Les avocates du Protecteur du citoyen du Québec ont entamé mardi une grève à durée indéterminée dans le cadre d’un conflit portant principalement sur leurs conditions salariales, a annoncé leur syndicat, Les avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ).
Au cœur du différend figure la question de la parité salariale avec les avocats et notaires employés par la fonction publique québécoise. Selon LANEQ, les juristes du Protecteur du citoyen bénéficiaient historiquement des mêmes conditions de rémunération que leurs collègues de la fonction publique.
Le syndicat affirme que le Protecteur du citoyen avait reconnu en novembre 2024 l’équivalence des emplois concernés et s’était engagé, au début des négociations, à rechercher cette parité. LANEQ soutient toutefois que les propositions patronales formulées depuis créent un écart salarial.
Le syndicat accuse également le gouvernement du Québec d’intervenir dans les négociations en contrôlant les mandats de rémunération du Protecteur du citoyen. Cette accusation n’a pas été corroborée par une réponse gouvernementale dans l’annonce syndicale.
Les six avocates interviennent notamment dans des dossiers concernant les droits des citoyens face au réseau de la santé et des services sociaux, aux ministères et aux organismes publics. Elles peuvent aussi représenter le Protecteur du citoyen devant les tribunaux et intervenir dans la protection des lanceurs d’alerte.
La grève pourrait perturber certaines activités juridiques de l’institution, même si l’ampleur des répercussions n’a pas été précisée.
LANEQ représente près de 1.400 avocats et notaires de l’État québécois, dont six travaillent au Protecteur du citoyen. Le syndicat réclame une résolution du conflit salarial tout en dénonçant ce qu’il considère comme une atteinte à l’autonomie de l’institution chargée de traiter les plaintes visant l’administration publique.



