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Quand les jeux vidéo deviennent des ponts culturels

Quand les jeux vidéo deviennent des ponts culturels : un atelier immersif à l’Université Laval

Le 9 avril, un atelier pas comme les autres s’est tenu à l’Université Laval : une réflexion sur la cocréation de jeux vidéo avec des communautés autochtones, organisée par le doctorant Lucas Aguenier. Intitulée « Appréhender les spiritualités autochtones par les jeux vidéo », l’initiative a réuni une vingtaine de participants au Laboratoire d’anthropologie multimodale pour tester deux œuvres : Never Alone (Kisima Inŋitchuŋa) et Two Falls (Nishu Takuatshina).

Ces jeux, conçus en collaboration avec des peuples autochtones, sont bien plus que du divertissement : ils deviennent des supports pédagogiques où se transmettent récits, savoirs et visions du monde. Dans Never Alone, des capsules documentaires éclairent les traditions des Iñupiat d’Alaska. Two Falls, lui, plonge dans la Nouvelle-France avec une perspective autochtone, portée notamment par un « codex » enrichi.

L’atelier a culminé avec la présence d’Isabelle Picard, écrivaine wendat, qui a coécrit le scénario de Two Falls. Elle y a défendu une approche respectueuse du territoire, qu’elle qualifie de personnage à part entière. « Il faut cocréer, établir un dialogue authentique », a-t-elle insisté, rappelant les stéréotypes persistants. Grâce à son rôle de médiatrice, cinq nations ont participé à la création du jeu.

Ce moment d’échange, soutenu par le CIÉRA et le LAM, ouvre une voie prometteuse pour l’intégration des cultures autochtones dans les pratiques académiques et numériques. Un petit pas vers une plus grande reconnaissance.

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