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Mode : New York s’apprête à ouvrir le bal, Lululemon plonge pendant qu’Aritzia poursuit son ascension

À moins d’une semaine du coup d’envoi de la Fashion Week de New York, le calendrier de la rentrée se précise pour l’industrie mondiale. Au Canada, l’écart de trajectoire entre deux détaillants vancouvérois s’est brutalement creusé aujourd’hui même. À Montréal, c’est aujourd’hui que se tient, au bord du fleuve, l’un des rendez-vous phares d’une programmation mode qui se poursuit jusqu’à la mi-septembre.

Monde : le calendrier officiel de New York se précise avant le 10 septembre

Le Council of Fashion Designers of America a confirmé le calendrier préliminaire de la Fashion Week de New York. L’événement se tiendra du 10 au 15 septembre et comptera 70 défilés et présentations pour les collections printemps-été 2027. La semaine s’ouvrira avec les débuts de Henry Zankov comme directeur artistique de Diane von Furstenberg, nommé à ce poste en mai dernier après avoir déjà collaboré avec la maison il y a plus d’une décennie. Elle se conclura avec Thom Browne. Ralph Lauren, fidèle à son habitude, présentera sa collection la veille du calendrier officiel, aux côtés de Coach, qui souligne cette saison son 85e anniversaire, de Cult Gaia, de Libertine et de Rachel Comey, qui célèbre pour sa part ses 25 ans de carrière.

Cette édition marquera également la première application intégrale de la politique sans fourrure du CFDA, entrée en vigueur pour l’ensemble des créateurs inscrits au calendrier officiel. Plusieurs nouveaux noms feront leurs débuts officiels cette saison, notamment Conner Ives, Magda Butrym, Sabyasachi, High Sport, Patrick Taylor et Zaldy. Des finalistes du CFDA/Vogue Fashion Fund 2026, dont Bad Binch TongTong, Jamie Haller et Milamore, présenteront eux aussi pour la première fois. Signe des temps, l’horaire du vendredi débutera exceptionnellement à 10 h, par respect pour le 25<sup>e</sup> anniversaire des attentats du 11 septembre, qui tombe en plein cœur de la semaine.

Canada : Lululemon plonge en Bourse pendant qu’Aritzia continue de croître

Du côté canadien, c’est un net écart de trajectoire, et non un dépassement, qui retient l’attention. La valeur marchande d’Aritzia s’établit à environ 14,4 milliards de dollars canadiens, soit approximativement 10,3 milliards de dollars américains une fois convertie. Lululemon, malgré sa dégringolade du jour, demeure nettement plus imposante à environ 13,7 milliards de dollars américains. Une comparaison directe des deux capitalisations dans une même devise montre donc que Lululemon reste devant, même si l’écart s’est spectaculairement rétréci en un an.

Le titre de Lululemon a en effet chuté d’environ 18 % dans les échanges d’aujourd’hui, après une deuxième révision à la baisse de ses prévisions annuelles en quelques mois. L’entreprise a notamment rapporté une baisse de 8 % de ses revenus dans les Amériques et un recul marqué des ventes de leggings. Ses difficultés ne tiennent toutefois pas qu’à la pression tarifaire américaine, souvent citée en premier. Elles s’expliquent aussi par une perte de parts de marché face à des concurrents comme Alo Yoga et Vuori, par des ratés de merchandising et de gamme de produits, ainsi que par une image de marque qui s’effrite. Autant de défis qui attendent désormais la nouvelle direction de l’entreprise. Le titre est ainsi revenu à des niveaux qu’il n’avait plus connus depuis 2018 et affiche un recul de plus de 40 % depuis le début de l’année.

Aritzia, à l’inverse, continue d’afficher des croissances à deux chiffres, portées par son expansion aux États-Unis. L’exercice 2026 s’est soldé par une hausse de plus de 35 % du chiffre d’affaires, dont près de 44 % pour les seuls États-Unis. Ce contraste illustre bien la fracture qui traverse actuellement le commerce de détail canadien de la mode. Certains détaillants parviennent à continuer de croître malgré l’incertitude commerciale ambiante, tandis que d’autres peinent à s’adapter à un contexte de consommation plus prudente et à une concurrence intensifiée.

Québec et Montréal : un rendez-vous phare au Grand Quai, mais la saison se poursuit

C’est aujourd’hui que se tient, au Grand Quai du Port de Montréal, le M3 Runway Experience, l’un des temps forts de la programmation mode montréalaise de la rentrée. Il ne s’agit toutefois pas de la clôture de l’initiative estivale « Défile ton Montréal », contrairement à ce que le lieu pourrait suggérer. Cette tournée aura fait descendre la mode dans la rue à travers plusieurs quartiers de la métropole, dont Montréal-Nord, l’avenue Mont-Royal, la Plaza St-Hubert et le District Central. Elle se poursuit jusqu’au 10 septembre, avec son véritable point final prévu à la Promenade Wellington, à Verdun.

L’écosystème mode local ne s’arrête pas pour autant. La maison montréalaise Maison Godefroi a d’ores et déjà annoncé la présentation de sa collection automne-hiver 2026, baptisée Radice, le 19 septembre prochain, dans le cadre du Défilé L’Héritage, une soirée-bénéfice au profit de la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants. Une trentaine de silhouettes seront dévoilées à cette occasion, combinant manteaux structurés et pièces de tailleur aux lignes architecturales. Ce sera un avant-goût de la programmation qui s’annonce dans les prochaines semaines avec la Semaine Mode de Montréal, du 21 au 27 septembre.

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