Les paramédics du Québec déclenchent de nouveaux moyens de pression
Les paramédics du Québec ont intensifié leurs moyens de pression vendredi matin. À 8 h, les sirènes des ambulances ont retenti pendant une minute à travers la province, un geste symbolique visant à dénoncer l’impasse dans les négociations avec le gouvernement.
Ces actions surviennent à la suite de rencontres de négociation tenues les 6 et 7 janvier. Selon le comité de négociation, la réponse gouvernementale au dépôt global présenté à la fin décembre 2025 a été jugée insuffisante. Les syndicats affirment que, malgré certaines concessions de leur part, le gouvernement maintient l’essentiel de ses demandes, incluant des modifications aux conventions collectives qui entraîneraient une baisse de la rémunération pouvant atteindre près de 10 %.
Les conventions collectives des paramédics sont échues depuis le 31 mars 2023. Près de trois ans après cette échéance, les travailleurs dénoncent ce qu’ils perçoivent comme un manque de progrès réel dans les discussions et estiment que la situation justifie l’adoption de nouvelles formes de pression sur le terrain.
Les représentants syndicaux soutiennent que les propositions actuelles ne répondent pas aux enjeux du secteur préhospitalier, notamment la charge de travail accrue et les difficultés de rétention du personnel. Ils réclament une rémunération qu’ils jugent plus représentative des responsabilités exercées et des conditions de travail.
Environ 3300 paramédics, membres de syndicats affiliés à la CSN, assurent les services préhospitaliers d’urgence dans l’ensemble du Québec, tant en milieu urbain que rural. Aucune interruption de services d’urgence n’a été signalée à la suite de ces actions.
Le gouvernement n’avait pas commenté publiquement ces nouveaux moyens de pression au moment de la publication.
