La Commission canadienne des droits de la personne (CCDP) estime que la nouvelle stratégie nationale sur l’intelligence artificielle du gouvernement fédéral constitue une occasion de faire du Canada un chef de file mondial en matière d’innovation responsable, à condition que les droits fondamentaux demeurent au cœur du développement de ces technologies.
Dans une déclaration publiée lundi, la présidente de la CCDP, Charlotte-Anne Malischewski, le commissaire à l’accessibilité, Christopher T. Sutton, et la commissaire à l’équité salariale, Lori Straznicky, ont salué l’engagement du gouvernement envers une intelligence artificielle plus inclusive, accessible et respectueuse des droits de la personne.
Selon eux, l’IA offre un potentiel considérable pour améliorer l’accès aux soins de santé, accélérer la recherche scientifique et faciliter l’accès aux services publics. Toutefois, ils mettent en garde contre le risque de voir les préjugés et les discriminations déjà présents dans la société être reproduits, voire amplifiés, par des systèmes alimentés par des données incomplètes ou biaisées.
Les responsables réclament une surveillance rigoureuse, des évaluations d’impact sur les droits de la personne et des mécanismes de réparation efficaces avant le déploiement d’outils d’IA dans des secteurs sensibles tels que l’emploi, l’éducation, le logement, la santé, la justice ou les services policiers.
Ils soulignent également l’importance d’intégrer dès la conception les principes d’accessibilité, de protection de la vie privée et d’équité, tout en accordant une place centrale aux peuples autochtones et aux groupes historiquement marginalisés.
Pour la Commission, le défi consiste désormais à faire de l’intelligence artificielle un véritable levier d’inclusion sociale plutôt qu’une source de nouvelles inégalités.



