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Mondial 2026 : Le Canada qualifié pour les 16es malgré la défaite (1-2) contre la Suisse

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Battu 2-1 par la Suisse mercredi lors de son dernier match de groupe à la Coupe du monde 2026, le Canada a néanmoins validé sa qualification pour les seizièmes de finale en terminant deuxième du groupe B grâce à une meilleure différence de buts que la Bosnie-Herzégovine.

Devant leurs partisans, les Canadiens avaient besoin d’un résultat positif pour s’assurer la première place du groupe, mais se sont heurtés à une équipe suisse efficace qui a confirmé son statut de leader.

La Suisse termine en tête du groupe B avec sept points, devant le Canada, deuxième avec quatre unités. La Bosnie-Herzégovine, victorieuse 3-1 du Qatar dans l’autre rencontre du groupe, a également terminé avec quatre points mais a été éliminée en raison d’une différence de buts nettement inférieure à celle des Canadiens.

Le parcours canadien en phase de groupes aura été marqué par une spectaculaire victoire 6-0 contre le Qatar, un succès qui s’est finalement révélé déterminant dans le décompte final.

Pour le pays hôte, cette qualification constitue une étape importante dans un tournoi disputé à domicile. Après un match nul contre la Bosnie-Herzégovine lors de son entrée en lice, puis un large succès face au Qatar, le Canada avait pris une sérieuse option sur la qualification avant d’affronter la Suisse.

Malgré la défaite de mercredi, les hommes du sélectionneur canadien poursuivent donc leur aventure mondiale et accèdent à la phase à élimination directe.

Le Canada affrontera désormais le deuxième du groupe A lors du tour suivant. L’identité de son adversaire doit être confirmée à l’issue des derniers matches de ce groupe.

La qualification canadienne prolonge l’engouement suscité par la sélection nationale depuis le début du tournoi. Organisateur de la compétition avec les États-Unis et le Mexique, le Canada espère désormais poursuivre son parcours et atteindre les huitièmes de finale pour la première fois de son histoire dans un Mondial masculin.

Français à Laval : la Ville dévoile son premier plan pour renforcer la langue commune

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La Ville de Laval a franchi une étape symbolique en présentant son tout premier Plan d’action pour la valorisation du français, une stratégie qui vise à consolider le rôle du français comme langue commune, d’intégration et de participation citoyenne dans la troisième plus grande ville de la province.

Le comité exécutif a recommandé l’adoption de ce plan, qui s’échelonnera jusqu’en 2029 et qui repose sur une approche axée sur le maintien des acquis, l’innovation et le financement de nouvelles initiatives.

« Alors que nous nous préparons à célébrer notre patrimoine québécois, ce plan d’action est l’occasion de réaffirmer l’importance du français comme langue qui nous rassemble », a déclaré Stéphane Boyer, soulignant que la valorisation du français constitue une responsabilité collective.

Selon la Ville, près de 80 % des recommandations formulées par son Comité consultatif citoyen sur la langue française sont déjà en cours de réalisation ou ont été mises en œuvre. Parmi les mesures existantes figurent la nomination d’une émissaire de la langue française, la modernisation du site internet municipal, la publication du guide Bienvenue à Laval destiné aux nouveaux arrivants et le maintien d’une offre culturelle majoritairement francophone.

Les bibliothèques lavalloises proposent également plus de 3 000 activités annuelles en français, tandis que plusieurs organismes communautaires bénéficient d’un soutien pour favoriser l’apprentissage et la pratique de la langue auprès des personnes immigrantes.

Au cours des prochaines années, la municipalité prévoit intégrer un volet consacré à la promotion du français dans son budget participatif, développer des campagnes de communication ciblant les jeunes adultes et accroître le rayonnement de Laval lors d’événements nationaux et internationaux.

Ville reconnue pour sa diversité culturelle et son importante population issue de l’immigration, Laval affirme vouloir faire du français un outil de cohésion sociale et d’inclusion. L’administration municipale souhaite également obtenir un soutien financier accru des gouvernements afin de déployer de nouvelles initiatives destinées aux jeunes, aux nouveaux arrivants et aux communautés ethnoculturelles.

Avec ce premier plan officiel, Laval se positionne comme l’une des premières grandes villes québécoises à adopter une stratégie municipale structurée consacrée exclusivement à la promotion et à la vitalité de la langue française.

Longueuil : le Lumifest célèbre ses 10 ans avec trois jours d’arts numériques et de spectacles

Le festival Lumifest célébrera sa dixième édition du 24 au 26 septembre dans le Vieux-Longueuil, avec une programmation consacrée aux arts numériques, aux performances musicales et à la gastronomie de rue.

Durant trois soirées, les visiteurs pourront parcourir un circuit d’installations lumineuses interactives, de projections architecturales et d’expériences immersives déployées dans les rues du centre historique. Des prestations de DJ et de VJ, ainsi que plusieurs performances musicales en plein air, compléteront la programmation.

Les organisateurs annoncent également l’ajout de « La cache », une nouvelle scène dédiée aux performances électroniques, qui portera à trois le nombre d’espaces de diffusion musicale. Une scène principale repensée sera également installée au cœur du site.

Créé en 2016, le Lumifest s’est imposé comme l’un des principaux rendez-vous québécois consacrés aux arts numériques en milieu urbain. L’événement met en valeur des œuvres d’artistes du Québec tout en proposant une offre de restauration de rue. La programmation détaillée des artistes et des installations sera dévoilée progressivement à l’approche de l’événement.

Le Parc olympique célèbre ses 50 ans avec une boutique officielle et des créations exclusives

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À l’occasion du 50e anniversaire des installations olympiques de 1976, le Parc olympique de Montréal ouvre une boutique officielle consacrée à cet anniversaire historique, misant sur des produits commémoratifs, des œuvres d’art exclusives et le savoir-faire québécois.

Installée dans la Rotonde du Stade olympique, la boutique propose une gamme d’articles créés spécialement pour souligner ce demi-siècle d’histoire. L’initiative s’inscrit dans une série d’activités visant à rappeler l’héritage laissé par les Jeux olympiques de 1976 et l’importance du site dans le paysage culturel et sportif montréalais.

Pour marquer l’événement, le Parc olympique a fait appel à deux artistes montréalais reconnus, David Bicari, mieux connu sous le nom de LeBicar, et Felipe Arriagada-Nunez, alias Chien Champion. Leurs interprétations contemporaines du Stade olympique et de ses installations ont été transformées en affiches, impressions d’art et produits dérivés offerts en édition limitée.

La boutique met également en valeur l’identité sportive de Montréal à travers une section consacrée aux grandes équipes qui ont marqué l’histoire de la métropole, notamment les Montreal Expos, les Canadiens de Montréal, les Alouettes de Montréal, les Roses de Montréal, le Royal de Montréal et l’Alliance de Montréal.

Selon le vice-président Stratégie et Exploitation commerciale du Parc olympique, François Dumontier, cette initiative vise à permettre au public de se réapproprier l’héritage olympique tout en soutenant les créateurs et entreprises d’ici.

Construite pour les Jeux olympiques d’été de 1976 sous la direction de l’architecte Roger Taillibert, l’enceinte demeure l’un des symboles les plus reconnaissables de Montréal. Au fil des décennies, elle a accueilli des milliers d’événements sportifs, culturels et populaires, contribuant à façonner l’identité de la métropole québécoise.

La boutique du 50e anniversaire sera ouverte tout l’été et s’adresse autant aux touristes qu’aux Montréalais souhaitant conserver un souvenir de ce lieu emblématique qui continue de marquer l’histoire du Québec.

« Viens pour la job, reste pour les histoires » : les résidences pour aînés lancent une offensive de séduction

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Confronté à d’importants défis de recrutement, le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) lance une nouvelle campagne de sensibilisation destinée à valoriser les carrières en résidence privée pour aînés et à changer la perception du public à l’égard de ce secteur en pleine croissance.

Dévoilée mardi, la campagne intitulée « Travailler en résidence pour aînés, viens pour la job, reste pour les histoires » met en vedette des employés œuvrant dans différents domaines, notamment les loisirs, la cuisine, les soins et la gestion. À travers une série de trois capsules vidéo, ces travailleurs racontent leur parcours et expliquent ce qui les a poussés à choisir ce milieu, puis à y bâtir une carrière.

Selon le RQRA, l’objectif est de déconstruire certains préjugés associés au travail auprès des personnes âgées et de faire découvrir la diversité des emplois offerts dans les résidences. Outre les postes liés aux soins, les résidences recrutent également dans des secteurs comme l’administration, la maintenance, la sécurité, la location et les services à la clientèle.

« Derrière chaque poste en résidence, il y a des histoires humaines fortes, des liens uniques et des équipes engagées qui font une réelle différence dans la vie des personnes aînées », a déclaré Marc Fortin, président-directeur général du regroupement.

Le RQRA souligne que les résidences pour aînés constituent un acteur économique important au Québec. L’organisation représente près de 800 résidences membres, soit environ 80 % des unités d’habitation en résidence privée pour aînés dans la province. Ensemble, ces établissements emploient plus de 44 500 personnes et contribuent à hauteur de 4,6 milliards de dollars au produit intérieur brut du Québec.

Dans un contexte marqué par le vieillissement rapide de la population québécoise, le regroupement estime que les besoins de main-d’œuvre continueront d’augmenter au cours des prochaines années.

La campagne sera diffusée pendant tout l’été sur les plateformes numériques du RQRA ainsi qu’auprès de divers partenaires du secteur. L’organisation espère ainsi attirer une nouvelle génération de travailleurs vers un milieu qu’elle décrit comme humain, stimulant et porteur de sens.

17,2 millions $ pour verdir le Nunavut : Ottawa accélère la sortie du diesel dans l’Arctique

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Le gouvernement fédéral a annoncé lundi un investissement de 17,2 millions de dollars pour soutenir quatre projets d’énergie propre au Nunavut, une initiative visant à réduire la dépendance du territoire au diesel et à renforcer sa sécurité énergétique.

L’annonce a été faite par Lori Idlout au nom du ministre fédéral de l’Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson.

La plus importante part du financement, soit près de 8,5 millions de dollars, est accordée à la société Nunavut Nukkiksautiit pour la construction d’un système énergétique alimentant le nouvel hôtel et centre de congrès Aqsarniit. Le projet intégrera des panneaux solaires et des thermopompes adaptées aux conditions arctiques.

Plus de 4,8 millions de dollars serviront également à préparer un futur microréseau combinant énergie solaire, éolienne et stockage par batteries dans les collectivités de Sanirajak, Kinngait et Qausuittuq. Selon les promoteurs, ce projet pourrait réduire de plus de moitié la consommation de diesel dans ces communautés.

Le gouvernement accorde en outre 2,5 millions de dollars à Sakku Investments pour développer le premier parc solaire du Nunavut doté d’un système de stockage par batteries capable de fonctionner de façon autonome ou raccordé au réseau local. Un autre financement de 1,3 million de dollars est destiné à Qulliq Energy Corporation afin d’accélérer le déploiement de projets d’énergie renouvelable dans les 25 collectivités du territoire qui dépendent encore du diesel.

« L’avenir du Nunavut passe par l’accès à une électricité propre et fiable », a déclaré Lori Idlout, soulignant que ces investissements contribueront à réduire les coûts énergétiques pour les familles et les entreprises tout en créant des emplois locaux.

Le Nunavut demeure l’une des régions canadiennes les plus dépendantes des combustibles fossiles pour sa production d’électricité. Ottawa affirme que ces projets permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer la qualité de l’air et de renforcer l’autonomie énergétique des communautés inuites.

Audrey Leduc règne encore : un record et un doublé historique aux Championnats canadiens

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Devant sa famille et ses partisans réunis à quelques kilomètres de sa ville natale de Gatineau, Audrey Leduc a une nouvelle fois dominé le sprint canadien en remportant dimanche les titres du 100 mètres et du 200 mètres aux Championnats canadiens d’athlétisme présentés par Bell.

La sprinteuse québécoise a signé un temps de 22,38 secondes lors de la finale du 200 mètres féminin, établissant un nouveau record des championnats et améliorant la marque qu’elle avait elle-même fixée l’an dernier. Elle a également frôlé son propre record canadien, confirmant son statut de référence du sprint féminin au pays.

« J’étais totalement concentrée. J’étais venue ici pour m’approcher de mon record personnel, voire l’établir. J’étais à deux doigts d’y parvenir, mais je suis tout de même très satisfaite », a déclaré Leduc après sa victoire. Elle a souligné que ce succès revêtait une signification particulière puisqu’il coïncidait avec la fête des Pères.

Chez les hommes, Aaron Brown a ajouté un nouveau chapitre à sa remarquable carrière en remportant le 200 mètres en 20,33 secondes. Il s’agit du 13e titre national pour le vétéran canadien, qui a célébré cette victoire en présence de son père et de ses enfants.

Dans les épreuves para-athlétiques, Chloe Dunbar a décroché une deuxième médaille d’or durant ces championnats en remportant le 200 mètres para-ambulation féminin avec un record personnel de 25,22 secondes. Du côté masculin, Étienne Rheault s’est imposé en 24,24 secondes.

Les compétitions juniors ont également offert un spectacle relevé. Wyatt Lee a remporté le 200 mètres masculin U20 en 20,67 secondes, tandis que Tatiana Reyes a triomphé au terme d’une arrivée serrée dans le 200 mètres féminin grâce à un chrono de 23,29 secondes.

À un peu plus d’un an des prochains grands rendez-vous internationaux, les performances observées à Ottawa confirment la profondeur du sprint canadien, porté notamment par une Audrey Leduc qui continue d’écrire l’histoire de l’athlétisme national.

Promise David : il a failli abandonner le soccer professionnel, maintenant il joue le Mondial

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Promise David a failli abandonner le soccer professionnel. Il a rebondi en Croatie, en Estonie, à Malte, en Belgique. Il a regardé le but de Davies à la Coupe du monde 2022 dans un bar maltais, le seul Canadien dans la pièce, et s’est dit : « Je veux faire partie de ça. » Deux ans plus tard, il joue le Mondial à la maison. Et après sa carrière ? Il veut ouvrir une garderie.


par Jean Emmanuel Duchemin | Série Mondial 2026


Promise David entre dans le hall de l’hôtel de l’équipe canadienne à Montréal, une semaine avant le coup d’envoi du Mondial 2026. Il vient d’enchaîner plusieurs entrevues. Il s’assoit, répond aux questions pendant une bonne demi-heure en anglais — mais glisse au passage qu’il parle aussi un « français très convenable », appris en quatre ans au secondaire.

À la fin de l’entrevue avec La Presse, il se lève et lâche un grand soupir de soulagement — celui d’un gars épuisé, mais vivant. Et il dit, avant de partir : « Si je ne jouais pas au soccer, je serais probablement éducateur en garderie. »

Puis, comme si la phrase n’était pas assez frappante : « C’est mon objectif après ma carrière. Toby’s Daycare. Même si j’en suis le propriétaire, je veux y travailler. »

Voilà Promise David. 1m95, attaquant, champion de Belgique, joueur de Ligue des Champions. Et futur propriétaire de garderie.


Brampton, le Nigeria, et l’école des durs

Le 3 juillet 2001, Promise David — également surnommé Tobi, diminutif de son deuxième prénom nigérian — naît à Brampton, en Ontario. Ses deux parents sont Nigérians. Et comme beaucoup d’enfants de la diaspora nigériane au Canada, il n’a pas passé toute son enfance à Brampton.

Vers l’âge de trois ans, il part vivre au Nigeria avec ses grands-parents — le temps que ses parents stabilisent leur situation au Canada. Trois ou quatre ans là-bas. Les matchs de rue, la chaleur, la langue yoruba dans les oreilles, les grands-parents. Puis, vers sept ans, retour à Brampton.

Et Brampton — il faut comprendre ce que cette ville représente dans l’histoire du soccer canadien. Dans cet article de La Presse, Promise David l’explique lui-même avec une image inoubliable : « Il y avait beaucoup de talent autour de moi quand j’étais jeune, alors ça m’a forcé à me développer en tant que joueur. Pour nous, les matchs ressemblaient à des finales de Ligue des champions. La seule différence, c’est qu’il y avait des melons d’eau à la mi-temps, et des Timbits après le match ! »

Des melons d’eau et des Timbits. Et des futurs internationaux partout dans les équipes adverses — Cyle Larin, Jonathan Osorio, Tajon Buchanan, Liam Millar, tous de Brampton, tous aujourd’hui au Mondial.


Licencié du Toronto FC à 14 ans. Une bourse partielle à Appalachian State.

À l’âge de huit, neuf ans, il rejoint la pré-académie du Toronto FC. Les espoirs sont là. Il grimpe les échelons.

À 14 ans, le Toronto FC le libère.

La suite est une série de portes fermées. Il rejoint le Vaughan SC, en Ontario. Il continue de jouer, de s’améliorer. Au moment de quitter le secondaire, les options se résument à une : une offre de bourse partielle de la part d’Appalachian State University, en Caroline du Nord — une université de Division I, respectable, mais pas exactement un tremplin vers l’Europe.

Il refuse. Non pas par arrogance — mais parce qu’il croit encore en autre chose. En Europe, peut-être. Il ne sait pas encore comment.

En 2019, un camp d’essai organisé par une équipe croate de deuxième division tient ses séances dans la banlieue d’Oakville, en Ontario. Promise David s’y présente. Il convainc. Et deux semaines plus tard, il s’envole pour la Croatie.

Il a 17 ans. Il n’a jamais vécu hors du Canada, hormis ses années de maternelle au Nigeria.


Zagreb, Malte, l’Estonie — et la pensée d’abandonner

Le club croate, c’est le NK Trnje Zagreb — un club de deuxième division, une ville de 800 000 habitants, une langue incompréhensible, une solitude totale. Ce n’est pas le glamour du soccer européen tel qu’on l’imagine depuis Brampton.

En 2021, il revient brièvement en Amérique du Nord — Tulsa FC, en USL League One, la troisième division américaine. Le soccer de proximité, les terrains synthétiques, les longs trajets en bus entre des villes du Midwest.

Puis, une escale inattendue : Valletta FC, à Malte. Une des ligues les moins connues d’Europe, dans une île de 500 000 habitants au milieu de la Méditerranée. Promise David joue là, en 2021-2022, et atteint la finale de la Coupe de Malte — perdue contre Floriana FC.

C’est là, dans un bar de La Valette ou des environs, en novembre 2022, qu’il regarde la Coupe du monde du Qatar. Le Canada joue. Alphonso Davies marque. Les buts de Jonathan David — son homonyme, aucun lien de parenté — traversent les écrans.

Et lui est là, dans ce bar, le seul Canadien dans la place.

Il raconte : « Je me souviens d’avoir vu le but de Phonzie au bar. Je voyais des gars avec qui j’avais grandi qui étaient dans cette équipe. J’étais le seul Canadien dans la place. Mais j’étais quand même fier de les voir là-bas. Je me suis dit : « Tu sais quoi ? Je veux faire partie de ça. » »

Et il ajoute, en toute honnêteté, qu’à un certain moment dans ses années de galère, il avait été prêt à abandonner sa carrière de joueur professionnel. Il n’en était plus loin. Mais il n’avait « pas d’autre talent particulier ». Alors il a continué.


L’Union Saint-Gilloise et la renaissance

En 2022, Promise David signe à Oud-Heverlee Leuven, en Belgique — même division que l’Union Saint-Gilloise, même niveau que Jonathan David quand il débutait à La Gantoise. Puis, en 2024, l’Union Saint-Gilloise l’acquiert.

Et là, tout s’emballe.

L’Union Saint-Gilloise est un des clubs les plus excitants de Belgique — montée en flèche dans les années 2020, régulièrement qualifiée en Ligue des Champions, avec un style de jeu attractif et une philosophie de développement des joueurs reconnus. Promise David y devient titulaire, gourmand de buts, déterminant.

En 2024-2025, l’Union Saint-Gilloise remporte le championnat de Belgique — le premier titre de la grande histoire du club. Promise David est champion de Belgique. Il remporte aussi la Supercoupe de Belgique la même année.

En 2025-2026, il fait ses premiers pas en Ligue des Champions : 2 buts en 7 matchs. Un avant-centre de 24 ans, valeur marchande estimée à 17 millions d’euros, produit de Brampton et de Malte et de Zagreb et d’Oakville.


Le One Time Switch et le choix du Canada

Pendant toutes ces années, la fédération nigériane avait les yeux sur lui. Il avait joué pour le Nigeria dans certaines équipes de jeunes — ce qui imposait, pour changer d’association, de signer un One Time Switch, un contrat officiel de renonciation auprès de la FIFA.

Le 21 février 2025, Canada Soccer annonce officiellement que Promise David a complété ce processus. Il est désormais Canadien pour de bon, sur le plan fédéral.

Le 7 juin 2025, lors d’un match amical contre l’Ukraine à Toronto, il est titulaire pour la première fois en sélection senior. Et il marque. Victoire 4-2 du Canada.

Treize mois après avoir regardé ses compatriotes jouer le Mondial dans un bar maltais en étant le seul Canadien dans la pièce.


Le surnom, la blague, et Deadpool

La Presse avait titré son portrait : « Promise David, comme Deadpool ».

Parce que Deadpool — le superhéros Marvel joué par Ryan Reynolds, Canadien lui-même — est connu pour être impossible à tuer, pour revenir de toutes les situations impossibles, et pour ne jamais se prendre au sérieux tout en étant terriblement efficace.

Promise David, lui, correspond à cette description presque trop bien. Il est le gars le plus blagueur du vestiaire — « on entend souvent sa voix avant de le voir », dit La Presse, malgré son 1m95. Il s’appelle Promise — la promesse — et porte ce prénom comme un programme.

Et son projet de garderie, Toby’s Daycare, n’est pas une blague. Il le confirme : « Même si j’en suis le propriétaire, je veux y travailler. »

Un avant-centre de Ligue des Champions qui veut changer des couches après sa carrière.


Ce qu’il faut retenir

Promise David n’aurait pas dû être là. Licencié du Toronto FC à 14 ans, refusé par les universités américaines, passé par la Croatie, Malte, l’Estonie et la troisième division américaine — il était à deux doigts d’abandonner.

C’est un bar à Malte, le soir d’un but d’Alphonso Davies, qui l’a ramené sur le bon chemin. Le seul Canadien dans la pièce, qui regardait ses vieux amis de Brampton jouer le Mondial sur un écran, et qui s’est dit qu’il en voulait.

Deux ans plus tard, il est dans la liste officielle du Canada pour la Coupe du monde 2026.

Et quelque part dans son avenir, il y a une garderie avec son nom dessus. Les enfants ne savent pas encore qu’ils seront gardés par un champion de Belgique.

Crème solaire gratuite partout au Québec : une initiative qui pourrait sauver des vies

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Face à la hausse constante des cas de cancer de la peau au Canada, la Fondation Sauve ta peau annonce l’expansion de son programme de distribution gratuite de crème solaire à l’ensemble du Québec, avec l’installation de 14 nouveaux distributeurs publics en 2026.

Cette initiative portera à 21 le nombre total de stations offrant gratuitement de la crème solaire dans la province. Les nouveaux distributeurs seront installés dans plusieurs municipalités, notamment à Hemmingford, Saint-Isidore, Saint-Mathieu, Coteau-du-Lac, Hudson, Pincourt et Saint-Zotique, dans des lieux très fréquentés comme les parcs, plages, piscines et centres communautaires.

« Le cancer de la peau demeure l’un des cancers les plus fréquents au Canada, alors qu’il est largement évitable », a déclaré Jasmine MacGowan, directrice générale de la Fondation Sauve ta peau. Selon elle, rendre la crème solaire accessible dans les espaces publics permet de réduire les obstacles à la protection contre les rayons ultraviolets et d’encourager de meilleures habitudes de prévention.

L’organisme souligne que plusieurs distributeurs sont déjà en service, notamment au parc Jean-Drapeau à Montréal, où quatre stations sont accessibles au public, ainsi qu’à Joliette et à Dollard-des-Ormeaux.

La Fondation rappelle que les experts estiment à environ 11 300 le nombre de nouveaux diagnostics de mélanome au Canada en 2026, contre 10 800 l’an dernier. Près de 1 250 Canadiens devraient succomber à cette forme agressive de cancer de la peau cette année. Selon les données citées par l’organisme, près de 90 % des cancers cutanés seraient liés à l’exposition aux rayons ultraviolets.

Pour réduire les risques, les spécialistes recommandent d’éviter les expositions prolongées au soleil entre 11 h et 16 h, de rechercher l’ombre, de porter des vêtements protecteurs et d’appliquer généreusement une crème solaire à large spectre avec un facteur de protection solaire (FPS) de 50, en renouvelant l’application toutes les deux heures.

La Fondation Sauve ta peau, qui célèbre cette année son 20e anniversaire, affirme vouloir poursuivre ses efforts de sensibilisation afin de réduire l’incidence du cancer de la peau et favoriser le dépistage précoce à travers le pays.

Le Canada investit 6 milliards $ pour surveiller l’Arctique face aux menaces croissantes

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Le Canada a franchi une étape majeure dans le renforcement de sa défense nordique en concluant un accord historique avec l’Australie pour l’acquisition d’un système de radar transhorizon destiné à surveiller les vastes régions arctiques du pays.

L’annonce a été faite dimanche à Canberra par le secrétaire d’État à l’Approvisionnement en matière de défense, Stephen Fuhr, en présence du vice-premier ministre australien et ministre de la Défense, Richard Marles.

Le projet de radar transhorizon dans l’Arctique (A-OTHR) permettra au Canada de détecter des menaces aériennes et maritimes à très longue distance, bien au-delà de la courbure de la Terre. Cette technologie utilise l’ionosphère pour projeter les signaux radar sur des milliers de kilomètres, offrant ainsi une capacité d’alerte précoce essentielle pour la surveillance du Nord canadien.

Ottawa prévoit investir plus de 6 milliards de dollars dans ce programme, dont 2,5 milliards seront consacrés à l’acquisition de la technologie développée par BAE Systems Australia. Les travaux doivent débuter le 1er juillet 2026, avec une capacité opérationnelle initiale attendue d’ici la fin de 2029.

Selon le gouvernement fédéral, ce projet constitue un élément clé de la modernisation du NORAD et vise à renforcer la souveraineté canadienne dans l’Arctique dans un contexte géopolitique marqué par l’augmentation des activités militaires et stratégiques dans la région.

Le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, a affirmé que cette capacité permettra aux Forces armées canadiennes de « détecter, dissuader et répondre aux menaces émergentes avec plus de rapidité, de portée et de précision ».

Le gouvernement estime également que le programme générera d’importantes retombées économiques. Entre 2026 et 2033, le projet devrait contribuer à hauteur de près de 290 millions de dollars par année au produit intérieur brut canadien et soutenir environ 2 270 emplois annuellement.

Présenté comme le plus important contrat d’exportation militaire de l’histoire australienne, l’accord renforce également les liens stratégiques entre Ottawa et Canberra dans les domaines de la défense, de la sécurité arctique et des technologies de surveillance avancées.