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Duravit inaugure à Matane sa première usine en Amérique du Nord

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Duravit inaugure à Matane sa première usine en Amérique du Nord, un investissement de plus de 90 M$ qui marque une étape majeure pour l’industrie de la céramique sanitaire. L’entreprise allemande, réputée mondialement pour son design haut de gamme, mise sur le Bas-Saint-Laurent pour étendre sa présence sur les marchés canadien et américain. Déjà forte d’une centaine d’employés, l’usine atteindra 240 postes lorsque sa production sera pleinement opérationnelle en 2027.

Le site matanais, alimenté exclusivement à l’électricité propre, abrite une innovation d’envergure mondiale : le premier four tunnel électrique jamais installé dans l’industrie. Capable de cuire plus de 6 000 pièces par jour à 1 260 °C, il permettra de réduire de 9 000 tonnes les émissions annuelles de CO₂ par rapport aux installations fonctionnant au gaz naturel. À terme, l’usine produira jusqu’à 450 000 pièces en céramique par an, un atout stratégique pour les exportations via le port en eau profonde de Matane.

Le projet bénéficie d’un soutien important des gouvernements : 19 M$ en prêts fédéraux, 11 M$ du Québec, ainsi qu’un appui d’Hydro-Québec pour l’approvisionnement énergétique et plus de 415 000 $ en formation de la main-d’œuvre. Pour les autorités, cette implantation confirme la capacité du Québec à attirer des investissements structurants alliant innovation, emplois de qualité et transition durable.

Avec cette nouvelle usine, Duravit entend renforcer son positionnement nord-américain tout en poursuivant sa trajectoire vers la carboneutralité d’ici 2045. Matane devient ainsi un symbole fort où développement industriel et responsabilité environnementale avancent de pair.

Les Producteurs acéricoles du Québec en colère

Les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) sonnent l’alarme et pointent du doigt le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF), accusé de renier une entente conclue au printemps 2025 visant la mise en production de 50 000 hectares de forêt publique pour l’acériculture. Réunis en assemblée générale à Lévis, plus de 200 acériculteurs ont exprimé une colère unanime, dénonçant un « bris de parole » qui mettrait en péril l’avenir de tout un secteur stratégique pour l’économie québécoise.

Au cœur du conflit : les 2 000 hectares promis au Bas-Saint-Laurent, dont seulement la moitié serait finalement octroyée. Une réduction qui priverait la région de 215 000 entailles et d’environ 21,5 millions $ d’investissements, selon les PPAQ. Les producteurs dénoncent aussi un climat de représailles, alors que le MRNF laisserait planer des doutes sur son engagement envers la Chaire de recherche en acériculture de l’Université Laval, un projet essentiel au développement scientifique de la filière.

Pour Luc Goulet, président des PPAQ, la situation est claire : « Refuser d’appliquer l’entente dans son intégralité équivaut à une déclaration de guerre envers la production de sirop d’érable. Nous ne reculerons pas. »

Alors que le Québec représente 72 % de la production mondiale de sirop d’érable, les acériculteurs jugent impératif que le gouvernement respecte ses engagements pour assurer la croissance de cette industrie-phare, déjà fragilisée par l’incertitude et les retards administratifs.

La bannière Lib fait sa première percée en Ontario 

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La bannière Lib fait une entrée remarquée en Ontario avec l’ouverture de son premier complexe résidentiel à Kanata. EMD-Batimo a officiellement lancé les travaux du Lib Kanata, marquant la première incursion de l’entreprise à l’extérieur du Québec et une étape clé de sa stratégie d’expansion pancanadienne.

Situé au cœur de Kanata, à proximité immédiate du Kanata Entertainment Centrum, le nouveau complexe de neuf étages proposera 236 unités locatives destinées aux 55 ans et plus. Appartements spacieux, espaces lumineux, cinq électroménagers inclus et une gamme complète d’aires de vie communes — piscine, salle d’entraînement, lounge, espace culinaire, commerces — illustrent l’approche moderne et flexible de la bannière, loin du modèle traditionnel des résidences pour aînés.

Le projet, évalué à 126 M$, générera plus de 130 emplois au pic des travaux et devrait accueillir ses premiers résidents au printemps 2027. Pensé selon des standards écoresponsables, il s’inscrit dans un contexte où un quart de la population locale a 55 ans et plus et où la demande de logements adaptés ne cesse de croître.

Pour la conseillère municipale Cathy Curry, l’arrivée de Lib à Kanata constitue « une excellente nouvelle pour un secteur en forte pression immobilière ». Pour EMD-Batimo, ce premier chantier ontarien n’est qu’un début : d’autres projets suivront, soutenus par une vision claire — offrir des milieux de vie contemporains et contribuer à combler le déficit de logements au Canada.

Québec : l’UMQ et les Commissionnaires unissent leurs forces pour sécuriser les municipalités

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L’Union des municipalités du Québec (UMQ) s’associe aux Commissionnaires du Québec pour lancer une offre de services complète en cybersécurité destinée aux municipalités québécoises. L’initiative vise à renforcer la résilience numérique, la prévention, la détection et la réponse aux incidents dans les administrations locales.

Selon Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche, cette offre constitue « un guichet unique en cybersécurité » avec des solutions concrètes comme la surveillance continue des réseaux, le blocage des connexions malveillantes, les simulations d’intrusion et les ateliers de sensibilisation pour le personnel municipal.

Les Commissionnaires, acteurs québécois spécialisés depuis plus de 100 ans, apportent leur expertise en sécurité physique et numérique. Leur expérience inclut la sécurisation d’événements internationaux tels que le G7, la COP15 et la 70ᵉ Assemblée parlementaire de l’OTAN, ainsi que l’accompagnement de ministères fédéraux et de gouvernements provinciaux dans leurs initiatives de cybersécurité.

Québec : des conférences gratuites pour mieux comprendre et prévenir la MPOC

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L’Association pulmonaire du Québec (APQ) lance une série de conférences en ligne gratuites dédiées à la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), destinées aux patients et à leurs proches aidants. Organisées en partenariat avec AstraZeneca et en collaboration avec GSK, Sanofi et Trudell, ces rencontres visent à informer, soutenir et outiller les personnes touchées par cette maladie respiratoire en progression.

Au Québec, 594 000 personnes sont atteintes de MPOC, souvent sous-diagnostiquée. Les facteurs de risque incluent la fumée du tabac, la pollution atmosphérique et l’exposition professionnelle à des irritants. Les signes précoces — essoufflement ou toux persistante — sont trop souvent ignorés, retardant le diagnostic. Selon l’APQ, la MPOC apparaît de plus en plus chez des patients jeunes, parfois dès 35 ans.

Les conférences aborderont des thèmes pratiques : gestion des symptômes, dépistage du cancer du poumon, ventilation non invasive, vaccination, adaptation du domicile et des activités quotidiennes, alimentation et sevrage tabagique. Des moments d’échanges permettront aux participants de poser leurs questions et de bénéficier de conseils concrets.

L’INRS met au point une technologie infrarouge innovante pour un dépistage plus fiable de la fièvre

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Alors que les virus respiratoires refont surface avec l’arrivée du froid, une équipe de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) dévoile une technologie infrarouge qui pourrait transformer le dépistage de la fièvre dans les lieux publics. Baptisée SPIRIT (Single-pixel infrared imaging thermometry), cette innovation promet une précision accrue comparativement aux caméras thermiques traditionnelles, souvent perturbées par le froid, la transpiration ou le port du masque.

Développée sous la direction du professeur Jinyang Liang, expert en imagerie computationnelle, SPIRIT repose sur un concept simple mais puissant : utiliser un seul pixel infrarouge pour cibler la zone la plus fiable du visage — l’angle interne des yeux — là où la température reflète le mieux la chaleur corporelle centrale. Grâce à un système de codage lumineux et à une reconstruction informatique, l’appareil concentre toute sa capacité de détection sur ces minuscules régions, habituellement négligées par les caméras classiques.

Lors d’essais réalisés auprès de 39 volontaires, SPIRIT a détecté un cas de fièvre, suivi les variations normales de température et relevé des différences liées au port de lunettes, démontrant sa sensibilité et sa précision (± 0,3 °C). Compact et abordable, l’appareil pourrait être déployé dans les écoles, les cliniques, les gares et les milieux de travail, réduisant les fausses alertes et les coûts liés aux tests superflus.

Cette percée technologique, réalisée en collaboration avec les chercheurs Cheng Jiang, Patrick Kilcullen, Yingming Lai et le professeur Tsuneyuki Ozaki, fait l’objet d’une publication dans Nature Communications. Une phase de développement appliqué est d’ores et déjà en cours avec QV Studio, en vue d’une éventuelle commercialisation et d’un projet pilote en milieu de santé.

Premier système de thermométrie infrarouge à pixel unique conforme aux normes internationales, SPIRIT pourrait contribuer à améliorer les critères de dépistage de la fièvre et à renforcer la préparation du Québec et du Canada face aux prochaines vagues épidémiques.

Les travailleurs canadiens exigent des règles claires sur l’IA alors que son usage explose

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L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les entreprises canadiennes, mais les employés peinent à suivre le rythme. Selon le dernier indice d’adoption de KPMG, plus de la moitié des travailleurs utilisent désormais des outils d’IA générative dans leur quotidien professionnel. Une hausse notable, mais freinée par un malaise grandissant : le manque de formation et de lignes directrices.

Alors que l’adoption est passée de 46 % à 51 % en un an, près d’un employé sur deux craint de perdre son poste s’il n’arrive pas à maîtriser ces nouvelles technologies. Et seulement 48 % jugent que la formation offerte par leur employeur est suffisante.

« Les organisations sont passées du test à l’intégration réelle de l’IA, mais beaucoup d’employés ne savent toujours pas comment l’utiliser dans leur rôle », explique Megan Jones, associée chez KPMG. Résultat : 36 % des travailleurs formés n’utilisent finalement pas les outils, faute de temps pour adapter leurs méthodes de travail, et 37 % disent avoir abandonné l’IA après l’avoir testée, jugeant son intégration trop lourde.

La prudence face aux “hallucinations” des modèles d’IA joue aussi un rôle important : 58 % des répondants disent être préoccupés par les inexactitudes, et 46 % évitent d’utiliser l’IA au travail pour cette raison.

Pourtant, le potentiel est bien réel. Près de 80 % des utilisateurs affirment que l’IA améliore leur productivité, et plus de la moitié disent réaffecter le temps économisé à des tâches à plus forte valeur ajoutée.

Pour KPMG, la solution passe par des formations personnalisées et des politiques claires, adaptées aux secteurs et aux besoins de chaque équipe. « Le succès ne repose pas sur la technologie, mais sur l’adaptabilité », estime Davin Gnanapragasam, chef des technologies fiscales chez KPMG. Moins de 30 % des employés affirment que leur organisation dispose d’une politique complète sur l’IA.

Alors que les outils se multiplient, une majorité de travailleurs souhaitent désormais que toutes les entreprises canadiennes adoptent des règles obligatoires encadrant l’usage de l’IA, signe que l’innovation seule ne suffit plus : il faut aussi des repères.

Source : Répertoire sur l’adoption de l’IA générative de KPMG au Canada (Groupe CNW/KPMG LLP)

L’UQAT inaugure l’Observatoire de la Baie-James pour un développement régional durable

MATAGAMI, QC – L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) annonce la création de l’Observatoire de la Baie-James (OBJ), en partenariat avec la Fondation de l’UQAT, l’Administration régionale Baie-James (ARBJ) et plusieurs ministères. L’OBJ vise à centraliser et rendre accessibles des données fiables sur ce vaste territoire, afin de soutenir le développement durable, la planification et la prise de décisions stratégiques.

Dirigé par le professeur Hugo Asselin, l’Observatoire permettra de combler les lacunes informationnelles et de générer de nouvelles connaissances pour proposer des solutions adaptées aux réalités locales. René Dubé, président de l’ARBJ, et Geneviève Guilbault, ministre des Affaires municipales, soulignent l’importance de cet outil pour orienter les investissements et renforcer la vitalité économique de la région.

Basé à Matagami, l’Observatoire s’inscrit dans la campagne « Bâtir l’avenir maintenant » de la Fondation de l’UQAT, renforçant la présence universitaire sur le territoire et favorisant la collaboration avec les communautés locales pour un développement harmonieux et durable.

Une nouvelle saison du podcast TOC célèbre les voix d’entrepreneurs et de leaders noirs au Canada

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La FACE Coalition annonce le lancement de la quatrième saison du balado The Other Canada Podcast (TOC), qui continue de mettre en lumière les parcours d’entrepreneurs, d’experts et de leaders noirs qui transforment le paysage économique canadien.

Dès le 5 décembre, huit personnalités issues de la diaspora africaine partageront leurs expériences, entre finance, développement identitaire et innovation sociale. « Cette saison, nous célébrons des récits qui renforcent notre compréhension collective et solidifient notre communauté », souligne Tiffany Callender, PDG de FACE.

Animées par Danielle Pinnock et produites par Corex Creative, ces conversations promettent des réflexions profondes pour inspirer le leadership, l’empowerment et l’entrepreneuriat.

Lancé en 2021, TOC est devenu un espace essentiel pour amplifier des voix souvent invisibilisées et encourager l’autonomisation économique. FACE, fondée la même année, poursuit sa mission : offrir aux entrepreneurs noirs du Canada l’accès au financement, aux ressources et au soutien nécessaires pour prospérer.

Ivanie Aubin-Malo récompensée : Wahsipekuk sacrée meilleure œuvre chorégraphique au Québec

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Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) a décerné le Prix du CALQ pour la meilleure œuvre chorégraphique à Ivanie Aubin-Malo pour Wahsipekuk : Au-delà des montagnes. Remis lors des Prix de la danse de Montréal à l’Hôtel William Gray, ce prix de 10 000 $ salue une création saluée pour sa puissance, sa clarté et sa profondeur spirituelle.

Le jury a souligné une œuvre où se rencontrent culture, poésie et réflexion décoloniale, portée par des éclairages sublimes, une musique émouvante et une participation du public inspirée des traditions autochtones. Avec le violoniste Julian Rice, Aubin-Malo entraîne les spectateurs dans un voyage sensible au cœur des traditions wabanakiak, explorant la transmission des savoirs et l’espace onirique des récits ancestraux.

Présentée à Montréal en novembre 2024 dans la programmation de l’Agora de la danse et du OFF-CINARS, la pièce a suscité un vif enthousiasme, autant auprès des publics autochtones que du grand public, confirmant sa portée universelle.

Artiste wolastoq et québécoise, la chorégraphe poursuit un travail engagé autour des cultures autochtones, notamment par le collectif MAQAHATINE et un projet de centre culturel wolastoqey. Cette distinction confirme son rôle essentiel dans le renouvellement de la scène chorégraphique québécoise.