À l’ouverture de la campagne électorale québécoise, un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) met en lumière le pessimisme des dirigeants de PME. Selon les résultats préliminaires, 51 % des répondants ne recommandent pas de démarrer une entreprise au Québec actuellement, contre 22 % qui le conseillent et 27 % qui se disent indécis.
Parmi les principales raisons invoquées figurent l’incertitude économique, citée par 83 % des répondants, les coûts d’exploitation élevés (77 %), la lourdeur réglementaire (70 %) et l’incertitude commerciale (67 %). Les pénuries de main-d’œuvre (58 %) et le niveau des taxes et impôts (54 %) complètent le tableau.
La FCEI demande aux partis de placer les PME au cœur de leurs engagements. La réduction de la paperasserie arrive en tête des priorités, avec 51 % des répondants, devant l’amélioration de la fiscalité des petites entreprises (44 %) et la réduction de la taille de la fonction publique (36 %).
Les attentes sont également fortes concernant la réglementation et les finances publiques. 94 % souhaitent une révision de la réglementation provinciale, tandis que 89 % estiment que Québec devrait équilibrer son budget avant de créer de nouveaux programmes. Pour 83 %, l’amélioration de l’environnement d’affaires contribuerait à réduire les coûts pour les consommateurs.
La confiance envers les partis demeure toutefois faible : seuls 15 % des dirigeants interrogés pensent que leurs préoccupations seront prises en compte dans les plateformes électorales.
Le sondage, réalisé en ligne du 19 au 25 août auprès de 227 membres de la FCEI, présente une marge d’erreur théorique de plus ou moins 6,5 %, 19 fois sur 20, pour un échantillon probabiliste de même taille. La FCEI représente quelque 22 000 PME au Québec.



