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Mode : Sézane mise sur le style de vie, Ottawa précise son soutien aux entreprises touchées par les tarifs

Une marque française bien connue des adeptes de mode parisienne mise sur le café et la librairie pour redéfinir son image, le gouvernement canadien s’apprête à préciser les détails d’un volet de son soutien aux PME à l’approche de l’entrée en vigueur de ses contre-tarifs, et à Montréal, une exposition permanente revient sur l’histoire industrielle d’un quartier ouvrier qui a longtemps vécu au rythme de l’industrialisation.

Monde : Sézane mise sur le style de vie pour se réinventer

La marque française Sézane a dévoilé le 4 septembre le N°117, une résidence de six mois au 117, rue du Bac, à Paris, à l’angle du grand magasin Le Bon Marché. L’espace, déjà installé dans une rue qui accueille par ailleurs une boutique permanente de la marque ainsi que son siège social, présente la collection automne 2026 de la maison aux côtés d’une offre de style de vie élargie : un café conçu avec Ten Belles et une librairie réalisée en collaboration avec Galignani — les premiers du genre pour une marque jusque-là essentiellement associée au prêt-à-porter en ligne. Le lieu accueille également une exposition de vingt-trois œuvres du photographe ghanéen James Barnor.

Ce virage n’est pas anodin : la fondatrice Morgane Sézalory a précisé que cette résidence servira de modèle pour de futures ouvertures, incluant une rénovation d’un an prévue pour la boutique d’origine, rue Saint-Fiacre. La démarche illustre une tendance de plus en plus répandue chez les marques de mode nées en ligne : plutôt que de simplement multiplier les points de vente physiques, plusieurs cherchent désormais à transformer leurs boutiques en véritables lieux de vie, capables de fidéliser une clientèle au-delà du seul achat de vêtements.

Canada : Ottawa précise le calendrier de son soutien aux PME touchées par les tarifs

Le gouvernement fédéral a annoncé le 25 août dernier un ensemble de mesures visant à protéger et à soutenir les entreprises et les travailleurs canadiens touchés par les droits de douane américains, incluant une bonification de 1,5 milliard de dollars de l’Initiative régionale de réponse tarifaire destinée aux PME, notamment sous forme de soutien en matière de liquidités. Les détails de ce volet doivent être précisés le 8 septembre, jour même où les nouvelles contre-mesures tarifaires canadiennes doivent entrer pleinement en vigueur.

Ces contre-mesures, qui s’appliqueront à environ 27,6 milliards de dollars d’importations en provenance des États-Unis, toucheront directement l’industrie de la mode : le gouvernement a confirmé que les vêtements et le mobilier feront partie des produits assujettis au taux le plus élevé, soit 50 %, aux côtés de l’acier et de l’aluminium. Les appareils électroménagers et les produits laitiers, notamment, seront visés à un taux de 25 %. Pour l’industrie du vêtement, qui navigue depuis des mois entre incertitude commerciale et représailles successives, cette annonce confirme que le soutien gouvernemental continuera d’occuper une place centrale dans les mois à venir, à défaut d’une résolution diplomatique complète du conflit commercial avec Washington.

Québec et Montréal : le Centre-Sud, mémoire vivante d’un quartier ouvrier

À Montréal, l’Écomusée du fier monde présente son exposition permanente « À cœur de jour ! Grandeurs et misères d’un quartier populaire », qui dresse le portrait du Centre-Sud à travers son industrialisation, sa désindustrialisation et les dynamiques communautaires qui continuent d’en façonner l’identité. L’exposition met notamment en lumière les impacts de l’industrialisation sur le travail et la vie quotidienne dans ce quartier ouvrier, tout en abordant les transformations qui ont accompagné sa désindustrialisation et ses réalités contemporaines.

Cette rétrospective résonne particulièrement à un moment où l’industrie québécoise du vêtement traverse une nouvelle période de transformation, entre pressions tarifaires et recompositions de ses chaînes d’approvisionnement. Elle rappelle aussi que Montréal, bien avant de devenir la ville de festivals de mode à ciel ouvert et de podiums en plein air qu’elle est aujourd’hui, s’est d’abord bâtie comme un véritable centre manufacturier du vêtement — un héritage dont plusieurs quartiers, de Chabanel au Centre-Sud, continuent de porter la mémoire, quelques semaines à peine avant que la Semaine Mode de Montréal ne vienne, du 21 au 27 septembre, célébrer la suite de cette histoire.

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