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Le CICE investit 2,46 millions de dollars dans cinq entreprises féminines de la tech climatique

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Le Centre pour l’innovation et l’énergie propre de la Colombie-Britannique (CICE) annonce un investissement de 2,46 millions de dollars dans cinq jeunes pousses dirigées par des femmes, sélectionnées dans le cadre de son premier appel à l’innovation « Women in Climate Tech ». Une initiative stratégique visant à accélérer des solutions de rupture pour la décarbonation des secteurs des transports, de la construction et de la bio-industrie.

Face à 58 candidatures, cinq entreprises ont été retenues pour leur potentiel à générer un impact climatique à grande échelle et à stimuler la croissance économique. Parmi elles :

  • Agora Energy Technologies, qui transforme le CO₂ en énergie propre en un processus intégré de capture, purification et conversion ;
  • Ayrton Energy Inc., qui facilite le transport et le stockage de l’hydrogène en utilisant l’infrastructure existante ;
  • EnviCore Inc., qui révolutionne les déchets industriels en matériaux alternatifs pour le ciment ;
  • Gaia Refinery, qui déploie des solutions modulaires d’élimination du carbone à grande échelle pour la bio-industrie ;
  • Seacork Studio Inc., qui conçoit des matériaux de construction carbone négatif à partir d’algues.

« Résoudre les défis climatiques actuels exige de l’innovation, du leadership pragmatique et des investissements stratégiques dans des technologies à fort potentiel d’industrialisation », souligne Sarah Goodman, présidente et directrice générale du CICE. « En soutenant les femmes entrepreneures de la tech climatique, nous renforçons l’économie canadienne et maximisons notre réservoir de talents. »

L’enjeu économique est de taille : selon MaRS Discovery District, une augmentation de 10 % du nombre de PME détenues par des femmes pourrait générer près de 198 milliards de dollars pour le PIB canadien.

« Soutenir des fondateurs diversifiés, ce n’est pas de la charité, c’est une stratégie gagnante », insiste Goodman. « Plus nous multiplions les voix autour de la table, plus nous trouvons des solutions innovantes, adaptées aux défis complexes de l’énergie et du climat. »

Au-delà du financement, le CICE entend bâtir un écosystème inclusif. À travers des programmes comme R2WS: Innovation with Impact – Women in Tech, le centre facilite l’accès aux réseaux et aux ressources pour assurer la croissance de ces innovatrices.

Depuis sa création en 2021, le CICE a investi 39,7 millions de dollars dans 65 projets, représentant une valeur combinée de plus de 264,3 millions de dollars, consolidant ainsi la position de la Colombie-Britannique comme un pôle mondial de l’innovation climatique.

iPhone : les cinq problèmes les plus courants et comment y remédier

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Symbole d’innovation technologique et de raffinement, l’iPhone reste l’un des smartphones les plus prisés au monde. Pourtant, même le fleuron d’Apple n’échappe pas à quelques déconvenues, régulièrement rapportées par ses utilisateurs. De la batterie capricieuse aux écrans récalcitrants, tour d’horizon des cinq problèmes les plus courants rencontrés avec un iPhone… et les solutions possibles.

1. Une batterie qui s’essouffle trop vite

C’est sans doute la plainte numéro un des utilisateurs. Après quelques mois — ou années — d’utilisation, l’autonomie de l’iPhone décline, parfois de manière spectaculaire.

Pourquoi ?
Les batteries lithium-ion utilisées par Apple vieillissent naturellement au fil des cycles de recharge. De plus, certaines mises à jour logicielles augmentent la consommation d’énergie.

La solution :
Apple propose un outil de diagnostic dans « Réglages > Batterie > État de la batterie ». Si la capacité maximale est trop basse (en dessous de 80 %), un remplacement de la batterie est recommandé. Certaines mises à jour d’iOS intègrent aussi des options d’optimisation pour préserver l’autonomie.

2. L’écran figé ou tactile défectueux

Un iPhone qui ne réagit plus au toucher ou dont l’écran reste figé est un problème frustrant, souvent lié à des bugs logiciels ou à des défaillances matérielles.

Pourquoi ?
Les surcharges du processeur, les applications défectueuses ou une chute de l’appareil peuvent être en cause.

La solution :
Forcer un redémarrage peut suffire. Si le problème persiste, une restauration complète via iTunes ou Finder est recommandée. Dans les cas plus graves (écran cassé ou problème matériel), une visite dans un Apple Store s’impose.

3. L’iPhone qui surchauffe

Un appareil qui chauffe excessivement peut devenir inconfortable à utiliser, voire dangereux.

Pourquoi ?
Une utilisation intensive (jeux 3D, navigation GPS prolongée), une exposition à la chaleur extérieure ou des problèmes logiciels peuvent en être la cause.

La solution :
Fermer les applications en arrière-plan, retirer la coque protectrice et éviter d’utiliser l’appareil pendant la charge sont de bonnes pratiques. Si la surchauffe est récurrente, une vérification matérielle est conseillée.

4. Le Wi-Fi instable ou inexistant

Difficultés à se connecter, signal faible ou déconnexion intempestive… Le Wi-Fi est une source fréquente de tracas.

Pourquoi ?
Les interférences, les problèmes de routeur, mais aussi des bugs d’iOS peuvent perturber la connectivité.

La solution :
Réinitialiser les réglages réseau (dans « Réglages > Général > Réinitialiser > Réinitialiser les réglages réseau ») règle souvent le problème. Si ce n’est pas suffisant, la mise à jour du logiciel ou un redémarrage du routeur peuvent être nécessaires.

5. Les problèmes de stockage saturé

Avec les applications de plus en plus lourdes et les photos en haute définition, l’espace de stockage se remplit rapidement, en particulier sur les modèles d’entrée de gamme.

Pourquoi ?
Les utilisateurs sous-estiment souvent la taille des fichiers médias et des applications.

La solution :
Activer la fonctionnalité « Optimiser le stockage » pour les photos, utiliser des services cloud comme iCloud ou Google Photos, et faire régulièrement le ménage dans les applications inutilisées.


Si l’iPhone reste un appareil fiable et performant, ces problèmes récurrents rappellent qu’aucune technologie n’est parfaite. Heureusement, la plupart des désagréments peuvent être résolus rapidement grâce aux solutions mises à disposition par Apple et aux bonnes pratiques d’utilisation. Rester attentif à l’entretien de son appareil est plus que jamais essentiel pour en prolonger la durée de vie.

À La Pocatière, la 43ᵉ édition d’Expo-Poc bat tous les records

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À l’ombre du Saint-Laurent, Expo-Poc a une fois de plus affirmé son statut d’événement majeur de la scène agroalimentaire québécoise. Pour sa 43ᵉ édition, les 11 et 12 avril derniers, l’Expo a rassemblé plus de 5 000 visiteurs sur les terrains de l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ), surpassant toutes les attentes des organisateurs.

Spectacle équestre (Groupe CNW/Institut de technologie agroalimentaire du Québec)

Organisée par les étudiants eux-mêmes, cette édition a illustré avec éclat la vitalité de la relève agricole, la qualité de leur formation, mais aussi l’ancrage de cet événement dans la communauté locale. « C’est grâce à l’engagement de nos commanditaires, de nos partenaires et de notre équipe que nous avons connu un tel succès », a déclaré Nathaniël Blais-Robin, étudiant de troisième année en Technique de production agricole et président de cette édition.

Un soutien local massif

La Ville de La Pocatière et Développement économique La Pocatière se sont également joints à l’initiative, notamment avec le lancement réussi du brunch de la cabane à sucre et de l’événement Sucré-Ris. Le partenariat officiel avec Sollio & Avantis, Sollio & Unoria, ainsi que la Caisse Desjardins de l’Anse de La Pocatière et le gouvernement du Québec, a permis de hisser Expo-Poc à de nouveaux sommets.

Un encan de génisses historique

Véritable clou de l’événement, la vente de génisses a pulvérisé tous les records. Avec un prix moyen de 6 900 dollars par animal, la star incontestée fut « Jeanlu Right Stuff-PP Breeze », vendue à 22 200 dollars, éclipsant l’ancien record établi l’an dernier (14 000 dollars). Un succès qui souligne non seulement la maîtrise technique des étudiants, mais aussi leur fine compréhension des enjeux de l’industrie laitière.

Nouveautés et émotions fortes

Parmi les nouveautés marquantes, le showman de moutons a connu un franc succès pour sa première édition, attirant une foule nombreuse et curieuse. De leur côté, les concours et démonstrations équestres ont fait vibrer les amateurs de chevaux, consolidant encore un peu plus la place d’Expo-Poc dans le cœur des visiteurs.

L’événement a aussi porté sa contribution au tissu social : grâce aux pourboires recueillis lors des différentes activités, 1 001,55 dollars ont été remis à l’organisme Au cœur des familles agricoles, illustrant une fois encore l’esprit de solidarité qui anime les acteurs du milieu agricole.

L’ITAQ, creuset de l’avenir agroalimentaire québécois

Fort de plus de 60 ans d’histoire, l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec demeure aujourd’hui le seul établissement collégial entièrement dédié à l’agroalimentaire dans la province. À travers ses laboratoires-écoles, ses fermes pédagogiques, ses usines de transformation et ses programmes spécialisés, l’ITAQ forme la future génération d’agriculteurs, de technologues et de gestionnaires appelés à piloter la transition agroécologique du Québec.

Avec Expo-Poc, les étudiants et l’ITAQ démontrent une fois encore que l’agriculture de demain se bâtit avec passion, rigueur et innovation.

L’OMC exhorte l’Afrique à réduire sa dépendance au commerce américain

Alors que les tensions géopolitiques bouleversent les échanges internationaux, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) appelle les nations africaines à repenser en profondeur leurs stratégies commerciales. L’heure est à l’autonomie économique, martèle sa directrice générale, Ngozi Okonjo-Iweala.

Dans un contexte où l’aide internationale s’amenuise et où les échanges deviennent de plus en plus politisés, Mme Okonjo-Iweala alerte : l’Afrique ne pourra compter indéfiniment sur la stabilité de ses partenaires traditionnels. « L’environnement extérieur devient plus exigeant. L’aide se tarit. Le commerce est désormais un instrument politique », a-t-elle averti, lors d’une déclaration relayée ce 17 avril.

Une vulnérabilité masquée par des chiffres globaux

Si la directrice de l’OMC reconnaît que, globalement, l’économie africaine affiche une relative stabilité — la croissance du PIB réel demeurant largement inchangée — elle appelle à la vigilance. Le faible volume d’échanges entre l’Afrique et les États-Unis, représentant seulement 6,5 % des exportations et 4,4 % des importations du continent, masque des disparités criantes.

Ainsi, des pays comme le Lesotho demeurent particulièrement exposés : près de 10 % de son PIB dépend des exportations textiles vers les États-Unis, soit environ 240 millions de dollars par an. Une dépendance dangereuse, selon Mme Okonjo-Iweala, dans un contexte de remises en cause des accords commerciaux et de montée du protectionnisme.

Miser sur le commerce intra-africain

Face à ces menaces, la cheffe de l’OMC plaide pour une intensification des échanges intra-continentaux. Aujourd’hui, ceux-ci ne représentent que 16 % du commerce total africain. « Il n’y a aucune raison pour que les 240 millions de dollars de textiles exportés par le Lesotho ne trouvent pas preneurs sur le marché africain », soutient-elle.

L’Afrique, qui comptera un quart de la population mondiale d’ici 2050, doit selon elle renforcer sa capacité à produire, échanger et consommer localement. Cette transformation passe par une mobilisation accrue des ressources domestiques, une attraction d’investissements régionaux et une accélération des processus d’intégration commerciale.

Diversifier pour mieux résister

Les leçons de la crise du Covid-19, rappelle Mme Okonjo-Iweala, sont claires : « Il nous faut diversifier nos sources d’approvisionnement. Aujourd’hui, face aux tensions commerciales, nous devons aussi diversifier nos débouchés. » Dépendre d’un unique marché pour ses exportations ou ses importations expose les économies aux aléas géopolitiques et accentue les déséquilibres.

En prônant la « re-globalisation », un modèle plus inclusif intégrant les régions traditionnellement marginalisées, elle invite les États africains à ne pas céder aux sirènes du repli, mais à construire une interdépendance équilibrée.

Une réforme nécessaire de l’OMC

La directrice générale reconnaît également que l’OMC doit évoluer pour rester pertinente. Les règles de l’organisation, estime-t-elle, doivent être modernisées pour mieux soutenir les économies vulnérables, rendre les processus décisionnels plus équitables et refléter les réalités économiques actuelles.

« Nos règles n’étaient pas conçues pour être figées pendant 30 ans. Elles étaient censées évoluer avec le monde », a-t-elle souligné, tout en saluant la volonté des membres de l’organisation de renouveler leur engagement envers les principes fondateurs du multilatéralisme, tels que la clause de la nation la plus favorisée.

Les 100 premiers jours de Donald Trump : une présidence de rupture et de turbulences

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Cent jours après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump imprime une marque indélébile sur le paysage politique américain. Porté par la promesse d’une « action rapide et implacable », l’ancien président réélu n’a cessé, semaine après semaine, de bousculer l’ordre établi, de purger ses opposants et de redéfinir la fonction présidentielle selon une conception volontariste, voire autoritaire du pouvoir.

Une présidence de représailles

Dès son premier jour, Trump a concrétisé l’engagement de faire « payer » ceux qui l’avaient combattu. Les procureurs liés aux enquêtes judiciaires contre lui ont été congédiés. Les cabinets d’avocats les employant ont vu leurs accès aux bâtiments fédéraux suspendus et leurs contrats publics résiliés. Plus spectaculaire encore : la suspension des habilitations de sécurité d’une cinquantaine d’anciens responsables du renseignement, accusés d’avoir entaché la campagne de 2020 en liant l’affaire de l’ordinateur de Hunter Biden à une opération russe.

Les universités prestigieuses n’ont pas été épargnées. Columbia a perdu 400 millions de dollars de subventions pour sa gestion des manifestations pro-palestiniennes ; l’Université de Pennsylvanie a vu ses fonds gelés pour avoir soutenu une nageuse transgenre. Harvard, quant à elle, résiste aux pressions mais subit un gel de ses financements et une enquête sur son statut fiscal.

Un usage frénétique du décret présidentiel

À un rythme inédit, Trump a signé trois fois plus de décrets que Joe Biden sur la même période. Sur tous les fronts — économie, énergie, immigration, culture —, l’ancien magnat de l’immobilier agit par à-coups brutaux.

Il a proclamé une urgence nationale sur l’énergie, réimposé des tarifs douaniers massifs et suspendu les subventions fédérales à de nombreux projets environnementaux. En politique étrangère, il a sabré les aides internationales, conditionné le soutien à l’Ukraine à des pourparlers directs avec Moscou, et s’est attiré les critiques de nombreux alliés traditionnels.

Un tournant impérial de l’exécutif

Au cœur de cette frénésie se trouve une vision radicale : la suprématie absolue du pouvoir exécutif. Inspiré par le Project 2025 et soutenu par des think tanks conservateurs comme la Heritage Foundation, Trump affirme la prééminence du président sur le Congrès et les cours fédérales.

« Nous assistons à une tentative méthodique de refonder la relation entre les pouvoirs », analyse Lew Irwin, professeur de sciences politiques à l’université de Duquesne. Le limogeage de plusieurs inspecteurs généraux sans notification préalable au Congrès en est l’illustration la plus flagrante.

Une Amérique fracturée

Si Trump galvanise ses partisans — particulièrement dans les bastions industriels de Pennsylvanie —, il inquiète de plus en plus l’opinion publique. Son taux d’approbation plafonne à 42 %, en forte baisse depuis l’annonce de ses tarifs mondiaux, qui ont ébranlé les marchés financiers et alimenté l’inflation.

« Il a creusé des tranchées profondes dès son retour au pouvoir », observe Christopher Borick, politologue au Muhlenberg College. « Et son désaveu par une partie de l’électorat républicain pourrait compliquer les élections de mi-mandat. »

Des voix émergent même parmi ses soutiens initiaux, dénonçant l’extrémisme de certaines mesures : détentions massives de manifestants pro-palestiniens, gel brutal des fonds pour des programmes alimentaires ou éducatifs, attaques contre les minorités transgenres.

Vers une présidence sans frein ?

Alors que près de 200 procédures judiciaires contestent ses décisions, Trump ne faiblit pas. S’il parvient à imposer durablement cette concentration du pouvoir, les États-Unis pourraient voir ressurgir le spectre de ce que les constitutionnalistes redoutent : un « impérialisme présidentiel » institutionnalisé.

« En créant un exécutif surpuissant, les Républicains jouent avec le feu », prévient Borick. « Car le jour où un Démocrate hériterait d’un tel pouvoir, ils en subiraient eux aussi les conséquences. »

Pour l’heure, Donald Trump poursuit son œuvre de rupture, prêt à défier les contre-pouvoirs. Reste à savoir si l’Amérique saura, ou voudra, lui opposer une limite.

Une fillette américaine de deux ans expulsée vers le Honduras : la justice fédérale saisie

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Une fillette de deux ans, citoyenne américaine, a été expulsée avec sa mère vers le Honduras, suscitant une vive émotion au sein de la justice fédérale américaine et relançant les critiques contre la politique migratoire du gouvernement Trump. C’est un juge fédéral de Louisiane, Terry Doughty, qui a révélé l’affaire dans une ordonnance publiée vendredi, déplorant l’absence de toute procédure formelle préalable à cette expulsion et évoquant une possible violation grave du droit. « Il existe une forte suspicion que le gouvernement vient d’expulser un citoyen américain sans véritable procédure », écrit le magistrat, rappelant que l’expulsion de citoyens américains est strictement interdite par la loi. Le juge a fixé une audience au 16 mai pour faire la lumière sur les circonstances de cet éloignement forcé.

Selon les documents judiciaires, l’administration Trump n’a pas contesté les faits, mais a soutenu que l’expulsion de la fillette, identifiée sous les initiales V.M.L., avait été effectuée à la demande expresse de sa mère, elle-même en situation irrégulière. « Le gouvernement soutient que c’est normal parce que la mère souhaite que l’enfant soit expulsé avec elle. Mais la cour ne le sait pas », souligne pourtant le juge Doughty, manifestant son scepticisme. L’enfant aurait été expulsée après avoir été détenue quelques jours par les services d’immigration (ICE), au même titre que sa mère hondurienne.

Cette affaire n’est pas isolée. Deux grandes organisations de défense des droits civiques, l’American Civil Liberties Union (ACLU) et le National Immigration Project (NIP), ont dénoncé dans des communiqués l’expulsion de plusieurs familles dans des circonstances similaires. Selon ces associations, au moins deux autres mères et leurs enfants auraient été expulsés récemment depuis La Nouvelle-Orléans. L’une des familles concernées inclurait un enfant de quatre ans atteint d’une forme rare de cancer, et une autre, une mère enceinte. Gracie Willis, avocate du NIP, a qualifié ces expulsions de « pratiques épouvantables » et accusé l’ICE de bénéficier d’un « accord tacite pour arrêter et expulser des enfants américains ».

Depuis le début du mandat de Donald Trump, la politique migratoire s’est durcie, l’administration multipliant les expulsions et adoptant une rhétorique de plus en plus virulente contre l’immigration clandestine, qualifiée d’« invasion » par le président lui-même. Les contentieux judiciaires se multiplient dans tout le pays, comme en témoigne l’affaire de Kilmar Abrego Garcia, un Salvadorien expulsé à tort et envoyé dans une mégaprison de son pays d’origine, malgré une décision de justice américaine ordonnant son retour.

La tension entre l’exécutif et le pouvoir judiciaire atteint désormais un niveau critique. Vendredi, dans un autre épisode révélateur de cette confrontation, la police fédérale américaine a procédé à l’arrestation spectaculaire d’une juge, en plein tribunal, pour « entrave » à l’arrestation d’un migrant. Ce climat explosif s’inscrit dans une stratégie assumée par Donald Trump, qui, face aux décisions judiciaires défavorables, dénonce régulièrement ce qu’il appelle la « tyrannie » des juges, dans une tentative manifeste de discréditer l’appareil judiciaire fédéral.

Les ventes au détail ont diminué de 0,4 %, selon Statistique Canada

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Les ventes au détail au Canada ont affiché un recul de 0,4 % en février 2025 pour s’établir à 69,3 milliards de dollars, selon les données de Statistique Canada. Cette baisse mensuelle, exprimée également en volume, marque un fléchissement notable dans un contexte économique toujours sous tension. Quatre des neuf principaux sous-secteurs du commerce de détail ont enregistré des baisses, dominées par le repli des concessionnaires de véhicules et de pièces automobiles, où les ventes ont chuté de 2,6 %. Ce sont les concessionnaires d’automobiles neuves qui ont subi la perte la plus importante, avec une diminution de 3,0 %, prolongeant ainsi leur tendance négative pour un deuxième mois consécutif. Les détaillants de pièces, pneus et accessoires automobiles ont également vu leurs chiffres reculer de 1,6 %.

En revanche, certains secteurs ont résisté à cette tendance baissière. Les ventes des stations-service et marchands de combustibles ont progressé de 0,3 %, poursuivant leur dynamique positive pour un cinquième mois consécutif, avec une hausse de 0,8 % en volume. Quant aux ventes au détail de base, excluant les stations-service et les concessionnaires automobiles, elles ont crû de 0,5 % en février, principalement sous l’impulsion des détaillants d’alimentation, dont les ventes ont bondi de 2,8 %. Les supermarchés et autres épiceries, hors dépanneurs, ont enregistré une progression notable de 3,7 % après un repli en janvier. Les détaillants de bière, vin et spiritueux ont également contribué à la croissance avec une hausse de 2,3 %, tandis que les marchands de marchandises diverses ont vu leurs ventes grimper de 1,2 %. À l’inverse, les détaillants de meubles, d’accessoires de maison et d’appareils électroniques et ménagers ont subi la plus forte baisse du secteur de base, avec un repli de 2,9 %.

La tendance provinciale révèle également un affaiblissement généralisé du commerce de détail. Sept provinces ont enregistré des reculs en février, avec le Québec en tête de file, affichant une baisse de 0,9 %, un deuxième recul mensuel consécutif. Dans la région métropolitaine de Montréal, la situation est encore plus marquée avec une chute de 2,5 %. En Colombie-Britannique, le repli des ventes a atteint 0,6 %, influencé notamment par la contre-performance des détaillants de meubles et d’appareils électroniques. À Vancouver, la diminution a été de 0,9 %. Seul le Manitoba a nettement tiré son épingle du jeu avec une hausse des ventes de 1,8 %, stimulée par la bonne tenue des concessionnaires automobiles.

Du côté du commerce électronique, les ventes ont légèrement baissé de 0,3 % en février pour atteindre 4,3 milliards de dollars, représentant 6,3 % du total des ventes au détail. Enfin, selon une estimation anticipée de Statistique Canada, les ventes au détail pourraient avoir progressé de 0,7 % en mars, bien que ce chiffre reste provisoire et sujet à révision. Cette estimation repose sur les réponses de 67,1 % des entreprises interrogées, alors que le taux de réponse final moyen au cours des douze derniers mois se situait à 91,2 %.

Hockey : Vingt-cinq joueurs tentent de défendre le titre mondial du Canada au Texas

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Hockey Canada a sélectionné 25 joueurs pour l’équipe nationale masculine des moins de 18 ans du Canada, qui défend son titre au Championnat mondial masculin des M18 2025 de l’IIHF, du 23 avril au 3 mai à Frisco et à Allen, au Texas.

La formation comprend trois gardiens de but, huit défenseurs et quatorze attaquants, choisis parmi les meilleurs talents de sept provinces canadiennes. Ces joueurs ont été sélectionnés par le dépisteur en chef Byron Bonora (Brooks, AB), le directeur général Scott Walker (Cambridge, ON) et le membre du groupe de gestion Kyle Turris (New Westminster, BC), avec l’appui de Benoit Roy (Sudbury, ON), directeur des activités hockey.

Parmi les joueurs choisis, douze ont remporté la médaille d’or avec l’équipe nationale estivale des moins de 18 ans lors de la Coupe Hlinka-Gretzky 2024, prouvant déjà leur calibre sur la scène internationale. Ces joueurs incluent Beauchesne, Beckman, Cootes, Czata, Hopkins, Huang, Ivankovic, Kilfoil, Martin, Reschny, Schmidt et Smith. Sept autres joueurs ont pris part au Défi mondial de hockey des moins de 17 ans 2024, où quatre d’entre eux ont remporté une médaille d’or avec l’équipe Canada Blancs (Edwards, Lin, Rudolph, Verhoeff). Enfin, trois nouveaux venus feront leurs débuts au sein du Programme d’excellence, à savoir Gard, Hood et Sawchyn.

Scott Walker, directeur général de l’équipe, a exprimé l’importance de cette compétition : « Représenter son pays pour tenter de défendre un titre mondial est une occasion unique. Ces jeunes ont travaillé sans relâche toute la saison et ont bien mérité cette chance de briller sur la scène internationale. Ce tournoi représente également une étape importante dans la préparation des athlètes pour le Mondial junior, l’événement phare du Programme d’excellence. »

L’équipe canadienne commencera la ronde préliminaire du Championnat mondial masculin des M18 2025 aujourd’hui, avec un match contre la Slovaquie. L’équipe poursuivra sa campagne contre la Lettonie, la Finlande et la Norvège, avant d’espérer se qualifier pour les matchs de médaille, qui se dérouleront le 3 mai.

Les matchs seront diffusés sur TSN et RDS, les partenaires officiels de diffusion de Hockey Canada. TSN diffusera toutes les rencontres de l’équipe canadienne en ronde préliminaire, ainsi que les quarts de finale, les demi-finales et les matchs pour les médailles. RDS, quant à lui, présentera tous les matchs d’Équipe Canada en ronde préliminaire, deux quarts de finale, les demi-finales et les matchs pour les médailles.

Ce tournoi représente bien plus qu’une simple compétition : il s’inscrit dans une dynamique de préparation à long terme pour ces jeunes athlètes, qui nourrissent l’ambition de porter fièrement les couleurs de leur pays à l’échelle internationale. La compétition au Championnat mondial des M18 2025 au Texas sera une vitrine parfaite de leur talent, de leur éthique de travail et de leur détermination à défendre l’héritage canadien du hockey sur glace.

Le Canada, fort de son titre mondial obtenu en 2024, se présente comme l’un des favoris du tournoi, mais la compétition s’annonce plus serrée que jamais. Les autres équipes engagées, dont des nations comme la Finlande, la Suède et les États-Unis, ne manqueront pas de contester la suprématie canadienne. Toutefois, l’expérience acquise lors de la Coupe Hlinka-Gretzky et du Défi mondial des moins de 17 ans place ces jeunes joueurs dans une position idéale pour réitérer leur succès.

L’équipe canadienne se veut ambitieuse, déterminée et prête à faire face à la pression inhérente à la défense de son titre. Pour ces joueurs, c’est une chance inestimable de représenter leur pays sur la scène internationale et de contribuer à l’héritage du hockey canadien.

Les amateurs de hockey sont invités à suivre avec attention ce tournoi avec des jeunes talents en quête de gloire et de reconnaissance, et un Canada déterminé à prouver qu’il reste la nation dominante du hockey sur glace.

WNBA : Yvonne Ejim sélectionnée par le Fever d’Indiana lors du repêchage 2025

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Une nouvelle étoile canadienne s’apprête à briller sur les parquets de la WNBA. Après une saison universitaire exceptionnelle, Yvonne Ejim a été sélectionnée au troisième tour, 33e au total, par le Fever d’Indiana lors du repêchage 2025.

Issue de Calgary, en Alberta, Ejim conclut un parcours remarquable avec les Bulldogs de Gonzaga, où elle a marqué l’histoire du programme en devenant la meilleure marqueuse et rebondeuse de tous les temps. En 2024-25, l’ailière de 1,85 m a affiché des statistiques impressionnantes avec 20,7 points et 9,3 rebonds de moyenne par match. Couronnée Joueuse de l’année et Joueuse défensive de l’année de la conférence WCC pour une deuxième saison consécutive, elle a également porté les couleurs de l’équipe nationale féminine du Canada lors des Jeux olympiques de Paris 2024.

« C’est un rêve devenu réalité, » a-t-elle confié à gozags.com. « Je suis fière du chemin parcouru et de tous ceux qui m’ont soutenue. Le travail ne fait que commencer, et je suis impatiente de découvrir ce que l’avenir me réserve. »

Un accomplissement historique pour le basketball canadien

Avec cette sélection, Ejim devient la troisième joueuse albertaine de l’histoire à être repêchée dans la WNBA, après Adut Bulgak (Liberty de New York, 2016) et Michelle Plouffe (Storm de Seattle, 2014). Elle poursuit également la dynamique récente du basketball féminin canadien, emboîtant le pas à Laeticia Amihere en 2023 et Aaliyah Edwards en 2024.

Déjà médaillée de bronze avec le Canada lors de l’AmeriCup féminine 2023, Ejim arrive en WNBA avec un bagage international et une réputation de joueuse complète et déterminée. Avec son talent et son éthique de travail, nul doute qu’elle incarnera fièrement l’avenir du basketball canadien à l’échelle mondiale.

Le Canada Soccer célèbre Desiree Scott avec deux matchs amicaux à Winnipeg et Montréal

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Le Canada Soccer a annoncé ce samedi que l’équipe nationale féminine (CANWNT) disputera une série de matchs amicaux à domicile contre Haïti, lors de la fenêtre internationale de la FIFA en mai et juin 2025. Cette série sera l’occasion de rendre hommage à l’une des figures emblématiques du soccer canadien : Desiree Scott.

Le coup d’envoi sera donné le samedi 31 mai au stade Princess Auto de Winnipeg, où un match hommage soulignera la carrière exceptionnelle de Scott. La tournée se conclura à Montréal, au Stade Saputo, le mardi 3 juin.

Matchs Canada vs Haïti

Surnommée « The Destroyer » pour son travail acharné et son abnégation au milieu de terrain, Desiree Scott a porté à 187 reprises le maillot du Canada, dont 144 fois en tant que titulaire, entre 2010 et 2024. Avec trois participations aux Coupes du Monde et trois médailles olympiques (deux de bronze à Londres 2012 et Rio 2016, une d’or historique à Tokyo 2020), elle est entrée dans la légende du sport canadien. « Représenter le Canada a été l’un des plus grands accomplissements de ma vie », a-t-elle confié avec émotion.

Une légende honorée dans sa ville natale

Winnipeg accueillera ainsi le CANWNT pour la première fois depuis 2017, un retour chargé de symboles pour Scott, qui y avait célébré sa 125e sélection lors d’un match mémorable contre le Costa Rica.


À Montréal, les supporters retrouveront également une équipe galvanisée. La dernière rencontre au Stade Saputo, en juin 2024, avait vu le Canada l’emporter 2-0 contre le Mexique, lors du retour attendu de Scott après une longue blessure au genou.

Desiree Scott

Une transmission d’héritage

Pour Casey Stoney, entraîneure-chef du CANWNT, « Desiree a été une pierre angulaire du programme, une source d’inspiration pour d’innombrables jeunes joueuses à travers le pays ». Le président de Canada Soccer, Peter Augruso, a également salué « une ambassadrice exceptionnelle du sport canadien » et s’est réjoui de la voir entamer un nouveau chapitre de sa carrière avec Rapid FC dans la SLN.

Les billets pour ces rencontres historiques seront en vente dès le 2 mai, avec une prévente exclusive ouverte dès le 29 avril.

I« Desiree a été une pierre angulaire du programme de l’équipe nationale féminine, inspirant d’innombrables joueuses par son travail acharné, son esprit et son engagement à l’égard de la croissance du jeu. Nous sommes impatients de perpétuer son héritage et de lui rendre hommage à Winnipeg et d’ajouter deux matchs à domicile pour les fans ce printemps. »

– Casey Stoney, entraîneure-chef de l’équipe nationale féminine

– Cheyenne George

Ces deux matchs seront l’occasion de rendre un hommage vibrant à une athlète qui, par son talent, sa détermination et son charisme, a profondément marqué l’histoire du soccer canadien.