-Unis, Biohaven s’est distinguée avec un bond de 25,11 %. La société biopharmaceutique a annoncé que l’autorité américaine du médicament, la FDA, avait accepté pour examen une nouvelle soumission concernant le troriluzole, destiné au traitement de l’ataxie spinocérébelleuse. Cette étape réglementaire ne constitue toutefois pas une autorisation de mise sur le marché.

Pool Corporation a gagné 14,36 %, devant Concentrix (+13,77 %), Badger Meter (+13,54 %) et Kohl’s (+11,78 %). Spotify a progressé de 11,10 %, tandis qu’Allegion a avancé de 11,02 %.

Ces chiffres correspondent à une sélection de valeurs ayant fortement progressé, et non aux dix plus fortes hausses toutes catégories confondues. Le classement dépend notamment de la taille des entreprises, de la liquidité des titres et des marchés retenus.

Les valeurs technologiques sous pression

Les grands indices américains ont terminé dans le rouge. Le Nasdaq Composite a chuté de 2,60 %, à 26 008,86 points, sa plus forte baisse quotidienne en pourcentage depuis le début du mois de juin. Le S&P 500 a perdu 1,21 %, à 7 663,43 points, tandis que le Dow Jones a résisté, terminant en légère hausse de 0,02 %, à 52 867,98 points.

La pression est venue notamment du secteur des semi-conducteurs. Les résultats des grandes entreprises technologiques n’ont pas dissipé les doutes sur la rentabilité des dépenses colossales consacrées à l’intelligence artificielle. Meta a perdu environ 7 %, malgré un chiffre d’affaires supérieur aux attentes, les investisseurs s’inquiétant de l’ampleur de ses investissements et de la dégradation de son flux de trésorerie disponible.

À Toronto, le S&P/TSX Composite a reculé de 0,97 %, à 35 973,45 points. Le secteur des matériaux a chuté de 5,6 %, dans le sillage du repli de l’or et du cuivre. Le titre Celestica a notamment perdu environ 12 %, illustrant la vulnérabilité des entreprises associées aux infrastructures de l’IA.

Cette séance rappelle que les marchés ne progressent pas de manière uniforme. Les annonces réglementaires, les résultats financiers et les anticipations des investisseurs peuvent propulser certains titres à contre-courant. Mais une hausse spectaculaire sur une seule journée ne préjuge ni de sa durée ni des performances futures.

Yann Pocreau dévoile une installation lumineuse permanente au Complexe Desjardins

0

L’artiste québécois Yann Pocreau a inauguré jeudi soir Systèmes d’écho, une œuvre d’art conçue spécialement pour le Complexe Desjardins, au centre-ville de Montréal, à l’occasion du 50e anniversaire de cet édifice.

Installée de façon permanente à l’entrée Sainte-Catherine, cette structure suspendue joue sur la lumière, les perspectives et les volumes architecturaux pour transformer la perception de l’espace. Sa dimension et son emplacement lui permettent d’interagir avec les mouvements quotidiens du public, offrant une expérience visuelle qui évolue selon les points de vue.

Artiste multidisciplinaire établi à Montréal, Yann Pocreau développe une pratique centrée sur la lumière, qu’il explore notamment à travers la photographie, la sculpture et les installations. Avec Systèmes d’écho, il entend faire dialoguer l’œuvre avec l’architecture du complexe et l’activité humaine qui anime les lieux.

« J’ai voulu créer une œuvre qui reflète cette énergie et qui continue d’évoluer au rythme des gens qui en feront l’expérience », a expliqué l’artiste, évoquant les cinq décennies d’histoire, de rencontres et de mouvement du site.

Le projet a été retenu à l’issue d’un appel de propositions et d’une sélection par un jury. Son installation permanente marque une nouvelle étape dans l’intégration de l’art contemporain à cet espace multifonctionnel, situé au cœur du Quartier des spectacles.

Pour le Mouvement Desjardins, cette création vise à inscrire durablement le 50e anniversaire du complexe dans le paysage urbain montréalais, tout en contribuant à la présence de l’art dans un lieu fréquenté quotidiennement par les travailleurs, les résidents et les visiteurs.

L’œuvre est désormais accessible au public.

Grève chez Autobus Venise : Unifor réclame de meilleurs salaires et des heures garanties

0

Les membres de la section locale 700 d’Unifor chez Autobus Venise ont déclenché une grève jeudi, après l’échec des négociations sur les salaires et les garanties d’heures de travail.

Le syndicat reproche à l’employeur de vouloir remettre en cause des garanties qui avaient contribué à mettre fin à un précédent conflit, il y a trois ans. Il dénonce notamment des exigences de formation pendant les journées pédagogiques sans rémunération supplémentaire, ainsi que des formations dépassant les heures quotidiennes sans paiement des heures additionnelles.

« Nos membres réclament des salaires à la hauteur de leur travail et des garanties d’heures qui leur assurent un revenu stable et prévisible », affirme Jonathan Blais, représentant national d’Unifor.

Le 18 septembre, les travailleurs avaient voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève. Selon le syndicat, l’employeur a ensuite annulé les deux dernières séances de négociation prévues en octobre, réduisant les possibilités de parvenir à une entente avant le déclenchement du conflit.

Alain Daigle, président de la section locale 700, appelle l’entreprise à reprendre les discussions et à négocier de bonne foi.

Les membres concernés assurent le transport scolaire. Les répercussions de la grève sur les circuits et les services aux élèves n’ont pas été précisées dans le communiqué syndical.

Unifor représente environ 320 000 membres au Canada, dont quelque 55 000 au Québec.

Alimentation scolaire au Canada : un rapport réclame au moins 5 $ par élève et par jour

0

Le programme national d’alimentation scolaire du Canada a besoin de financements plus importants, de normes nutritionnelles communes et d’un approvisionnement privilégiant les produits canadiens, selon un rapport publié jeudi par Protection mondiale des animaux Canada et l’Institute for Future Food Systems.

Intitulé De l’alimentation à la nutrition, le document estime que le développement du programme risque d’être freiné par des ressources insuffisantes, des pratiques inégales et une dépendance persistante aux dons, aux bénévoles et aux collectes de fonds.

Les auteurs recommandent un financement flexible et prévisible d’au moins 5 $ par élève et par jour, destiné à couvrir les aliments, le personnel, les cuisines, l’équipement, l’entreposage et le transport. Ils préconisent également d’aligner les menus et les achats sur le Guide alimentaire canadien.

Le rapport invite les gouvernements à privilégier les aliments nutritifs produits au Canada, notamment les légumes, les grains entiers, les lentilles, les haricots et les pois. Il souligne que le renforcement des capacités locales de transformation et de distribution permettrait de mieux approvisionner les écoles tout en soutenant les agriculteurs et l’industrie agroalimentaire.

« L’alimentation scolaire devrait faire partie » des investissements destinés à renforcer les industries canadiennes, soutient Colin Saravanamuttoo, directeur général de Protection mondiale des animaux Canada.

Les auteurs réclament aussi des normes nutritionnelles communes, élaborées avec les provinces, les territoires et les communautés autochtones, tout en préservant une certaine souplesse régionale et culturelle.

Le rapport intervient alors que le programme national doit répondre aux besoins d’un nombre croissant d’élèves. Selon ses auteurs, son expansion devrait être accompagnée de ressources suffisantes pour garantir un accès régulier à des repas nutritifs, indépendamment du lieu de résidence des enfants.

Les recommandations visent ainsi à faire de l’alimentation scolaire un levier à la fois de santé publique, de sécurité alimentaire et de développement économique national.