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Agrandissement du complexe Hôtel-Casino du Lac-Leamy : Un nouveau pas pour le tourisme d’affaires en Outaouais

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Le 27 avril 2025, le gouvernement du Québec, en partenariat avec Loto-Québec, a annoncé un projet d’agrandissement significatif du complexe Hôtel-Casino du Lac-Leamy à Gatineau. Ce projet comprend la création d’un nouveau centre des congrès, visant à renforcer le secteur du tourisme d’affaires en Outaouais. L’investissement, d’une valeur de 50 millions de dollars, permettra de transformer Gatineau en un véritable pôle pour les événements d’envergure, avec des installations modernes pouvant accueillir plus de 100 000 pieds carrés d’espaces de congrès.

L’agrandissement est jugé essentiel pour répondre à la demande croissante en matière de congrès et d’événements à Gatineau. Il s’inscrit dans un objectif plus large de dynamiser l’économie régionale en attirant des touristes d’affaires, tout en soutenant la croissance du secteur touristique local. Ce projet s’avère aussi avantageux en raison de la rapidité de sa mise en œuvre, avec des travaux devant être complétés en 24 mois, et il est réalisé sans coût supplémentaire pour les citoyens.

Les autorités gouvernementales ont souligné l’importance stratégique de ce centre des congrès. « Grâce à cette infrastructure, Gatineau sera mieux positionnée pour attirer des événements d’envergure, renforçant ainsi son rôle de porte d’entrée touristique pour le Québec », a déclaré Caroline Proulx, ministre du Tourisme. Cette initiative vise à faire passer les retombées économiques du tourisme d’affaires de 2,2 milliards à 2,5 milliards de dollars d’ici 2026.

Le projet est également soutenu par des investissements complémentaires pour la promotion du tourisme d’affaires dans toute la région, incluant 1,5 million de dollars destinés à Tourisme Outaouais pour attirer davantage d’événements. Par ailleurs, 1 million de dollars supplémentaires seront alloués au développement de l’offre touristique hivernale de la région.

L’agrandissement du complexe est perçu comme un levier majeur pour stimuler l’économie locale et régionale, en générant de nouvelles opportunités d’emplois et en renforçant l’attractivité de Gatineau comme destination pour les grandes conférences et salons internationaux. Les autorités et les acteurs locaux de l’industrie sont confiants que ce projet contribuera à assurer un avenir prospère pour l’Outaouais en tant que centre névralgique du tourisme d’affaires au Québec.

Le Canada face à Trump : un sursaut patriotique contre l’idée du « 51ᵉ État »

La provocation n’a laissé personne indifférent. En affirmant, cette semaine, qu’il était « tout à fait sérieux » à l’idée de faire du Canada le 51ᵉ État des États-Unis, Donald Trump a ignoré l’onde de choc produite au nord de la frontière. À la veille des élections législatives anticipées, Ottawa, Montréal et de nombreuses villes canadiennes vibrent d’un nouvel élan patriotique, renforçant la défiance historique envers le puissant voisin américain.

« Ce n’est pas une plaisanterie » : Trump persiste et signe

Interviewé mardi par le magazine Time, Donald Trump, réélu à la présidence en novembre dernier, a balayé tout doute : son idée d’intégrer le Canada aux États-Unis n’a rien d’une boutade. Selon lui, Washington « dépense inutilement plus de 200 milliards de dollars par an » pour « prendre soin » de son voisin. « Nous n’avons besoin ni de leur bois, ni de leurs voitures, ni de leur énergie », a asséné le président américain, tout en révélant avoir interrogé, sans succès, le Premier ministre canadien Justin Trudeau sur ces prétendues pertes financières.

À Ottawa, la réplique ne s’est pas fait attendre. Face aux menaces d’annexion et à la guerre commerciale lancée par Washington — droits de douane sur l’acier, l’automobile, et désormais sur le bois d’œuvre —, les Canadiens se mobilisent comme rarement dans leur histoire contemporaine.

Une nation en quête d’affirmation

« Nous ne serons jamais le 51ᵉ État américain », proclame, drapeau à la main, Louise, manifestante de 62 ans, devant l’ambassade américaine à Ottawa. À ses côtés, une trentaine de citoyens brandissent fièrement l’unifolié rouge et blanc, scandant des slogans de défi.

« Donald Trump a réveillé un sentiment profond : notre souveraineté n’est pas à vendre », analyse Daniel Béland, directeur de l’Institut d’études canadiennes à l’Université McGill. Selon lui, ce sursaut patriotique puise ses racines dans l’histoire même du Canada, fondé en 1867 en partie pour se prémunir contre les ambitions expansionnistes des États-Unis.

La fierté nationale, d’ordinaire discrète hors des événements sportifs, est aujourd’hui omniprésente. Selon un sondage relayé par CBC, 67 % des Canadiens se disaient fiers de leur nationalité en février, contre 58 % en décembre dernier. Au Québec, où la question identitaire est particulièrement sensible, la hausse atteint 13 points.

Boycotts, initiatives locales : la résistance s’organise

La riposte ne se limite pas aux manifestations. Partout, des initiatives citoyennes fleurissent pour encourager la consommation locale. À Ottawa, le café Morning Owl a rebaptisé son célèbre « americano » en « canadiano » — un geste à la fois symbolique et commercial.

À Montréal, deux jeunes entrepreneurs, Christopher Dip et Alexandre Hamila, ont lancé BuyBeaver, une application permettant de scanner les produits alimentaires pour privilégier les fabrications 100 % canadiennes. « Nous ne sommes pas antiaméricains, nous sommes procanadiens », résume Christopher Dip.

Dans les grandes surfaces, les rayons d’alcools américains se vident, les provinces ayant suspendu leur commercialisation en signe de protestation. « Acheter local, c’est devenu un acte patriotique », témoigne Diane, rencontrée dans un supermarché d’Ottawa.

Une fracture durable avec les États-Unis ?

Si la colère est palpable, certains observateurs s’interrogent sur sa durée. « Le sentiment d’unité est souvent éphémère, surtout dans une fédération aussi diverse que le Canada », tempère Daniel Béland. Pourtant, pour beaucoup de Canadiens, une ligne rouge a été franchie.

« Ils ont élu Trump deux fois. Rien ne garantit qu’ils ne recommenceront pas », s’indigne Louise, la manifestante d’Ottawa. À ses yeux, la méfiance envers les États-Unis est désormais gravée dans la conscience collective.

Tous, cependant, ne partagent pas ce radicalisme. À Ottawa, dans sa pizzeria au style new-yorkais, Justin Laferriere refuse de boycotter ses fournisseurs américains. « Ce n’est pas la faute du peuple américain, mais de son gouvernement », estime-t-il, sans cacher son désarroi.

Alors que le Canada s’apprête à voter lundi, l’ombre de Trump plane sur une campagne tendue. Au-delà des enjeux économiques immédiats, c’est une certaine idée de l’identité canadienne qui se joue : celle d’un peuple qui, contre vents et marées, entend rester maître de son destin.

Mark Carney annonce un partenariat avec l’Australie pour surveiller l’Arctique

Le premier ministre Mark Carney a annoncé mardi un partenariat inédit avec l’Australie pour développer un nouveau système de radar destiné à renforcer la surveillance dans l’Arctique canadien.

« Nous devons investir dans le Nord pour défendre notre souveraineté », a affirmé M. Carney depuis Iqaluit, où il a conclu son premier déplacement officiel au pays. Le projet, financé par les 6 milliards $ prévus pour la modernisation du NORAD, prévoit une infrastructure terrestre en Ontario couvrant jusqu’à Iqaluit. Le radar devrait être opérationnel en 2029.

M. Carney a aussi annoncé un investissement de 420 millions $ pour renforcer la présence militaire permanente dans l’Arctique, insistant sur la nécessité de « dissuader, détecter et protéger ».

Cette initiative intervient sur fond de tensions diplomatiques, alors que le président américain Donald Trump suggère que le Canada devienne un 51ᵉ État. « Le passage du Nord-Ouest est et restera des eaux intérieures canadiennes », a martelé M. Carney.

Enfin, Ottawa investira 250 millions $ supplémentaires pour moderniser les infrastructures du Nunavut, notamment en énergie et en logement, un geste salué par le premier ministre du territoire, P.J. Akeeagok.

Le Canada dévoile sa première stratégie mondiale pour l’Afrique : cap sur une prospérité partagée

Dans un contexte d’instabilité économique et géopolitique mondiale, le Canada tourne résolument son regard vers l’Afrique. Ce jeudi, à Toronto, la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, accompagnée de ses collègues Mary Ng, ministre de la Promotion des exportations, et Ahmed Hussen, ministre du Développement international, a présenté la toute première Stratégie du Canada pour l’Afrique : un ambitieux plan visant à forger un partenariat pour « une prospérité et une sécurité partagées ».

Un tournant diplomatique majeur

Fruit de deux années de consultations avec des acteurs africains, canadiens et internationaux, cette stratégie entend aligner l’engagement canadien sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Elle marque un tournant diplomatique majeur pour Ottawa, désireux de consolider sa présence économique, politique et sociale sur un continent dont le poids démographique et économique ne cesse de croître. D’ici 2050, un quart de la population mondiale vivra en Afrique.

Ahmed Hussen

« Le message que nous adressons au continent africain est clair : nous souhaitons bâtir un avenir meilleur et plus prospère pour les Canadiennes et Canadiens et pour nos partenaires africains », a déclaré Mélanie Joly.

Commerce, sécurité et diplomatie

Articulée autour de plusieurs piliers, la stratégie vise notamment à :

  • Stimuler les opportunités économiques par la création d’emplois et le développement des infrastructures ;
  • Nouer des partenariats en matière de paix et de sécurité, en luttant contre le terrorisme, les conflits et l’extrémisme violent ;
  • Investir dans la jeunesse africaine, la santé et l’éducation ;
  • Faire avancer les priorités communes sur la scène internationale, telles que la lutte contre les changements climatiques ;
  • Renforcer les liens diplomatiques, en s’appuyant notamment sur la diaspora africaine forte de 1,3 million de personnes au Canada.

Pour donner corps à ces ambitions, Ottawa a annoncé plusieurs initiatives concrètes, dont la création d’un pôle commercial panafricain, l’ouverture d’une ambassade au Bénin et d’un haut-commissariat en Zambie, ainsi que la mise en place d’un nouveau programme de commerce et de développement au sein d’Affaires mondiales Canada.

Des envoyés spéciaux pour une action renforcée

Afin d’assurer un dialogue stratégique de haut niveau, Ben Marc Diendéré, observateur permanent du Canada auprès de l’Union africaine, a été nommé envoyé spécial pour l’Afrique. En parallèle, Marcel Lebleu, ambassadeur au Sénégal, devient envoyé spécial pour le Sahel, une région en proie à une crise sécuritaire et humanitaire aiguë.

Dans ce cadre, Ottawa a débloqué plus de 25,7 millions de dollars pour soutenir des initiatives au Soudan, en Éthiopie et dans la région du Sahel, portant sur la protection des populations civiles, la lutte contre l’extrémisme violent et la promotion de la cohésion sociale.

Un engagement économique massif

Le ministre du Développement international, Ahmed Hussen, a pour sa part annoncé plus de 869,5 millions de dollars pour financer 50 projets d’aide internationale, axés sur la croissance économique, la santé, la gouvernance démocratique et la lutte contre les changements climatiques.

Sur le plan commercial, Mary Ng a souligné la progression des échanges entre le Canada et l’Afrique, passés à 15,1 milliards de dollars en 2024, soit une hausse de près de 30 % en cinq ans. « Il ne s’agit pas seulement de réaliser des gains économiques, mais de construire un avenir où le Canada et l’Afrique prospèrent ensemble », a-t-elle insisté.

Le message que nous adressons au continent africain est clair : nous souhaitons bâtir un avenir meilleur et plus prospère pour les Canadiennes et Canadiens et pour nos partenaires africains

Un engagement de long terme

Ces annonces prolongent une dynamique déjà amorcée : au cours des cinq dernières années, Ottawa a investi 4,5 milliards de dollars dans des programmes d’aide bilatérale en Afrique. Cette stratégie vient donc institutionnaliser un engagement appelé à se renforcer, à mesure que l’Afrique s’impose comme un acteur central du XXIe siècle.

« La Stratégie du Canada pour l’Afrique constitue un nouveau chapitre », a résumé Robert Oliphant, secrétaire parlementaire de Mélanie Joly, soulignant la volonté d’Ottawa de bâtir des partenariats d’égal à égal avec ses homologues africains.

Dans un monde en recomposition, le Canada joue ainsi une carte stratégique en pariant sur l’Afrique, avec l’ambition affichée d’y inscrire durablement son empreinte.

Tragédie à Vancouver : une voiture fonce dans un festival philippin, faisant neuf morts

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Vancouver est sous le choc. Samedi soir, un véhicule utilitaire sport (VUS) a foncé dans la foule dense réunie pour un festival philippin en plein cœur de la ville, faisant au moins neuf morts et de nombreux blessés, selon les autorités locales. L’incident, qui s’est produit lors de la célébration de la Journée Lapu-Lapu, a rapidement été qualifié de « tragédie sans nom » par les responsables politiques.

La police de Vancouver a annoncé l’arrestation d’un homme de 30 ans, connu de ses services, sur les lieux du drame. « À ce stade, nous sommes convaincus qu’il ne s’agit pas d’un acte terroriste », a précisé la police sur la plateforme X (anciennement Twitter). Le suspect, d’après des témoins, aurait été maîtrisé par des festivaliers avant l’arrivée des forces de l’ordre.

Une scène de chaos et de détresse

Peu après 20 heures, la fête battait son plein sur la 43e Avenue Est et la rue Fraser lorsque le VUS noir a pénétré dans la zone piétonne à grande vitesse. Des témoins évoquent des corps projetés dans les airs, des cris de panique, et des enfants cherchant désespérément leurs proches dans la confusion.

Carayn Nulada, présente au festival, a raconté avoir instinctivement protégé ses petits-enfants avec son propre corps. « J’ai vu ma fille tomber sous l’impact, mais elle s’est relevée, tremblante », a-t-elle confié, encore bouleversée. Sa famille, comme tant d’autres, a passé la nuit dans l’angoisse, à l’hôpital général de Vancouver, où un centre d’assistance aux victimes a été installé.

Des images glaçantes filmées peu après le drame montrent des corps étendus sur la chaussée, des débris jonchant la rue, et un lourd silence pesant sur ce qui devait être une célébration de l’héritage culturel philippin.

Une onde de choc politique et communautaire

Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a exprimé sa « dévastation » face à cette « horreur » et a annoncé un report de ses activités de campagne prévues ce dimanche matin. Le Canada est en effet en pleine période électorale, à deux jours du scrutin fédéral.

D’autres responsables politiques ont également réagi : Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur, a dénoncé une « attaque insensée », tandis que le chef bloquiste Yves-François Blanchet a évoqué « une violence intolérable envers une communauté venue chercher la paix ».

Présent quelques heures avant le drame, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a lui aussi exprimé son horreur : « J’ai vu des enfants danser et sourire… Penser à ce qu’ils ont vécu ensuite est insupportable », a-t-il déclaré, visiblement ému.

À l’international, le président philippin Ferdinand Marcos Jr. a fait part de sa « profonde tristesse » et a adressé ses condoléances à la communauté philippine du Canada, l’une des plus importantes diasporas du pays.

Même le roi Charles III, chef d’État du Canada, a exprimé dans un communiqué son « immense chagrin » face à cette tragédie survenue alors que « la communauté philippine se réunissait pour une célébration empreinte de fierté et d’histoire ».

Une communauté ébranlée mais solidaire

En dépit de la douleur, la communauté philippine s’est rapidement mobilisée pour soutenir les familles des victimes. À l’hôpital, des volontaires se sont relayés pour offrir nourriture, prières et réconfort aux proches endeuillés.

La Journée de Lapu-Lapu, en l’honneur du chef philippin ayant résisté à l’invasion espagnole au XVIe siècle, avait été officiellement reconnue par la Colombie-Britannique en 2023 comme un hommage aux contributions de la communauté philippine.

À Vancouver, cette fête devait être l’occasion d’un moment de joie. Elle restera désormais marquée par l’une des tragédies les plus graves de l’histoire récente de la ville.

Arrestations et perquisitions en lien avec le commerce illicite de cannabis

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Bilan des arrestations – Possession, distribution et vente de cannabis illicite par un commerce

Le Service des enquêtes sur la contrebande de la Sûreté du Québec a procédé, le 24 avril, à des arrestations et perquisitions en lien avec le commerce illicite de cannabis dans les régions de Drummondville et de Sherbrooke. Cette opération, menée grâce à des informations transmises par Santé Canada, a permis l’arrestation de huit personnes – quatre femmes et quatre hommes – qui ont été libérées sous promesse de comparaître le 4 juin prochain au palais de justice de Drummondville.

Au total, cinq lieux ont été perquisitionnés. Les policiers ont saisi plus de 69 000 $ en argent canadien, 1500 $ US, 311 plants de cannabis, plus de 171 kg de cannabis séché, 6 kg de concentré de cannabis, 3 kg de haschich, ainsi qu’une petite quantité de cocaïne, crack et méthamphétamine. 180 cigarettes électroniques et plusieurs produits dérivés du cannabis (crèmes, boissons gazeuses, timbres, pommades) ont aussi été confisqués, de même qu’un véhicule considéré comme bien infractionnel.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme ACCES Cannabis, coordonné par le ministère de la Sécurité publique. Mis en place en 2018, ce programme vise à freiner la contrebande de cannabis, à protéger l’intégrité du régime fiscal québécois, à limiter l’accès des jeunes au cannabis et à promouvoir un marché légal et sécuritaire pour les consommateurs.