Postes Canada a enregistré une perte avant impôt de 277 millions de dollars au deuxième trimestre de 2026, soit 130 millions de moins qu’à la même période l’an dernier, selon des résultats publiés vendredi.
Malgré cette amélioration, la situation financière demeure fragile. Sur les six premiers mois de l’année, la société affiche une perte avant impôt de 482 millions de dollars, contre 448 millions pour la même période de 2025. Les revenus trimestriels ont légèrement progressé, de 1,5 %, à la faveur notamment d’un redressement marqué de l’activité colis.
Les revenus de ce secteur ont augmenté de 20,7 % au deuxième trimestre, tandis que les volumes ont progressé de 15,6 %. À l’inverse, le courrier transactionnel poursuit son recul. Ses revenus ont diminué de 9,1 % sur un an et ses volumes de 9,2 %, dans un contexte de migration croissante vers les communications numériques. La comparaison est aussi affectée par les importants envois électoraux de 2025.
Les dépenses d’exploitation ont baissé de 6,3 % au deuxième trimestre et de 6,6 % sur six mois. Postes Canada attribue notamment cette évolution à des mesures d’efficacité et à une diminution des coûts liés à la main-d’œuvre.
La société prévoit par ailleurs convertir 621.000 adresses de la livraison à domicile vers des boîtes postales communautaires sécurisées d’ici fin 2026 et 2027. À terme, environ quatre millions d’adresses doivent être concernées.
En juin, de nouvelles conventions collectives avec le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes ont été ratifiées jusqu’au 31 janvier 2029, mettant fin à une période d’incertitude dans les relations de travail.
Le groupe Postes Canada, qui inclut notamment Purolator, a essuyé une perte avant impôt de 188 millions de dollars au deuxième trimestre. Purolator a toutefois dégagé un bénéfice de 88 millions.



