L’IA redéfinit le recrutement au Canada, mais l’humain reste au cœur du jeu, selon le rapport Hays 2026
L’intelligence artificielle bouleverse les pratiques d’embauche au Canada, mais sans détrôner l’expertise humaine. C’est ce que révèle le Guide canadien Hays 2026 sur les salaires et les tendances en embauche, basé sur les réponses de milliers d’employeurs et d’employés à travers le pays.
Selon l’étude, 53 % des organisations intègrent déjà l’IA dans leurs opérations, mais seulement 2 % ont remplacé des postes entiers par des systèmes automatisés. Les entreprises privilégient plutôt l’automatisation des tâches répétitives et le perfectionnement des talents internes, avec 42,6 % d’entre elles misant sur la formation plutôt que sur de nouvelles embauches.
« L’IA transforme le milieu de travail, mais pas de manière aussi radicale qu’on pourrait le croire », souligne Travis O’Rourke, président de Hays Canada. « Les dirigeants qui réussiront seront ceux qui investissent dans les gens et alignent la technologie sur le potentiel humain. »
Les secteurs les plus touchés sont les services à la clientèle et la technologie, tandis que les métiers spécialisés, la construction ou le pétrole et gaz résistent bien à l’automatisation. Les compétences en analyse de données, automatisation et ingénierie des prompts deviennent désormais incontournables.
Malgré les avancées technologiques, la supervision humaine, l’empathie et la prise de décision complexe demeurent des atouts majeurs — rappelant que, même à l’ère de l’IA, c’est encore l’humain qui fait la différence.
